L’art de la question de coach, qui provoque des prises de conscience et ouvre des perspectives, est l‘une des prestations les plus spectaculaires quand elle est réussie.

Le Questionnement comme Art de la Présence

Au-delà des techniques, l’art du questionnement en coaching est profondément lié à la posture du coach. Il exige une écoute profonde, une absence de jugement, une curiosité sincère et une capacité à être pleinement présent. Le coach ne pose pas des questions pour satisfaire sa propre curiosité ou pour diriger le coaché, mais toujours dans l’intérêt de ce dernier.

C’est cette intentionnalité, combinée à une communication authentique et à la maîtrise des différentes techniques de questionnement, qui transforme une simple conversation en une expérience de coaching puissante et transformatrice. C’est un dialogue qui, loin d’être un interrogatoire, devient une exploration partagée, où chaque question est une invitation à la découverte de soi et à l’action éclairée.

Le questionnement n’est pas seulement un outil ; c’est le cœur battant du coaching, celui qui insuffle la vie au processus et permet au coaché de trouver ses propres lumières.

A Retenir

Dans l’univers du coaching, il existe un outil d’une puissance inégalée, un levier discret mais fondamental qui permet de transformer les perspectives, de déverrouiller les potentiels et d’accélérer le cheminement vers la solution : c’est l’art du questionnement.

Loin d’être une simple suite d’interrogations, le questionnement en coaching est une danse délicate, une exploration intentionnelle qui vise à éclairer les zones d’ombre, à structurer la pensée et à mobiliser les ressources internes du coaché.

Ce n’est pas au coach d’apporter les réponses, mais de savoir poser les bonnes questions qui permettront au coaché de les découvrir par lui-même.

Au-Delà des Apparences : La Maïeutique Socratique au Cœur du Coaching

L’approche du questionnement en coaching puise ses racines dans la maïeutique socratique, cette méthode philosophique qui consiste à « faire accoucher » les esprits des vérités qu’ils portent en eux. Socrate, en posant des questions apparemment simples, amenait ses interlocuteurs à réexaminer leurs certitudes, à découvrir leurs propres contradictions et, finalement, à construire leur propre savoir.

C’est précisément l’essence du coaching : le coach n’est pas un conseiller, un expert qui dicte la marche à suivre. Il est un facilitateur, un miroir qui aide le coaché à prendre conscience de ses ressources, de ses blocages et de ses propres solutions. La communication par le questionnement est alors le véhicule de cette exploration. Elle permet de :

Les Techniques de Questionnement : Un Éventail pour Chaque Situation

La richesse de l’art du questionnement réside dans la diversité des techniques de questionnement que le coach peut mobiliser. Chaque type de question a sa propre fonction et son propre impact :

  1. Les questions ouvertes : Ce sont les plus fondamentales. Elles commencent souvent par « Quoi ? », « Comment ? », « Pourquoi ? », « Qui ? », « Où ? », « Quand ? ». Elles invitent le coaché à développer sa pensée, à raconter, à explorer sans restriction.
    • Exemple : « Qu’est-ce qui est important pour vous dans cette situation ? » ou « Comment voyez-vous cette situation évoluer ? »
  2. Les questions fermées : Elles appellent une réponse courte et précise (oui/non, une date, un chiffre). Elles sont utiles pour valider des informations, obtenir des faits concrets ou circonscrire un sujet. À utiliser avec parcimonie pour ne pas brider l’exploration.
    • Exemple : « Avez-vous déjà rencontré cette situation auparavant ? » ou « Est-ce votre priorité absolue ? »
  3. Les questions d’approfondissement / de clarification : Elles visent à creuser un point précis, à lever une ambiguïté ou à comprendre le sens exact des mots utilisés par le coaché.
    • Exemple : « Qu’entendez-vous exactement par ‘stressant’ ? » ou « Pouvez-vous me donner un exemple concret de ce que vous décrivez ? »
  4. Les questions de reformulation / de reflet : Elles permettent au coach de montrer qu’il a bien compris le message et invitent le coaché à confirmer ou à corriger sa pensée. Elles créent un sentiment de validation et de sécurité.
    • Exemple : « Si je comprends bien, vous vous sentez bloqué parce que vous manquez de soutien. C’est cela ? »
  5. Les questions projectives / hypothétiques : Elles invitent le coaché à se projeter dans le futur ou dans une situation différente pour stimuler la créativité et la recherche de solutions.
    • Exemple : « Si vous aviez une baguette magique, que changeriez-vous ? » ou « Dans un an, si vous avez réussi, à quoi cela ressemblera-t-il ? »
  6. Les questions paradoxales : Elles visent à briser un schéma de pensée en invitant le coaché à envisager l’inverse de ce qu’il ferait habituellement. Elles peuvent créer un déclic.
    • Exemple : « Que feriez-vous si vous vouliez absolument échouer dans ce projet ? »

Mieux que de poser une question de coach : « proposez-la » !

Selon une métaphore célèbre sur l’esprit du coaching, on cherche parfois nos clés sous le lampadaire…au motif que c’est là qu’il y a de la lumière ! Pourtant, soyons réalistes et objectifs : Si nous cherchions nos clés là où elles sont, nous les aurions trouvées depuis longtemps ! Si nous ne trouvons pas de solution à un problème, c’est donc que nous ne cherchons pas au bon endroit…

Puisque, rappelons-le, la solution n’est pas dans le problème, ce n’est donc pas le problème qu’il faut écouter, mais la façon dont il est posé (et qui précisément parfois : « crée » le problème). La question de coach vise donc à décentrer le client de ses certitudes et de ses habitudes, pour le faire sortir de l’espace problème.

En Coaching, on ne pose donc pas une question pour en connaître la réponse (qui à la limite ne regarde que celui à qui la question est destinée), mais on « propose » une question de coach, dans l’objectif d’ouvrir une porte au client et lui créer de nouvelles perspectives.

Privilégiez les questions orientées vers le résultat et les solutions. (Voir à ce propos notre article sur l’orientation solutions)

Ce type de question de coach vous sera en effet beaucoup utile, que celles qui sont orientées vers le problème. En voici quelques exemples à éviter :

Question d’expert, tournée vers la compréhension du problème

Ces questions qui aident à « comprendre », sont à réserver aux entretiens menés par des experts, qui donnent ensuite des conseils (voir notre article : « accepter de ne pas comprendre« ). Elles ne concernent donc pas le coaching, qui vise à faire réfléchir le client, par lui-même et en lui-même. Pour faire réfléchir le client sur ses solutions :

Ne roupillez pas au fond du bateau, soyez sur le pont, à la manoeuvre !

L’ écoute systémique, spécifique au coaching, demande beaucoup de concentration pour maintenir une bonne disponibilité et une attention soutenue à votre client (voir cet article sur « comment être attentif« ). Pour soutenir votre concentration focalisée et votre attention ouverte, il faut ménager votre énergie.

Allez donc le plus vite possible droit au but : aux solutions et aux résultats attendus par le client dans cette séance. Votre prestation a plus de valeur qu’une simple écoute empathique, elle bouscule votre client, pour « ébrécher » ou élargir son cadre de référence, y laisser entrer la lumière des solutions extérieures. Il ne va pas remettre en question ses croyances limitantes, si vous n’osez pas le confronter, si vous ne lui proposez pas de questions puissantes !

Pourquoi ne pas oser sortir de l’ornière dès que possible en osant l’interrompre ainsi :

Personnellement, je suis partisan d’offrir au client des portes sur l’insight coaching dès que possible. Et si la séance est plus courte, il économisera le budget temps pour en faire d’autres.

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Questions Orientées Solutions : Vers l’Action et le Changement

L’un des objectifs fondamentaux du coaching est de passer de la problématique à la solution, et de l’intention à l’action. C’est là qu’interviennent les questions orientées solutions. Inspirées des approches brèves et de la thérapie orientée solutions, elles se concentrent non pas sur le « pourquoi du problème », mais sur le « comment de la solution » et sur les ressources existantes.

Ces questions permettent au coaché de :

Ces questions déplacent l’attention du coaché du manque vers le potentiel, de la frustration vers l’opportunité, et de l’immobilisme vers le mouvement. Elles sont par essence constructives et orientées vers le futur.

Comme nous l’avons déjà dit : ne cherchez pas à guider, contentez-vous d’accompagner ! (voir à ce sujet : Posture de coach : accompagner n’est pas guider). Ces questions de candide, sont centrées sur le processus de pensée du client et non pas sur le contenu du problème du client. Exemples de question de coach :

Points de vigilance à propos de la question de coach

Quatre sortes de questions sont à éviter en coaching :

Elles induisent votre position et n’ouvrent pas la réflexion du client. → Choisissez plutôt des questions ouvertes

Elles poussent le client à la justification. → Choisissez plutôt des questions qui commencent par « Comment »

Elles incitent le client à raconter davantage de ce qu’il sait déjà. Et elles induisent que vous allez délivrer une réponse d’expert… que vous n’êtes pas ! → Choisissez plutôt des questions sur le processus de réflexion

Elles invitent à l’analyse, plutôt qu’à l’action. → Choisissez plutôt des questions sur les solutions.

Offrez des questions « décadrantes »

Nous avons commencé à l’évoquer plus haut, la question de coach vise à faire basculer le cadre de référence de votre interlocuteur. Notre cadre de référence est auto-confirmant. Nous n’avons accès à la réalité que par l’intermédiaire de nos représentations, ces éléments que nous construisons nous-mêmes et projetons à l’extérieur, pour organiser notre expérience cognitive.

Cette construction, qui se fait automatiquement de par le fonctionnement de notre cerveau, fait qu’il nous est difficile de différencier la réalité et les représentations que nous en avons. Nous sommes ainsi sous l’emprise de nos croyances profondes, acquises dans l’enfance et qui telles des méta programmes sur déterminent nos perceptions actuelles de surface : nos expériences présentes sont traduites et interprétées par un filtre invisible que nous avons constitué nous-même.

Les données extérieures brutes étant digérées de façon orientée, nos expériences ainsi qualifiées confortent nos croyances et renforcent encore leur pouvoir.

C’est ce mécanisme d’auto-confirmation de notre cadre de référence, qui permet à notre système une relative stabilité. Le problème c’et que ce cadre de référence a tendance à se figer et ne plus présenter suffisamment de souplesse pour y introduire de nouvelles données. Et parfois les données qui devraient y être introduites ne sont pas compatibles avec sa logique interne. Elles sont donc rejetées, et le système se met à résister. C’est là que commencent les problèmes !

C’est précisément à ce moment de « crise » relative que le changement s’impose et qu’il est difficile de le faire seul, parce que notre cadre de référence rejette les données dont nous avons besoin pour le transformer et l’agrandir. Einstein aurait dit qu’on ne peut trouver de solution à un problème sur le même niveau logique que celui sur lequel ce problème est posé…

C’est pour cela que vous devrez rester dans un état de grande ouverture d’esprit, pour essayer de capter les éléments du cadre de référence de votre interlocuteur, qui conditionnent son raisonnement et parfois le limitent (voir à ce sujet : « l’origine des problèmes« ).

Votre accompagnement consistera alors principalement en quelques questions, dites « décadrantes » dans la mesure où elles invitent justement à remettre en question le cadre de référence de celui à qui elles sont proposées. Si cette personne s’empare d’une telle question de coach pour y réfléchir sérieusement, elle lui permettra peut-être de reconsidérer :

Les Questions Puissantes : L’Art de Changer la Perspective

Parmi toutes ces techniques, les questions puissantes occupent une place à part. Une question puissante n’est pas seulement bien formulée ; elle est posée au bon moment, avec la bonne intention, et a le pouvoir de :

Leur force réside souvent dans leur simplicité apparente, leur capacité à toucher juste et à ouvrir un espace de réflexion où le coaché se sent en sécurité pour explorer des terrains inconnus.

Quelques exemples de questions puissantes

question puissante - Orygin coachingDonnons-en quelques exemples, inspirés de la liste que propose Alain Cardon dans son livre  « Comment devenir Coach »  (pages 58 à 80). A lire et à relire… (voir aussi : Les interventions en posture de coach) :

Si le client délaisse votre question de coach et continue à dérouler son processus, ce n’est pas grave. Soit ce n’est pas encore le moment car les certitudes exposées sont trop solides, et vous y reviendrez éventuellement plus tard. Soit il n’y a rien à faire basculer dans ce coin-là, et vous tenterez de lui offrir un autre angle pour le décentrer.

La finalité profonde de toute question de coach

Par définition, la question est une ouverture, tandis que la réponse est une fermeture. L’intérêt d’une question de coach n’est pas forcément de trouver une réponse, mais d’ouvrir un espace fécond de réflexion, qu’il n’est pas nécessaire de refermer tout de suite avec une réponse, toujours un peu limitante. Le client sera parfois tenté de répondre le plus vite possible à vos questions,

Mais soyez vigilant au fait que les réponses, on s’en lasse vite et qu’elles ne sont toujours que provisoires, tandis que les questions sont profondément fécondes et parfois elles nous accompagnent toute la vie. Aussi insistez un peu, revenez à votre question de coach, même quand le client croit y avoir répondu. Par exemple, quand vous sentez que la réponse a été un peu trop rapide, voire un peu superficielle. Osez une formulation telle que :

« J’entends bien votre réponse, très claire et pertinente. Cependant, si vous l’acceptez, je vous propose un défi supplémentaire : imaginons qu’il y ait une autre réponse « en dessous » de celle-ci, une réponse plus profonde peut-être, ou une réponse sur un autre niveau logique, une réponse que vous ne connaîtriez pas déjà… qu’est qu’elle pourrait bien être ?

A quoi pourrait-elle bien ressembler ? Essayons quelques instants, si vous le voulez, de trouver quelques autres pistes, pour aller au-delà de votre première réponse. Commençons par en lister tous les deux ainsi une première dizaine… 🙂  » (voir notre article : « développer votre créativité de coach« , ou bien « retrouver l’inspiration« ))

La question de coach est un challenge

Cette proposition est potentiellement en soi un véritable challenge pour un client, à l’esprit vif et rapide, qui aurait l’habitude de répondre toujours du tac au tac, allant très vite vers les solutions les plus évidentes.

Ce faisant, il n’explore rien de nouveau, il utilise sa mémoire et son raisonnement ordinaire (même brillant) pour reproduire toujours les mêmes processus de réponse, sans explorer d’autres niveaux logiques, sans aller jusqu’à la profondeur de lui-même. C’est dommage, parce que ce type de client se prive de ressources extraordinaires, qui gisent au fond de lui-même. Ce client mérite bien que vous soyez exigeant envers vous-même et ne lâchiez pas l’affaire tout de suite.

Osez confronter un petit peu, osez insister pour entraîner votre client là où il n’a pas l’habitude d’aller quand il est tout seul. C’est peut-être pour cela qu’il vous a choisi pour son coaching… Invitez le à être attentif à l’enjeu de votre question.

Demandez-lui par exemple :

Certaines questions n’ont pas de réponse, du moins pas au niveau du mental ordinaire, parce qu’elles pointent au-delà de lui. Une bonne question de coach provoque ouverture en profondeur, justement parce que c’est une question à laquelle on ne peut pas répondre… En revanche, on peut vivre l’expérience de la réponse dans son corps.

Par exemple cette ultime question de coach, qui se proposent rarement je suppose (sauf si vous vous appelez Socrate ou Ramana Maharshi) : « qui êtes-vous vraiment ? » ou bien « qui actuellement en vous se pose cette question ? », ou encore « existez-vous ? ».

Ces questions-là creusent à l’intérieur et elles invitent à plonger au-delà des pensées, jusque dans les profondeurs de l’expérience intime. Tous les coachings ne pointent pas vers ce niveau de profondeur (voir à ce propos notre article : « coacher en profondeur« , et « 2 niveaux de conscience en coaching« ), mais on est parfois surpris, en proposant ce genre de question de coach, que des clients auxquels on ne s’attendait pas spécialement, s’en saisissent et vivent un insight très profond, qui fait basculer tout le coaching.

La question pour favoriser l’insight

Je me souviens ainsi d’un client, très engagé dans la poursuite de sa réussite professionnelle, sociale et familiale. Il m’expliquait tout ce qu’il faisait pour son entreprise, pour son réseau d’amis, sa congrégation religieuse et sa famille…

Et en même temps, je sentais que j’avais devant moi une sorte de « premier de la classe dans la vie », qui avait tellement hâte d’avoir « bon » partout, que c’était précisément cela qui finissait par agacer et fatiguer son entourage, au point de lui barrer la route vers ses objectifs. Je le sentais parti dans une fuite éperdue en avant, une quête de séduction sans fin, une quête de sécurité aussi…

Aussi, alors que l’objectif de son coaching était pas spécialement « profond » (lui permettre d’accéder au comité de direction, en gommant certains travers de son image), j’ai un jour proposé cette simple question :

« Mais en fait, X, qui êtes-vous vraiment, au-delà de tout ce que vous faites pour tout le monde ? » On pourrait formuler cette question de coach encore autrement : « je vois bien la coquille d’escargot, magnifiquement ouvragée, solide, confortable, etc… mais quel escargot vit à l’intérieur ? Qui êtes-vous, au fond de vous-même ?… »

Ce client, très intelligent et profond, même s’il se répandait à la surface de lui-même, a saisi cette perche, qu’il attendait peut-être depuis longtemps. Même son propre coaching, il jouait avec : il challengeait son coach, tentait de se rendre sympathique et attractif, proposant de devenir amis, suggérant de me rendre des services, montrant combien il était excellent en tout, comme si j’étais là pour valider son excellence en tout… Soudain, cette question l’a laissé sans voix, et il fut stupéfait lui-même de ne pas parvenir à y répondre.

Et cela l’a beaucoup contrarié. Ce n’est qu’à la séance suivante, qu’il m’a presque reproché de l’avoir tourmenté avec cette question qui ne l’avait pas laissé en paix depuis qu’elle lui avait été soumise. Il m’a raconté ce qui lui était arrivé pendant ce silence qu’il avait laissé longtemps s’écouler pour la première fois en séance : il avait vu dans sa tête toute sa vie défiler, et cette course en avant pour plaire et pour se barricader à l’abri d’une réussite irréprochable.

`Après cet insight, non recherché (pas par moi en tous cas), mais peut-être implicitement attendu par le client, il a fondamentalement pris un virage à 90 degrés dans sa vie. En une séance, il a pris de graves décisions, et entre autres celle de quitter l’entreprise qui lui proposait une place au comité de direction sous conditions qu’il change son image… Pour changer, il a changé… d’entreprise pour commencer ! (« Se reconnecter à la profondeur de soi-même« )

Ensemble, nous avons continué à travailler, non pas sur son image, mais sur la dynamique profonde qui l’anime envers les autres, et son besoin de réussite extérieure qui traduisait surtout un désir d’épanouissement intérieur… 

Ainsi, grâce à une simple question de coach, maladroitement formulée, mais adossée à une excellente relation de confiance entre nous et un vif désir du client de se trouver en profondeur, ce coaching s’est avéré très puissant. L’art de la question de coach c’est parfois tout simple : il y a une question qui fait mouche, parce qu’elle touche le client. Mais vous en aviez peut-être proposé d’autres qui n’avaient pas fonctionné…

FAQ sur l’Art de la Question de Coach

Réponses aux interrogations fréquentes sur l'utilisation et l'impact de la question en coaching

  • Qu’est-ce qu’une question de coach et pourquoi est-elle essentielle ?

    La question de coach est bien plus qu’une simple interrogation : elle sert à ouvrir un espace de réflexion et à décentrer le client de ses certitudes. L’objectif n’est pas d’obtenir une réponse rapide, mais de provoquer une prise de conscience et d’élargir les perspectives en invitant le client à explorer de nouveaux niveaux d’intuition et de solutions.

  • Quelle est la différence entre poser et proposer une question de coach ?

    Plutôt que de « poser » une question en vue d’en obtenir une réponse préétablie, le coach propose une question qui invite le client à réfléchir par lui-même. Cette approche permet d’éviter une simple recherche de solution rationnelle et encourage la découverte de pistes inédites, en orientant le client vers des questions qui stimulent l’action et l’innovation.

  • Quelles sont les questions à éviter lors d’un coaching ?

    Il est recommandé d’éviter :

    • Les questions négatives (commençant par « est-ce que vous ne pensez pas que… »), qui imposent une position et limitent l’exploration.
    • Les questions débutant par « Pourquoi… ? », qui poussent à la justification plutôt qu’à l’action.
    • Les questions investigatives sur le contenu, qui induisent que le coach fournira lui-même la réponse.
    • Les questions centrées sur le problème ou le passé plutôt que sur les solutions.
  • Comment une question de coach permet-elle de décentrer le client ?

    En invitant le client à regarder au-delà de son problème immédiat, une bonne question de coach redirige son attention vers les solutions et les résultats potentiels. Cela aide à interrompre les schémas de pensée habituels ainsi qu’un cadre de référence figé, en ouvrant un espace où de nouvelles perspectives peuvent émerger.

  • Pourquoi utiliser des questions "décadrantes" ?

    Les questions « décadrantes » visent à remettre en cause le cadre de référence du client, cette sorte de filtre mental construit au fil des expériences. Elles permettent de sortir des schémas habituels en explorant des pistes qui n’ont pas été envisagées auparavant, pour favoriser un insight profond et une transformation durable.

  • Quelles techniques de questionnement peuvent favoriser l’insight chez le client ?

    Parmi les techniques, on retrouve des approches telles que :

    • La base zéro qui demande au client de se détacher de son passé dans la situation.
    • La baguette magique invitant le client à formuler des vœux de progrès.
    • La projection dans l’avenir qui imagine un futur où le problème est résolu.
    • Le renversement qui consiste à transformer un problème en source d’apprentissage.

    Ces techniques stimulent la créativité et la profondeur de réflexion, incitant le client à explorer autant ses ressources que ses points aveugles.

  • Comment le coach peut-il accompagner efficacement le client grâce à une question puissante ?

    Le coach doit instaurer une relation de confiance et maintenir une écoute systémique pour garder une attention soutenue. En proposant des questions qui challengent le client – même si la réponse initiale semble évidente – le coach facilite l’accès à des niveaux de conscience plus profonds. Cela permet au client de reconsidérer ses certitudes et de découvrir, parfois de manière inattendue, des ressources intérieures essentielles à son développement.

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Paul Devaux

Coach professionnel

Depuis 25 ans, Paul pratique le Coaching professionnel en entreprise, dans une approche systémique. Accrédité à la Société Française de Coaching en 2008, il est également formateur et superviseur de Coachs depuis 2010. Egalement fondateur d'une école de coaching (voir NRGY-trainig.fr).

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