Il est une compétence que ni les méthodes classiques, ni l’intelligence artificielle, ne peuvent apporter aux coachs : C’est ce qu’on pourrait appeler « l’intelligence symbolique »…
Développer l’intelligence symbolique
Il manque quelque chose au coaching d’aujourd’hui
Le coaching professionnel n’a jamais disposé d’autant d’outils.
Les écoles enseignent des modèles de questionnement toujours plus sophistiqués. Les approches systémiques, la psychologie positive, les neurosciences, l’intelligence émotionnelle, les cartes métaphoriques, les tests de personnalité, les protocoles de changement… sans oublier l’intelligence artificielle qui, en quelques secondes, peut proposer des dizaines de questions puissantes, construire un déroulé de séance ou suggérer des hypothèses d’analyse.
Nous vivons une époque paradoxale.
- Jamais les coachs n’ont été aussi bien formés.
- Et pourtant, beaucoup ont le sentiment qu’il manque quelque chose.
Ils savent conduire un entretien. Ils connaissent les modèles. Ils maîtrisent la posture. Ils ont appris à reformuler, confronter, recadrer, contractualiser.
Mais, dans certaines séances, ils sentent qu’un phénomène plus subtil est à l’œuvre.
- Un silence qui n’est pas un simple silence.
- Une émotion qui ne correspond pas aux mots prononcés.
- Une métaphore qui semble contenir toute la problématique du client.
- Une intuition qui surgit… sans pouvoir encore être expliquée.
- Ou encore cette impression étrange que la véritable question est ailleurs, sans parvenir à la formuler.
Les meilleurs coachs connaissent tous cette expérience.
- Ce n’est pas de la magie.
- Ce n’est pas un « don ».
- C’est une compétence.
- Une compétence rarement nommée et enseignée.
Les coachs de demain devront développer une nouvelle forme d’intelligence
Pendant longtemps, la différence entre deux coachs venait essentiellement de leur niveau de formation.
Aujourd’hui, cette différence tend à s’estomper.
- Les certifications se multiplient.
- Les méthodes deviennent accessibles.
- Les livres résument les grands modèles.
- L’intelligence artificielle explique les protocoles, génère des questions pertinentes, prépare des séances et aide même à rédiger des comptes rendus.
- Autrement dit, la maîtrise technique devient progressivement un prérequis… mais plus un facteur de différenciation.
- La véritable différence se jouera ailleurs.
Dans la qualité de présence.
- Dans la capacité à percevoir ce qui n’est pas dit.
- Dans le discernement.
- Dans la lecture des dynamiques invisibles.
- Dans l’art de poser LA question qui fait basculer une séance.
Autrement dit, dans une intelligence que les formations développent encore peu : l’intelligence symbolique. Cet article va développer amplement ce concept.
Une compétence que l’IA ne peut pas développer à votre place
L’intelligence artificielle est devenue un partenaire remarquable pour les coachs.
Je l’utilise moi-même quotidiennement.
Elle aide à préparer une intervention, à explorer des modèles, à comparer des approches, à produire des synthèses ou à élargir un champ de réflexion.
Mais il existe une limite fondamentale.
- L’IA produit des réponses.
- Elle entraîne peu votre propre capacité à les faire émerger.
- Or un coach n’est pas payé pour avoir raison, tel un expert qui délivrerait des conseils pertinents.
- Il est payé pour aider son client à découvrir par lui-même une vérité qu’il ne voyait pas encore.
Cette compétence ne se télécharge pas.
- Elle se cultive.
- Comme la qualité de présence.
- Comme l’écoute.
- Comme le discernement.
- Comme l’intuition.
A mesure que les outils deviennent plus performants, le risque est paradoxal : certains coachs pourraient progressivement déléguer leur réflexion, leur créativité et même leurs hypothèses à des systèmes toujours plus efficaces.
Ils gagneraient du temps.
Mais perdraient peu à peu ce qui fait la singularité de leur métier : leur capacité à percevoir, relier, ressentir et donner du sens.
Développer son intelligence symbolique, c’est donc aussi préserver une compétence profondément humaine.
Pourquoi avoir construit une formation au Tarot initiatique pour les coachs
Depuis plus de vingt ans, j’accompagne des dirigeants, des managers et des coachs.
Comme beaucoup de superviseurs, j’ai souvent observé un phénomène étonnant.
- Les difficultés techniques sont rarement les plus importantes.
- Les vrais blocages apparaissent ailleurs.
- Dans les projections du coach.
- Dans ses angles morts.
- Dans ses résonances personnelles.
- Dans les histoires qu’il se raconte sans en avoir conscience.
- Dans sa manière de regarder la réalité.
C’est cette recherche qui m’a conduit à explorer, depuis de nombreuses années, le Tarot de Marseille. Je connaissais ce remarquable outil bien avant de devenir coach, mais j’ai mis du temps à l’utiliser de manière professionnelle : le temps de la maturation personnelle sans doute.
Vous vous en doutez, je ne l’utilise pas en coaching ou en supervision comme un outil divinatoire. Mais comme un langage symbolique extraordinairement structuré.
J’ai progressivement réalisé que le tarot initiatique représentait un moyen d’entraîner une forme d’intelligence que je n’avais rencontrée dans aucune école de coaching : la capacité à penser avec les symboles, à générer des hypothèses originales, à mieux distinguer l’intuition de la projection et à préparer mes accompagnements avec davantage de profondeur.
Peu à peu, cette pratique est devenue un complément naturel de mon travail de superviseur.
Non parce que les cartes donneraient des réponses. Mais parce qu’elles m’obligent à me poser de meilleures questions.
Et c’est précisément ce que je souhaite transmettre dans cette formation.
- Vous n’y apprendrez pas à prédire l’avenir.
- Vous apprendrez à développer une compétence devenue essentielle pour les coachs qui veulent continuer à progresser : une intelligence symbolique rigoureuse, méthodique et directement applicable à leur pratique professionnelle.
La prochain paragraphe développera ce que j’appelle les trois intelligences du coach et montrera pourquoi la troisième, presque absente des formations actuelles, est probablement celle qui fera la différence dans les années à venir.
Les trois intelligences du coach
Pendant longtemps, je pensais qu’un excellent coach était simplement un coach qui maîtrisait parfaitement les méthodes, à partir d’une « humanité » mise à disposition de la relation de coaching.
Mais, plus j’ai accompagné des dirigeants, supervisé des coachs expérimentés et formé des centaines de professionnels de l’accompagnement, plus j’ai compris que cette vision était incomplète.
Ainsi, deux coachs talentueux peuvent avoir suivi la même école.
- Ils connaissent les mêmes modèles.
- Ils utilisent les mêmes outils.
- Ils respectent les mêmes règles déontologiques.
- Pourtant, lorsqu’ils accompagnent un même client, les résultats peuvent être radicalement différents.
Pourquoi ?
- La réponse ne tient pas seulement à leur expérience.
- Elle tient surtout à la manière dont ils pensent.
- Ou plus exactement aux différentes formes d’intelligence qu’ils mobilisent.
J’en distingue aujourd’hui trois :
Première intelligence : l’intelligence analytique
C’est celle que développent principalement les écoles de coaching.
- Elle permet de comprendre.
- D’analyser.
- De structurer.
- De modéliser.
Elle mobilise les connaissances acquises :
- les modèles systémiques ;
- les neurosciences ;
- l’Analyse Transactionnelle ;
- la Process Communication ;
- les niveaux logiques de Dilts ;
- les types de personnalité ;
- les protocoles de changement ;
- les théories de la motivation.
Cette intelligence est précieuse.
- Elle donne des repères.
- Elle évite de se perdre.
- Elle permet de construire des hypothèses cohérentes.
Aujourd’hui, l’intelligence artificielle excelle déjà dans ce domaine.
- Elle peut proposer des dizaines d’hypothèses pertinentes.
- Comparer plusieurs modèles.
- Faire des synthèses.
- Construire un déroulé de séance.
- Produire des questions puissantes.
Tout cela est extrêmement utile. Mais cela ne suffit pas. Parce qu’une séance de coaching n’est jamais un exercice théorique.
Deuxième intelligence : l’intelligence relationnelle
C’est la qualité de présence.
- La capacité d’écoute.
- La perception des émotions.
- L’empathie.
- Le sens du rythme.
- La justesse de la confrontation.
- La capacité à créer un espace de sécurité psychologique.
C’est souvent cette intelligence qui fait dire à un client :
« Je me suis senti profondément écouté. »
Elle ne repose plus seulement sur les connaissances.
Elle mobilise :
- La personne du coach.
- Sa maturité.
- Sa stabilité émotionnelle.
- Sa capacité à accueillir l’autre sans vouloir immédiatement le réparer.
- Les formations développent relativement bien cette compétence.
- Les groupes d’entraînement.
- Les supervisions.
- Les analyses de pratique.
- Les feedbacks entre collègues.
Tout cela contribue à faire grandir cette intelligence.
Mais là encore, quelque chose manque encore.
La troisième intelligence : l’intelligence symbolique
C’est probablement la moins connue.
Et pourtant, c’est elle qui explique souvent pourquoi certains coachs semblent voir ce que d’autres ne voient pas.
Elle ne consiste pas à être plus intelligent.
Elle consiste à penser autrement.
- L’intelligence symbolique est la capacité à relier.
- À reconnaître des motifs.
- À entendre les métaphores.
- À faire dialoguer des éléments qui, en apparence, n’ont aucun rapport.
- À percevoir qu’une phrase apparemment anodine contient parfois toute la problématique d’un client.
Prenons un exemple.
Un dirigeant dit au début de la séance :
« J’ai l’impression de pousser une montagne. »
- Un coach analysera peut-être immédiatement sa charge de travail.
- Un autre explorera son niveau de stress.
- Un troisième entendra surtout une métaphore.
- Pourquoi une montagne ?
- Pourquoi pas un mur ?
- Pourquoi pas une course ?
- Pourquoi pas une prison ?
- Pourquoi cette image-là est-elle apparue spontanément ?
- etc…
Souvent, c’est dans cette image que réside la clé de la séance.
Le cerveau humain ne pense pas uniquement avec des concepts.
Il pense aussi avec des histoires.
- Des images.
- Des symboles.
- Des analogies.
- Des récits.
- Des archétypes.
Les neurosciences montrent que notre cognition fonctionne largement par reconnaissance de formes, associations et analogies. Les traditions psychologiques, notamment celles inspirées par Carl Gustav Jung, soulignent quant à elles le rôle des symboles et des archétypes dans la construction du sens. Ces approches ne disent pas exactement la même chose, mais elles convergent sur un point : l’être humain ne raisonne pas uniquement de manière logique.
Le coaching, pourtant, s’est principalement construit autour de modèles conceptuels.
Je crois que le prochain saut qualitatif de notre profession viendra d’une meilleure intégration de cette intelligence symbolique.
Pourquoi cette troisième intelligence devient stratégique
Pendant longtemps, posséder une excellente boîte à outils paraissait suffisait pour distinguer un coach.
Ce ne sera plus le cas.
- Les outils deviennent accessibles à tous.
- Les méthodes circulent.
- Les formations se ressemblent.
- L’intelligence artificielle démocratise une partie de l’expertise technique.
En revanche, l’intelligence symbolique est irremplaçable.
- Personne ne pourra développer à votre place votre discernement.
- Personne ne pourra entraîner votre intuition.
- Personne ne pourra apprendre à votre cerveau à faire des liens originaux entre des situations complexes.
- Cette compétence restera profondément humaine.
Elle deviendra probablement l’un des principaux facteurs de différenciation des coachs les plus recherchés.
Peut-on entraîner cette intelligence ?
Oui.
C’est même l’objet de cette formation.
Contrairement à une idée largement répandue, l’intuition n’est pas un don réservé à quelques privilégiés.
- Elle s’éduque.
- Elle se discipline.
- Elle se confronte au réel.
- Elle apprend à distinguer une perception juste d’une projection personnelle.
Mais cela suppose un terrain d’entraînement.
Depuis des années, j’ai exploré de nombreux supports possibles : les métaphores, les rêves, les contes, les mythes, les cartes associatives, les récits initiatiques, les modèles systémiques.
Tous sont intéressants. Un seul m’a paru réunir des qualités exceptionnelles.
Le Tarot de Marseille.
Non parce qu’il prédirait l’avenir. Mais parce qu’il constitue probablement le système symbolique le plus structuré, le plus cohérent et le plus exigeant que j’aie rencontré.
C’est précisément ce que nous allons découvrir dans la partie suivante : pourquoi le Tarot de Marseille est beaucoup plus qu’un jeu de cartes, et pourquoi il peut devenir un véritable laboratoire d’entraînement de l’intelligence symbolique au service du coaching professionnel.
Pourquoi le Tarot de Marseille est un extraordinaire laboratoire d’intelligence symbolique
À ce stade, une question se pose naturellement.
Pourquoi le Tarot ?
Pourquoi choisir un jeu de cartes vieux de plusieurs siècles alors qu’il existe déjà des cartes métaphoriques, des photolangages, des outils projectifs, des approches narratives ou même l’intelligence artificielle ?
La réponse est simple. Parce que le Tarot n’est pas une collection d’images, mais plutôt un système.
Et, pour un coach systémique, c’est précisément cette différence qui change tout.
Le Tarot n’est pas un jeu de cartes
Lorsque l’on découvre le Tarot de Marseille pour la première fois, on voit vingt-deux images.
Le Bateleur. La Papesse. L’Empereur. La Maison Dieu. Le Monde. Etc…
On pourrait croire que chacune possède une signification indépendante, comme autant de cartes métaphoriques parmi lesquelles on viendrait piocher une inspiration.
C’est une erreur.
Le véritable Tarot fonctionne comme un langage. Or une langue ne se résume jamais à une succession de mots. Chaque mot prend son sens parce qu’il appartient à un système de relations.
Il en va de même pour les arcanes majeurs du Tarot. Chaque lame n’est intelligible qu’en relation avec les vingt-et-une autres.
- Son rang.
- Son numéro.
- Ses oppositions.
- Ses complémentarités.
- Sa place dans le cheminement général.
Autrement dit, une carte n’est jamais interprétée seule. Elle est toujours replacée dans l’architecture dont elle est issue.
C’est cette architecture profondément systémique qui fait du Tarot un outil d’une étonnante richesse… mais aussi d’une grande exigence.
Une cartographie du développement humain
Au fil des années, j’ai fini par considérer les vingt-deux arcanes comme une immense cartographie des transformations humaines.
Le Bateleur, par exemple, n’est pas seulement un personnage.
- Il représente l’élan du commencement.
- La découverte de son potentiel.
- L’énergie brute qui cherche encore sa forme.
- L’Empereur ne représente pas uniquement l’autorité.
- Il parle de structure.
- De responsabilité.
- De capacité à construire dans la durée.
Le Pendu n’est pas un homme puni. Il évoque cette période que nous traversons tous où l’action devient moins féconde que l’attente, où il faut accepter de regarder autrement avant de pouvoir avancer.
La Maison Dieu n’annonce pas forcément une catastrophe. Elle rappelle que certaines structures doivent parfois s’effondrer pour permettre une reconstruction plus juste.
Le Monde ne représente pas seulement une réussite sociale.
- Il symbolise l’intégration.
- L’unité retrouvée.
- L’accomplissement d’un cycle.
Ainsi, les arcanes ne racontent pas l’avenir. Ils racontent les grandes étapes de toute transformation. Et c’est précisément ce que vivent nos clients.
Les dirigeants parlent déjà le langage du Tarot… sans le savoir
Un dirigeant ne dira jamais : « Je suis actuellement dans la dynamique de l’arcane XIII. »
En revanche, il dira très souvent :
- « J’ai l’impression qu’une partie de ma vie est en train de mourir. »
- Ou : « Tout ce que j’avais construit ne tient plus. »
- Ou encore : « Je dois apprendre à lâcher le contrôle. »
Ces phrases sont déjà des symboles.
- Nous le savons bien, le client pense parler de son entreprise.
- En réalité, il raconte une transformation beaucoup plus profonde.
Le rôle du coach consiste précisément à entendre ce second niveau de lecture.
Le Tarot entraîne cette écoute systémique subtile, qui ne s’apprend pas dans les livres.
À force de fréquenter les symboles, le coach apprend à reconnaître les images qui traversent spontanément le discours d’un client.
- Il devient plus sensible aux métaphores.
- Aux analogies.
- Aux répétitions.
- Aux paradoxes.
- Son écoute gagne en profondeur.
Le Tarot ne donne pas des réponses. Il fabrique de meilleures questions.
C’est probablement le plus grand malentendu.
Beaucoup imaginent que l’on tire une carte pour obtenir une réponse. En réalité, un coach expérimenté utilise le Tarot pour produire de meilleures questions.
Imaginons qu’avant une séance apparaisse l’arcane de La Force.
Le coach ne conclura jamais : « Mon client doit être plus fort. »
Il pourra en revanche explorer la thématique de la force à travers plusieurs hypothèses.
- Et si le véritable sujet de cette séance était la manière dont le client canalise son énergie ?
- Ou sa façon de composer avec ses pulsions plutôt que de les combattre ?
- Ou encore la qualité de son autorité intérieure ?
Evidemment, ces hypothèses ne remplacent jamais l’écoute.
Mais, elles enrichissent la curiosité du coach. Elles l’aident à entrer dans la séance avec un regard plus ouvert.
le Tarot n’agit jamais directement sur la sagesse. Il entraîne progressivement le coach à monter d’un niveau de lecture à l’autre, depuis la simple perception des faits jusqu’à une compréhension plus profonde des dynamiques humaines.
Un outil qui prépare le coach, plus qu’il ne renseigne sur le client
C’est un point essentiel.

Contrairement à ce que l’on croit souvent, le premier bénéficiaire du Tarot n’est pas le client : C’est le coach. Pourquoi ?
Parce que chaque tirage l’oblige à suspendre ses certitudes. À ralentir. À observer ses propres projections. À distinguer ce qu’il perçoit réellement de ce qu’il imagine. À vérifier ses hypothèses au lieu de les croire.
En ce sens, le Tarot est une formidable école d’humilité.
Il rappelle constamment que nous ne savons pas. Que nous formulons seulement des hypothèses. Et qu’une hypothèse n’a de valeur que si elle rencontre l’expérience vécue du client.
Cette posture est exactement celle du coaching professionnel.
Le Tarot est un laboratoire, pas une vérité
C’est pourquoi je parle de laboratoire d’intelligence symbolique.
Dans un laboratoire :
- On expérimente.
- On observe.
- On formule des hypothèses.
- On vérifie.
- On ajuste.
- On apprend.
Le Tarot fonctionne de la même manière.
- Chaque tirage devient une expérience.
- Chaque séance enrichit le discernement.
- Chaque erreur affine l’intuition.
- Progressivement, le coach développe une nouvelle manière de regarder les situations complexes.
Il ne cherche plus seulement à résoudre des problèmes.
Il apprend à reconnaître les grandes dynamiques de transformation qui traversent les personnes, les équipes et les organisations.
C’est exactement cette compétence que je souhaite transmettre.
Mais une difficulté apparaît immédiatement.
- Comment être certain que l’on ne fait pas simplement dire aux cartes ce que l’on a envie d’entendre ?
- Comment distinguer une intuition juste d’une projection personnelle ?
- Comment éviter de transformer le Tarot en simple miroir de ses croyances ?
Ces questions sont fondamentales.
Elles expliquent pourquoi la plupart des pratiques du Tarot dérivent rapidement vers les biais cognitifs (ou pire : la superstition)… ou, à l’inverse, vers un symbolisme tellement flexible et subjectif qu’il devient impossible de distinguer une interprétation pertinente d’une interprétation fantaisiste.
C’est précisément la raison pour laquelle une méthode rigoureuse est indispensable. C’est elle qui constitue la véritable différence entre une pratique intuitive et une pratique professionnelle. C’est ce que nous allons maintenant explorer.
Pourquoi une méthode est indispensable
Si vous avez déjà assisté à une consultation de Tarot, vous avez probablement entendu des interprétations très différentes d’une même carte.
- Pour certains, XIII annonce une mort.
- Pour d’autres, une renaissance.
- Pour d’autres encore, un déménagement, une rupture, une transformation professionnelle ou un changement énergétique.
Qui a raison ?
Peut-être personne. Ou peut-être un peu tout le monde.
Le problème est précisément là.
Sans méthode, le Tarot devient une formidable machine à fabriquer des histoires :
- Des histoires parfois pertinentes.
- Parfois très inspirantes.
- Mais aussi parfois complètement fantaisistes. Des histoires à dormir debout, Alors au lieu au lieu de vivre une vie de rêve, on se contente de rêver sa vie.
Le coaching n’est pas fait pour ça ! En effet, un coach professionnel ne peut pas se permettre cela.
- Son métier repose sur une éthique.
- Sur le discernement.
- Sur la prudence.
- Sur la capacité à distinguer les faits, les hypothèses et les interprétations.
C’est exactement la même exigence qui doit présider à l’utilisation du Tarot.
Le plus grand danger n’est pas le Tarot lui-même…
Contrairement à ce que pensent beaucoup de sceptiques, le danger ne vient pas des cartes.
Le danger vient de notre cerveau.
Notre cerveau déteste le vide.
Dès qu’il rencontre une image ambiguë, il cherche immédiatement à lui donner un sens.
- Il complète.
- Il imagine.
- Il interprète.
- Il projette.
C’est un mécanisme parfaitement normal. C’est même l’un des fondements de notre intelligence. Mais c’est aussi l’une de ses principales limites. Nous voyons rarement le monde tel qu’il est.
Nous voyons surtout le monde tel que nous sommes (ou tel que nous le projetons à partir de notre cadre de référence inconscient).
- Nos croyances.
- Nos peurs.
- Nos désirs.
- Nos blessures.
- Nos attentes.
- Tout cela colore notre manière de comprendre une situation.
Le Tarot ne fait pas exception. Il agit comme un miroir. Et un miroir peut révéler autant qu’il peut déformer.
La ventriloquie symbolique
J’utilise parfois une expression volontairement provocatrice. J’appelle cela la « ventriloquie symbolique ».
Comme un ventriloque fait parler sa marionnette, certains font parler les cartes.
En réalité, ce ne sont plus les symboles qui travaillent. C’est leur propre imaginaire qui prend toute la place. Ils attribuent alors aux cartes leurs propres convictions. Le Tarot devient simplement une manière élégante de confirmer ce qu’ils pensaient déjà. Ou pire. De justifier leurs peurs. Sans le savoir, ils ne lisent plus les cartes, ils se lisent eux-mêmes.
C’est probablement l’une des principales dérives de la pratique symbolique.
Les biais cognitifs ne disparaissent pas devant un Tarot
Les psychologues ont identifié des dizaines de biais cognitifs qui influencent nos décisions.
Le Tarot n’y échappe évidemment pas.
Parmi les plus fréquents :
- Le biais de confirmation. Nous retenons surtout ce qui confirme nos hypothèses.
- Le biais de disponibilité. Nous interprétons plus facilement à partir d’événements récents.
- L’effet Barnum. Nous trouvons extraordinaires des descriptions pourtant suffisamment vagues pour convenir à presque tout le monde.
- L’illusion de causalité. Nous relions des événements qui ne sont peut-être pas liés.
- L’excès de confiance. Nous croyons nos intuitions plus fiables qu’elles ne le sont réellement.
Un coach digne de ce nom doit connaître ces mécanismes.
Non pour renoncer au Tarot. Mais pour l’utiliser avec davantage d’humilité.

Une intuition sans méthode devient une opinion
On oppose souvent intuition et raison.
Je crois que cette opposition est artificielle.
Une intuition n’est pas une vérité. C’est une hypothèse. Parfois brillante. Parfois fausse.
La seule manière de le savoir consiste à la confronter au réel.
Un bon coach ne dit jamais : « La carte vous dit que… »
Il dira plutôt : « Cette image m’inspire une hypothèse. Voyons comment elle résonne pour vous. »
La nuance est immense.
- Dans un cas, le coach affirme.
- Dans l’autre, il invite à explorer.
Le Tarot cesse alors d’être un oracle. Il devient un générateur d’hypothèses. Une source d’inspiration partagée.
Une méthode rigoureuse repose sur quatre disciplines
Au fil de mes recherches, j’ai progressivement construit une manière de travailler qui s’éloigne autant de la voyance que d’un symbolisme totalement libre.
Cette méthode repose sur quatre exigences.
Première discipline : faire le vide
Avant même de mélanger les cartes, il faut apprendre à suspendre son agitation mentale.
- Quelques respirations.
- Quelques instants de silence.
- Un retour au corps.
- Non pour devenir mystique.
Mais pour réduire autant que possible le bruit intérieur.
Un esprit saturé entend surtout ce qu’il attend.
Un esprit disponible perçoit davantage de nuances.
Deuxième discipline : apprendre à poser une vraie question
La qualité du tirage dépend d’abord de la qualité de la question.
Une mauvaise question enferme.
Une bonne question ouvre.
Comparer : « Vais-je réussir ma mission ? » et : « Quelle qualité devrai-je particulièrement développer pour réussir cette mission ? »
- Dans le premier cas, on cherche une prédiction.
- Dans le second, on ouvre un espace de transformation.
Toute la différence est là.
Troisième discipline : utiliser un protocole stable
Un protocole reproductible limite l’arbitraire.
- Il permet de comparer les tirages.
- D’observer des constantes.
- De vérifier ses hypothèses.
L’objectif n’est pas de ritualiser.
L’objectif est de créer des conditions suffisamment stables pour que l’observation devienne fiable.
Comme dans toute démarche sérieuse.
Quatrième discipline : interpréter avec humilité
Une carte n’a jamais un seul sens.
Mais elle n’en a pas non plus une infinité.
Son interprétation est contrainte par plusieurs éléments :
- sa place dans les vingt-deux arcanes ;
- sa fonction dans le parcours initiatique ;
- sa polarité ;
- les autres cartes du tirage ;
- la question posée ;
- et surtout l’expérience vécue du consultant.
Le sens ne sort donc ni des cartes seules, ni de l’imagination du lecteur. Il émerge de leur rencontre !
Ce n’est pas le Tarot qui fait la différence
Beaucoup cherchent le meilleur jeu.
- Le plus beau.
- Le plus ancien.
- Le plus ésotérique.
- Je crois qu’ils se trompent de question.
Le véritable outil n’est pas le Tarot.
Le véritable outil est le coach.
Le Tarot n’est qu’un support.
- Comme un piano n’écrit pas la musique.
- Comme un pinceau ne peint pas le tableau.
- Comme une IA ne remplace pas l’intelligence de celui qui l’utilise.
Toute la valeur réside dans la qualité de présence, le discernement, la culture symbolique et la rigueur de celui qui s’en sert.
C’est précisément cette rigueur qui permet au Tarot de devenir un extraordinaire outil de supervision, de préparation des séances, de développement personnel et, dans certains contextes, d’accompagnement des clients.
Mais cette méthode soulève une autre question, encore plus fascinante.
Pourquoi un tirage produit-il parfois des résonances si justes ? Est-ce un simple hasard ? Une projection psychologique ? Une forme d’intuition ? Une synchronicité au sens de Jung ? Ou existe-t-il d’autres modèles permettant de comprendre ce phénomène ?
Avant d’apprendre à utiliser le Tarot, il est utile d’explorer ces différentes hypothèses. Non pour choisir une croyance, mais pour développer une posture intellectuellement rigoureuse face à un phénomène qui reste, aujourd’hui encore, largement ouvert à l’interprétation. C’est ce que nous allons examiner dans la partie suivante.
Comment comprendre les phénomènes de divination sans tomber dans la crédulité… ni dans le scepticisme
C’est probablement la question que l’on me pose le plus souvent.
« Mais au fond… comment ça marche ? »
Je pourrais répondre que je n’en sais rien. Et ce serait, d’une certaine manière, la réponse la plus honnête.
Depuis des siècles, philosophes, psychologues, mystiques, neuroscientifiques et praticiens proposent des explications très différentes. Aucune n’a aujourd’hui fait l’objet d’un consensus scientifique. Chacune éclaire à sa façon une partie du phénomène.
- Mon objectif n’est donc pas de vous convaincre d’une théorie.
- Mon objectif est de vous aider à développer une posture de discernement.
- Car un coach n’a pas besoin de croire. Il a besoin d’observer.
Première hypothèse : le Tarot révèle simplement nos propres projections
C’est l’explication retenue par la majorité des psychologues contemporains.
Les cartes seraient comparables aux tests projectifs.
Face à une image ambiguë, notre cerveau complète spontanément le sens.
Il mobilise :
- nos souvenirs ;
- nos croyances ;
- nos émotions ;
- nos peurs ;
- nos aspirations.
Autrement dit, le Tarot ne révélerait rien d’extérieur.
Il agirait comme un miroir.
Cette hypothèse est solide.
Elle explique une grande partie des expériences vécues.
Mais pour autant, elle ne répond pas à toutes les questions.
Pourquoi certaines cartes semblent-elles parfois résonner avec une étonnante précision chez des personnes qui n’ont jamais vu le jeu auparavant ?
Pourquoi certains symboles touchent-ils immédiatement quelque chose de profond ?
La projection explique beaucoup.
Peut-être pas tout.
Deuxième hypothèse : l’intuition est une intelligence rapide
Les neurosciences proposent une autre lecture.
Notre cerveau traite en permanence une quantité gigantesque d’informations dont nous n’avons pas conscience.
- Expressions du visage.
- Micro-variations de la voix.
- Posture.
- Contexte.
- Souvenirs.
- Expériences accumulées.
En quelques fractions de seconde, il reconnaît des configurations déjà rencontrées.
Puis il produit ce que nous appelons une intuition.
L’intuition ne serait donc pas irrationnelle.
Elle serait simplement plus rapide que le raisonnement conscient.
Le Tarot pourrait alors jouer un rôle très particulier.
- En introduisant une image inattendue, il obligerait notre cerveau à explorer des associations nouvelles.
- Il stimulerait la créativité.
- Il ouvrirait des hypothèses auxquelles nous n’aurions pas pensé spontanément.
Dans cette perspective, les cartes ne prédisent rien. Elles augmentent notre capacité à penser autrement.
C’est déjà considérable.
Troisième hypothèse : la synchronicité
Carl Gustav Jung a proposé une idée beaucoup plus audacieuse.
Il observait que certains événements semblaient reliés non par une causalité mécanique, mais par une communauté de sens.
Il appela ce phénomène synchronicité.
Deux événements indépendants peuvent parfois entrer en résonance parce qu’ils expriment une même dynamique psychique.
Le tirage d’une carte pourrait alors être moins une cause qu’un révélateur.
Non parce que la carte produit l’événement.
Mais parce qu’elle participe du même mouvement symbolique.
Cette hypothèse reste discutée.
Elle n’est pas démontrée.
Mais elle ouvre un champ de réflexion passionnant.
Quatrième hypothèse : les traditions initiatiques
Depuis plusieurs siècles, les traditions hermétiques proposent une lecture différente.
Selon elles, l’univers possède une structure symbolique profonde.
- Les nombres.
- Les formes.
- Les archétypes.
- Les cycles.
- Les correspondances.
Le Tarot serait l’une des représentations de cette architecture.
Dans cette perspective, les arcanes ne sont pas inventés. Ils décrivent des lois de transformation présentes dans toute existence.
On peut adhérer ou non à cette vision. Mais il est difficile de nier que les vingt-deux arcanes présentent une remarquable cohérence interne, qui dépasse largement un simple jeu d’images.
A-t-on besoin de choisir entre ces modèles ?
Ma réponse personnelle est non. Et c’est précisément ce qui distingue ma démarche.
Je ne propose jamais à mes stagiaires de « croire » : c’est contraire à mes croyances de coach :-).
- Je leur demande d’observer.
- D’expérimenter.
- De confronter leurs hypothèses.
- De développer leur discernement.
Qu’une interprétation soit inspirée par une projection, par une intuition inconsciente ou par une synchronicité importe finalement moins qu’une autre question.
- Cette hypothèse aide-t-elle réellement le client à mieux comprendre sa situation ?
- Lui ouvre-t-elle un espace de liberté ?
- Résiste-t-elle à l’épreuve du dialogue ?
Car c’est là que se situe le véritable critère de validité.
En coaching, une intuition n’est jamais une preuve.
C’est une hypothèse de travail. Elle n’a de valeur que si elle rencontre l’expérience vécue de la personne accompagnée.
Cette exigence protège le coach contre deux dérives opposées.
- La première consiste à croire aveuglément aux cartes.
- La seconde consiste à rejeter tout phénomène symbolique sous prétexte qu’il échappe encore à nos modèles scientifiques.
Entre la crédulité et le scepticisme existe une troisième voie.
Celle de l’expérimentation rigoureuse. C’est celle que je propose d’emprunter.
Ce schéma séquentiel met clairement en évidence la chaîne de valeur de l’accompagnement : le Tarot n’intervient qu’au milieu du processus comme un révélateur/catalyseur, laissant la pleine souveraineté de l’analyse et de l’action à la personne accompagnée.
Pourquoi le Tarot de Marseille plutôt qu’un autre système symbolique ?
À ce stade, une autre question apparaît naturellement.
Pourquoi avoir choisi le Tarot de Marseille plutôt que les cartes associatives, les oracles modernes, les mythes grecs, le Yi King ou les contes initiatiques ?
La réponse tient à une caractéristique exceptionnelle du Tarot de Marseille : les vingt-deux arcanes majeurs ne sont pas une simple collection de symboles. Ils constituent une architecture cohérente, une véritable géométrie de la transformation humaine. Comprendre cette géométrie change radicalement la manière d’utiliser le Tarot.
C’est précisément ce que nous allons explorer dans la partie suivante. À mon sens, c’est là que réside le cœur de la méthode.
Les 22 arcanes majeurs : une architecture de la transformation humaine
On entend souvent dire : « Chaque carte a une signification. »
C’est vrai. Mais c’est très incomplet de dire ça.
C’est même, à mon sens, l’une des principales raisons pour lesquelles le Tarot est si souvent mal enseigné.
Car les vingt-deux arcanes majeurs ne sont pas vingt-deux images indépendantes. ensemble, ils constituent une architecture.
Et c’est cette architecture qui leur donne leur véritable profondeur.
Imaginez un roman.
Vous pourriez étudier séparément chacun des personnages.
- Le héros.
- L’antagoniste.
- Le guide.
- Le fou.
- L’amoureux.
Vous apprendriez beaucoup de choses. Mais vous passeriez à côté de l’essentiel. Ce qui donne son sens au roman, ce n’est pas chacun des personnages. C’est leur relation !
Le Tarot fonctionne exactement de la même manière.
Une grammaire plutôt qu’un dictionnaire
Beaucoup de livres présentent le Tarot comme un dictionnaire.
- La Justice signifie ceci.
- Le Soleil signifie cela.
- Le Diable représente telle chose.
- Cette approche est utile au début, pour apprendre est e familiariser avec la symbolique et la gymnastique de l’interprétation.
Mais elle atteint très vite ses limites.
Dans une langue, connaître le sens des mots ne suffit pas à comprendre une phrase.
- Il faut connaître la grammaire.
- Les relations.
- Les structures.
- Les oppositions.
- Les nuances.
Le Tarot possède lui aussi sa grammaire.
Chaque arcane prend une partie de son sens par sa place dans l’ensemble.
C’est cette cohérence qui permet d’éviter les interprétations arbitraires.
Un véritable parcours initiatique
Les vingt-deux arcanes racontent une histoire. Pas celle d’un personnage historique. Pas celle d’un héros mythologique. La vôtre. La mienne.
Celle de tout être humain confronté aux grandes étapes de son existence.
On pourrait résumer ce voyage en plusieurs grandes phases.
- Le commencement.
- L’élan.
- La découverte de ses ressources.
- L’apprentissage.
- Puis viennent les premières responsabilités.
- La construction.
- L’affirmation de soi.
- La recherche d’équilibre.
- Arrivent ensuite les crises.
- Les renoncements.
- Les remises en question.
- Les pertes.
- Les transformations.
- Enfin apparaissent progressivement l’intégration.
- La liberté intérieure.
- La maturité.
- La capacité à servir quelque chose de plus grand que soi.
Évidemment, la vie ne suit jamais un parcours parfaitement linéaire.
Nous revisitons souvent plusieurs fois les mêmes étapes. Et nous restons plus longtemps à certaines étapes qu’à d’autres. Parfois même, nous faisons l’impasse de certaines.
Mais cette cartographie offre un repère extraordinairement fécond pour comprendre les périodes que traversent nos clients… et celles que nous traversons nous-mêmes.
Une géométrie pleine de sens
Plus on étudie le Tarot, plus on découvre que rien ou presque n’a été laissé au hasard.
- Les nombres dialoguent entre eux.
- Les personnages se regardent.
- Certaines cartes se répondent.
- D’autres s’opposent.
- Certaines annoncent une dynamique.
- D’autres viennent la compléter.
- D’autres encore la remettre en question.
À cela s’ajoutent les symétries, les axes de lecture, les progressions numériques, les polarités masculin-féminin, action-réceptivité, ordre-chaos, matière-esprit…
Autrement dit, le Tarot est moins un catalogue d’images qu’une véritable géométrie symbolique.
Et comme toute géométrie, elle possède sa logique.
Lorsqu’on la comprend, les interprétations deviennent beaucoup plus stables. Plus cohérentes. Plus nuancées.
C’est cela à quoi mes ateliers de formation et de training vont vous sensibiliser, afin que votre travail soit profond, pertinent, très vivant.
Une carte n’a jamais un seul sens
C’est un point essentiel de ma méthode.
Je me méfie autant des interprétations figées que de celles qui autorisent absolument tout.
Prenons un exemple.
L’arcane XIII est souvent appelée — à tort — « la carte de la mort ».
- Dans certains ouvrages, elle annonce une rupture.
- Dans d’autres, un changement professionnel.
- Dans d’autres encore, une renaissance spirituelle.
Qui croire ?
En réalité, ces interprétations décrivent toutes une même dynamique.
Une transformation irréversible.
Quelque chose arrive à son terme afin qu’autre chose puisse émerger.
Mais la manière dont cette transformation s’exprime dépend :
- de la question posée ;
- du contexte ;
- des autres cartes ;
- de la place qu’occupe l’arcane dans le tirage ;
- et surtout de la personne accompagnée.
La carte ne fournit donc jamais une réponse.
C’est une différence fondamentale.
Pourquoi cette architecture est si utile aux coachs
Un coach ne cherche pas à savoir ce qui va arriver.
Il cherche à comprendre où se situe son client dans son processus de transformation.
- Est-il en train de construire ?
- De résister ?
- D’abandonner un ancien fonctionnement ?
- D’intégrer un apprentissage ?
- De chercher un nouvel équilibre ?
Le Tarot offre un langage particulièrement riche pour décrire ces mouvements. Non parce qu’il prédirait les étapes suivantes. Mais parce qu’il aide à reconnaître les grandes dynamiques qui traversent toute évolution humaine.
À ce titre, il devient un formidable outil de lecture. Et aussi un remarquable outil de questionnement.
Car chaque arcane suggère moins une réponse qu’une famille de questions.
Une carte vaut surtout par les questions qu’elle inspire

Dans ma pratique, je ne demande pas : « Que signifie cette carte ? »
Je préfère demander : Quelles questions cette carte rend-elle pertinentes aujourd’hui ?
C’est une manière radicalement différente d’utiliser le Tarot.
Par exemple, si une carte évoque une construction, je pourrai me demander :
- Qu’êtes-vous en train de bâtir qui mérite vraiment de durer ?
- Sur quelles fondations repose votre projet ?
- Que cherchez-vous à consolider ?
Si une autre évoque une transition :
- Qu’est-il temps de laisser derrière vous ?
- À quoi continuez-vous de vous accrocher ?
- Que rend possible ce changement que vous redoutez ?
Le Tarot devient alors un extraordinaire générateur de questions puissantes.
Et c’est précisément ce qui le rend si pertinent pour un coach. Le tirage de Tarot devient alors un support de dialogue inspirant pour la conversation de coaching.
Une architecture qui ne demande qu’à être explorée
Au cours de cette formation, nous n’apprendrons pas seulement à connaître les vingt-deux arcanes.

A partir de l’étude de la structure géométrique du jeu, nous apprendrons surtout à comprendre leurs relations.
- Leur logique.
- Leur géométrie.
- Leur dynamique.
Vous découvrirez progressivement qu’ils forment un système d’une remarquable cohérence, capable d’enrichir votre discernement bien au-delà du simple tirage de cartes.
Car, finalement, les cartes ne sont qu’un prétexte.
Le véritable apprentissage consiste à transformer votre manière de regarder les situations humaines.
- À reconnaître les grandes dynamiques de transformation.
- À entendre les métaphores.
- À distinguer les intuitions fécondes des projections personnelles.
- À penser avec davantage de profondeur.
Et c’est précisément à partir de cette compréhension que le Tarot révèle toute sa valeur professionnelle.
Une fois cette architecture intégrée, reste une question très concrète : que peut réellement en faire un coach dans son quotidien ? Comment utiliser cette intelligence symbolique pour préparer une séance, superviser sa pratique, accompagner un dirigeant, développer son activité ou enrichir ses interventions ? C’est ce que nous allons explorer dans la partie suivante, probablement la plus concrète de cette page : les multiples usages professionnels du Tarot pour les coachs.
Les usages du Tarot dans la pratique d’un coach professionnel
Ce schéma met en évidence l’écosystème complet des applications du Tarot. Il montre clairement que l’Intelligence Symbolique irrigue tous les piliers de l’activité du coach (stratégie, posture, business, créativité, supervision, etc.) et ne se cantonne pas aux séances en tête-à-tête avec les clients.
Lorsqu’on évoque le Tarot, la plupart des personnes imaginent immédiatement une consultation divinatoire.
C’est probablement l’usage qui m’intéresse le moins.
Le véritable intérêt du Tarot ne réside pas dans ce qu’il permet de dire à un client.
Il réside dans ce qu’il permet au coach de devenir.
Au fil des années, j’ai découvert qu’il pouvait accompagner presque toutes les dimensions de notre métier.
Non parce qu’il apporterait des réponses.
Mais parce qu’il nous oblige à nous poser des questions que nous ne nous poserions jamais spontanément.
C’est en cela qu’il constitue un remarquable accélérateur de développement professionnel.
Développer sa propre conscience de coach
Le premier client d’un coach…
…c’est lui-même.
Avant de vouloir transformer les autres, il est indispensable d’observer ses propres fonctionnements.
Le Tarot devient alors un formidable outil d’auto-coaching.
Par exemple, avant de commencer sa journée, le coach peut se demander :
- Quelle qualité de présence vais-je cultiver aujourd’hui ?
- Quel piège risque de m’attendre ?
- Quelle partie de moi demande aujourd’hui davantage d’attention ?
- Quel vieux fonctionnement suis-je en train de reproduire ?
- Quelle peur influence actuellement mes décisions ?
Le tirage ne fournit pas les réponses.
Il ouvre une réflexion. Il devient une conversation avec soi-même. Une forme de journal intérieur.
Avec le temps, beaucoup de coachs découvrent qu’ils se connaissent infiniment mieux.
Préparer une séance de coaching
Avant une séance importante, je réalise souvent un tirage. Non pour savoir ce qui va arriver. Mais pour préparer ma posture.
Je peux me demander :
- Quelle qualité devra être particulièrement présente aujourd’hui ?
- Quelle erreur dois-je éviter ?
- Quelle hypothèse mérite d’être explorée ?
- Qu’est-ce que je risque de ne pas voir ?
- Quelle énergie serait utile dans cette rencontre ?
Le Tarot devient alors comparable à un partenaire de réflexion.
Un partenaire qui ne pense pas à ma place, mais qui m’oblige simplement à penser autrement.
Alors, j’arrive en séance avec davantage d’ouverture. Moins de certitudes. Plus de curiosité.
Et cela change profondément la qualité de l’accompagnement, à partir d’une qualité de présence amplifiée..
Débriefer une séance
C’est probablement l’un des usages les plus puissants.
Après une séance difficile, plutôt que de se demander simplement :
« Est-ce que cette séance était réussie ? »
Le coach peut explorer des questions beaucoup plus fines.
- Qu’est-ce qui s’est réellement joué aujourd’hui ?
- Où ai-je été le plus juste ?
- Où suis-je intervenu trop vite ?
- À quel moment ai-je cessé d’écouter ?
- Quelle émotion du client est entrée en résonance avec la mienne ?
- Qu’ai-je choisi de ne pas voir ?
Le Tarot devient alors un outil de retour réflexif.
Une manière d’apprendre de chacune de ses interventions.
Développer son intuition professionnelle
Beaucoup de coachs pensent que l’intuition est un don.
Je crois exactement le contraire.
L’intuition est un muscle. Comme tous les muscles, elle se développe. Mais elle demande un entraînement.
Le Tarot offre précisément ce terrain d’entraînement.
À chaque tirage, le coach apprend à distinguer :
- ce qu’il ressent,
- ce qu’il imagine,
- ce qu’il projette,
- ce qu’il observe réellement.
Cette gymnastique intérieure affine progressivement le discernement.
L’intuition devient moins impulsive. Plus calme. Plus précise. Plus humble aussi.
Un formidable outil d’auto-supervision
Tous les coachs ne peuvent pas bénéficier chaque semaine d’une supervision systémique de haut niveau.
Le Tarot ne remplace évidemment jamais un superviseur.
Mais il peut devenir un excellent compagnon entre deux séances de supervision.
Par exemple :
- Pourquoi cette situation continue-t-elle à me préoccuper ? Pourquoi je repense à cette séance ?
- Quel angle mort suis-je en train d’ignorer ? qu’est-ce qui vient me gratter à propos de cet échange pourtant anodin ?
- Quelle croyance a influencé ma pratique au cours de cette séance ?
- Quel rôle suis-je inconsciemment en train de jouer avec ce client ?
Ces questions permettent souvent d’arriver en supervision avec un travail déjà très avancé.
Le superviseur peut alors aller beaucoup plus loin.
Préparer une supervision
J’utilise également le Tarot avant certaines supervisions.
Non pour analyser le coach.
Mais pour préparer mon propre regard.
Je peux me demander :
- Quel sera probablement le véritable sujet ?
- Quelle posture me sera demandée ?
- Quelle tentation devrai-je éviter ?
- Qu’est-ce que je risque de vouloir résoudre trop vite ?
Le bénéfice est considérable.
Je deviens plus disponible.
Plus curieux.
Moins prisonnier de mes premières impressions.
Accompagner les coachs qui créent leur activité
Le développement commercial constitue souvent le point faible des coachs.
Le Tarot offre ici un terrain d’exploration étonnant.
Non pour savoir si l’activité va réussir.
Mais pour clarifier les véritables questions.
Par exemple :
- Quelle est la véritable promesse de mon activité ?
- À qui ai-je réellement envie de m’adresser ?
- Quelle offre est la plus alignée avec ma personnalité ?
- Pourquoi ai-je du mal à vendre ?
- Quel rapport ai-je à l’argent ?
- Quelle peur m’empêche d’augmenter mes honoraires ?
Ces questions sont infiniment plus utiles que : « Vais-je trouver des clients ? Est-ce que ça va marcher pour moi ? ». Soyons sérieux, vous ne construirez pas votre avenir en regardant dans les cartes ou une boule de cristal.
Préparer un rendez-vous commercial
Avant un entretien avec un prospect, le coach peut réfléchir à des questions telles que :
- Quelle posture sera la plus juste ?
- Quel besoin implicite risque d’émerger ?
- Quelle qualité d’écoute devra être particulièrement présente ?
- Que devrai-je éviter de vouloir démontrer ?
- Comment créer une véritable relation plutôt qu’un argumentaire ?
L’entretien change alors complètement de nature.
On ne cherche plus à convaincre.
On cherche à comprendre.
Concevoir une nouvelle offre
Créer une formation, écrire un livre, lancer un programme…
Toutes ces situations gagnent à être explorées symboliquement.
Quelques questions possibles :
- Quelle est l’intention profonde de ce projet ?
- Qu’est-ce qui cherche à naître ?
- Qu’est-ce qui mérite d’être simplifié ?
- Quelle partie du projet ne m’appartient pas vraiment ?
- Quelle est la véritable valeur que je souhaite transmettre ?
Le Tarot devient ici un partenaire de créativité.
Définir ses honoraires
Étrangement, beaucoup de coachs fixent leurs tarifs en observant ceux des autres.
Le Tarot invite à une réflexion plus profonde.
- Quelle est ma relation à la valeur ?
- Que représente l’argent dans mon histoire ?
- Qu’est-ce qui me fait hésiter à annoncer mes prix ?
- Où est le juste équilibre entre accessibilité et reconnaissance de mon expertise ?
Le sujet n’est plus seulement économique.
Il devient identitaire.
Écrire, transmettre, innover
Le Tarot est enfin un remarquable compagnon pour tous les coachs qui souhaitent produire de nouvelles idées.
Écrire un livre.
Préparer une conférence.
Construire une formation.
Imaginer un nouvel exercice.
Concevoir un protocole de coaching.
Chaque lame devient un stimulateur de pensée.
Elle oblige à sortir des raisonnements habituels.
À explorer d’autres points de vue.
À relier des idées qui, jusque-là, semblaient sans rapport.
C’est souvent ainsi que naissent les innovations les plus fécondes.
Et avec les clients ?
À ce stade, une question revient presque toujours.
Peut-on utiliser le Tarot directement avec les personnes que l’on accompagne ?
La réponse est oui… mais pas avec tout le monde, pas à n’importe quel moment, et surtout pas de n’importe quelle manière.
C’est probablement l’aspect le plus délicat de cette approche.
Il exige une éthique irréprochable, un contrat clair, le consentement du client et une posture de coach sans concession.
C’est précisément ce que nous allons explorer dans la partie suivante. Je vous montrerai comment intégrer le Tarot dans certaines séances de coaching sans jamais franchir la frontière qui sépare l’accompagnement professionnel de la voyance ou de l’influence.
Comment utiliser le Tarot avec ses clients ?
Comme tout support symbolique, le Tarot peut produire le meilleur comme le pire.
- Entre les mains d’un coach insuffisamment formé, il risque de devenir un outil d’influence.
- Entre les mains d’un professionnel rigoureux, il peut devenir un extraordinaire révélateur de sens.
Toute la différence tient à la posture.
Le Tarot ne remplace jamais le coaching
- Je ne sors jamais un jeu de Tarot parce que je ne sais plus quoi faire.
- Je ne l’utilise jamais pour impressionner un client.
- Je ne m’en sers jamais pour répondre à sa place.
Le coaching reste le coaching.
- L’écoute.
- Le contrat.
- Le questionnement.
- La confrontation.
- Le silence.
- La responsabilité du client.
Tout cela demeure absolument inchangé.
Le Tarot n’est qu’un langage supplémentaire.
- Comme une métaphore.
- Comme un dessin.
- Comme un objet symbolique posé sur une table.
Il enrichit la réflexion.
Il ne remplace jamais le processus d’accompagnement.
Le client reste toujours l’expert de sa propre vie
C’est probablement la règle la plus importante.
Je ne dirai jamais à un client :
- « Cette carte signifie que vous devez quitter votre entreprise. »
- Ou : « Vous allez rencontrer quelqu’un.
- Ou encore : « Votre avenir est écrit. », « Ce qui est écrit c’est ceci ou cela…»
Ce serait contraire à tout ce que je crois du coaching.
- Une carte ne décide jamais.
- Elle suggère.
- Elle interroge.
- Elle ouvre.
- Elle propose une hypothèse.
Le client reste entièrement libre.
Il peut reconnaître quelque chose.
Ou pas.
Il peut dire :
« Cela ne me parle pas du tout. »
Et c’est parfaitement acceptable.
Le Tarot n’a rien à prouver.
Le consentement est indispensable
Je ne propose jamais spontanément un tirage.
J’explique d’abord ce que je fais.
Pourquoi je le fais.
Et surtout ce que je ne fais pas.
J’invite ensuite le client à choisir.
Certaines personnes adorent travailler avec les symboles.
D’autres préfèrent une approche exclusivement verbale.
Les deux sont parfaitement respectables.
Le Tarot ne doit jamais être imposé.
Il doit être proposé.
Tous les clients ne sont pas concernés
Au fil des années, j’ai compris que certains profils bénéficient énormément d’un travail symbolique.
D’autres beaucoup moins.
Le Tarot est particulièrement fécond avec des personnes qui :
- aiment réfléchir ;
- apprécient les métaphores ;
- cherchent du sens ;
- vivent une période de transition ;
- souhaitent prendre du recul sur leur trajectoire ;
- acceptent l’incertitude.
À l’inverse, il est souvent peu pertinent lorsque la demande porte essentiellement sur une expertise technique ou lorsque le client recherche des réponses immédiates.
L’outil doit toujours servir la personne.
Jamais l’inverse.
Les cartes ne parlent pas. Ce sont les personnes qui parlent.

J’entends parfois dire :
« Le Tarot m’a dit que… »
Je ne partage pas cette manière de voir.
- Les cartes ne parlent pas.
- Elles montrent.
- Elles évoquent.
- Elles stimulent.
Ce sont les personnes qui donnent du sens.
Le véritable travail ne consiste donc pas à interpréter les cartes.
Il consiste à écouter ce que leur rencontre provoque chez le client.
- Pourquoi cette image attire-t-elle son regard ?
- Pourquoi cette autre le met-elle mal à l’aise ?
- Pourquoi ce détail devient-il soudain important ?
C’est là que commence le coaching.
Pas dans la carte.
Dans la résonance.
Le Tarot devient alors un miroir dialogique
J’aime définir le Tarot comme un miroir dialogique.
Contrairement à un miroir classique, il ne renvoie pas simplement une image.
Il ouvre une conversation.
- Entre la personne et elle-même.
- Entre sa situation actuelle et ses aspirations.
- Entre ses peurs et ses ressources.
Le coach accompagne cette conversation.
- Il ne la dirige pas.
- Il ne l’oriente pas.
- Il veille simplement à ce qu’elle reste féconde.
Quelques exemples d’utilisation en séance
Imaginons un dirigeant qui hésite entre deux orientations professionnelles.
Plutôt que de lui demander :
« Que vous dit cette carte ? »
Je pourrais lui proposer :
- Quel personnage de cette carte vous ressemble aujourd’hui ?
- Lequel vous dérange ?
- Quel détail n’aviez-vous jamais remarqué ?
- Si cette image était un conseil, lequel serait-il ?
- Que raconte-t-elle de votre manière d’aborder cette situation ?
Autrement dit, les cartes deviennent des déclencheurs de réflexion.
Jamais des réponses.
Autre exemple.
En coaching d’équipe, une lame peut être utilisée comme métaphore collective.
On peut demander :
- Si cette équipe ressemblait à cette carte, qu’aurait-elle de remarquable ?
- Quelle énergie manque aujourd’hui au collectif ?
- Quel personnage de cette image personne n’ose incarner ?
Là encore, le travail porte sur les représentations.
Pas sur une prétendue vérité cachée.
Pourquoi cette approche est compatible avec la déontologie du coaching
Certains pourraient penser qu’utiliser le Tarot est incompatible avec une pratique professionnelle.
Je crois exactement l’inverse.
À condition de respecter quelques principes non négociables.
- Le premier est la liberté du client. Jamais une carte ne décide à sa place.
- Le deuxième est la transparence. Le coach explique ce qu’il fait et pourquoi il le fait.
- Le troisième est la responsabilité. Le Tarot n’est pas utilisé pour influencer, convaincre ou impressionner, mais pour enrichir un processus de réflexion.
- Enfin, le quatrième est l’humilité. Le coach ne prétend jamais détenir une vérité. Il accompagne une exploration.
Ces principes sont exactement ceux qui fondent une pratique éthique du coaching.
Le Tarot n’y déroge pas.
Il les rend peut-être même encore plus exigeants.
Un support au service du discernement
Au fond, je n’utilise pas le Tarot parce que je crois que les cartes savent.
- Je l’utilise parce qu’elles m’obligent, moi comme mes clients, à penser autrement.
- À ralentir.
- À suspendre les évidences.
- À considérer d’autres points de vue.
- À laisser émerger des questions que nous ne nous serions jamais posées.
C’est cette qualité de discernement que je cherche à développer.
Et c’est précisément ce que vous apprendrez dans cette formation.
Car apprendre à utiliser le Tarot ne consiste pas à mémoriser la signification de vingt-deux cartes.
C’est apprendre à regarder autrement les êtres humains, les situations et les processus de transformation.
Et c’est là que commence le véritable voyage. Le programme de la formation a été conçu pour accompagner progressivement cette évolution, depuis les fondements méthodologiques jusqu’à une utilisation professionnelle, rigoureuse et profondément éthique de l’intelligence symbolique. C’est ce parcours que je vais maintenant vous présenter.
Le programme : développer son intelligence symbolique au service du coaching
Je n’ai pas conçu cet atelier pour former des tarologues.
Je l’ai conçu pour aider des coachs professionnels à développer une compétence qui me paraît appelée à devenir de plus en plus précieuse : l’intelligence symbolique.
Pendant plusieurs mois, nous allons apprendre à regarder autrement.
- Autrement les situations.
- Autrement les clients.
- Autrement les organisations.
- Autrement nous-mêmes.
Le Tarot de Marseille ne sera jamais une fin en soi.
- Il sera notre laboratoire.
- Notre terrain d’entraînement.
- Notre support d’observation.
L’objectif n’est pas de savoir « lire les cartes ».
L’objectif est d’apprendre à lire avec davantage de finesse les processus humains.
Un groupe de recherche plus qu’une école
Je souhaite constituer un petit groupe. Entre huit et douze participants.
Pourquoi si peu ?
Parce que ce travail demande du temps.
- Des échanges.
- Des expérimentations.
- Des retours d’expérience.
- Des analyses de pratique.
Chaque séance sera l’occasion de tester.
- D’observer.
- De confronter nos hypothèses.
- D’apprendre les uns des autres.
Je ne souhaite pas transmettre un savoir figé.
Je souhaite animer une communauté de praticiens qui apprennent ensemble. Nous constituons ainsi une cellule de travail, solidaire, qui développe une vraie dynamique au fur et à mesure des ateliers.
Ce que nous apprendrons
Le parcours est progressif.
Nous commencerons par les fondations.
Comprendre la logique du Tarot
Avant toute interprétation, il est indispensable de comprendre l’architecture du système.
- Pourquoi vingt-deux arcanes ?
- Pourquoi cet ordre ?
- Pourquoi ces personnages ?
- Pourquoi ces nombres ?
- Pourquoi ces oppositions ?
Vous découvrirez progressivement la géométrie interne du Tarot de Marseille et la manière dont chaque arcane prend son sens dans l’ensemble.
Vous cesserez de mémoriser des significations.
Vous commencerez à comprendre une structure.
Développer une posture intérieure
Avant d’apprendre à tirer les cartes, nous apprendrons à préparer celui qui les tire.
- Comment créer un véritable silence intérieur ?
- Comment distinguer intuition, imagination et projection ?
- Comment observer ses propres biais cognitifs ?
- Comment rester disponible à ce qui émerge sans vouloir confirmer ses attentes ?
Cette qualité de présence est au cœur de toute la méthode.
Apprendre à poser des questions fécondes
Un mauvais tirage commence presque toujours par une mauvaise question.
Nous travaillerons donc longuement l’art du questionnement.
- Comment transformer une demande de prédiction en question de discernement ?
- Comment ouvrir un espace de réflexion ?
- Comment accompagner sans orienter ?
Cette compétence sera immédiatement transférable dans vos séances de coaching.
Construire un protocole fiable
Nous étudierons plusieurs types de tirages.
Pas pour les multiplier.
Au contraire.
Je préfère peu de protocoles, mais parfaitement maîtrisés.
Chaque tirage possède une logique.
Une fonction.
Un champ d’application.
Nous apprendrons à choisir le plus pertinent selon la situation rencontrée.
Interpréter avec rigueur
C’est probablement la partie la plus exigeante.
- Comment construire une interprétation qui soit à la fois créative et disciplinée ?
- Comment éviter les projections ?
- Comment confronter une intuition ?
- Comment utiliser les résonances sans les transformer en certitudes ?
- Comment articuler la lecture symbolique avec la réalité concrète du client ?
C’est là que se construit le discernement.
Intégrer le Tarot dans sa pratique professionnelle
Progressivement, nous explorerons toutes les applications possibles :
- préparation des séances de coaching ;
- débriefing des accompagnements ;
- auto-supervision ;
- supervision entre pairs ;
- développement de son intuition professionnelle ;
- accompagnement des transitions ;
- créativité ;
- prise de décision ;
- développement de son activité ;
- clarification de son positionnement ;
- préparation d’une conférence ou d’une formation ;
- accompagnement de dirigeants ;
- coaching d’équipe lorsque le contexte s’y prête.
Chaque participant expérimentera ces usages sur ses propres situations professionnelles.
Entre chaque atelier
Je ne crois pas aux formations où l’on écoute pendant deux jours avant de retourner à son quotidien, et perdre 90% des infos qu’on a reçues.
L’apprentissage se construit dans la pratique.
Entre deux rencontres, chacun réalisera des expérimentations.
- Il observera ses propres réactions.
- Notera ses intuitions.
- Analysera ses erreurs.
- Constituera progressivement son propre carnet de recherche.
Ce journal deviendra probablement l’un des outils les plus précieux de la formation.
Ce que vous ne trouverez pas ici
- Vous n’apprendrez pas à prédire l’avenir.
- Vous n’apprendrez pas à annoncer des événements.
- Vous n’apprendrez pas à impressionner vos clients.
- Vous n’apprendrez pas des recettes.
- Vous n’apprendrez pas à devenir dépendant des cartes.
Au contraire.
L’objectif est que, progressivement, les cartes deviennent presque secondaires.
Parce que ce qui se développera réellement, c’est votre qualité de regard.
- Votre discernement.
- Votre capacité à percevoir les dynamiques de transformation.
- Votre intelligence symbolique.
- En définitive, cette formation ne cherche pas à créer des spécialistes du Tarot.
Elle cherche à former des coachs plus lucides, plus créatifs, plus profonds et plus libres.
Et si le Tarot permettait de développer une faculté encore inexploitée ?
Nous avons appris à faire confiance à ce qui se démontre : les faits, les chiffres, les raisonnements, les compétences acquises. Nous accordons également une place croissante à ce que l’on peut ressentir : une émotion, une ambiance, une tension relationnelle, un malaise diffus. Entre ces deux registres existe pourtant une autre capacité, plus difficile à nommer : celle qui permet de percevoir des correspondances, de saisir une situation à travers une image, de faire spontanément un rapprochement ou de comprendre le sens d’un événement avant même de pouvoir l’expliquer. C’est ce que j’appelle l’intelligence symbolique. Beaucoup de personnes en possèdent les prémices sans jamais avoir appris à la reconnaître ni à la développer.
Le Tarot constitue un excellent terrain d’exercice pour cette faculté. Mais son apprentissage ne consiste pas simplement à devenir plus intuitif. Il demande au contraire de cultiver simultanément plusieurs qualités : observer avec précision, analyser les éléments d’une situation, écouter ses impressions, accepter l’incertitude, prendre de la distance avec sa première interprétation et savoir renoncer à vouloir immédiatement avoir raison. C’est ce paradoxe qui rend la pratique intéressante : plus on cherche à « voir » juste, plus il faut apprendre à lâcher prise. L’intuition devient alors moins une croyance en une mystérieuse faculté qu’une perception à affiner, à confronter et à mettre en dialogue avec la raison.
C’est précisément cette démarche que je propose dans mes formations au Tarot. Je ne fais pas de tirages pour les personnes qui souhaitent obtenir une réponse : je leur apprends à pratiquer elles-mêmes. Il s’agit de découvrir la structure du Tarot, d’apprendre à observer les cartes et leurs relations, mais également de travailler sur ses propres projections. Peu à peu, le pratiquant développe une capacité à faire dialoguer les trois formes d’intelligence : la rationalité qui analyse, l’intelligence sensible qui perçoit et l’intelligence symbolique qui relie. Ce travail peut révéler des facultés que l’on utilisait déjà spontanément sans leur avoir donné de nom.
Pour un coach, cette pratique peut prendre une dimension supplémentaire. Le Tarot peut devenir un support de préparation avant une séance ou une réunion, un moyen de débrider une réflexion, d’explorer une orientation, de prendre du recul face à une situation complexe ou d’envisager plusieurs lectures d’une relation. Il peut également aider le coach à mieux repérer ses propres « échos » dans la relation et à ne pas confondre ce qu’il perçoit chez son client avec ce qui lui appartient. La formation ne cherche donc pas à ajouter un gadget ésotérique à la panoplie du coach : elle vise à développer une qualité de regard, une capacité de discernement et une intelligence symbolique qui peuvent enrichir profondément sa manière d’accompagner.
Une invitation
Si vous êtes arrivé jusqu’ici, c’est probablement que quelque chose dans cette approche résonne déjà avec votre manière d’envisager le coaching.
Peut-être ressentez-vous, comme moi, que notre métier entre dans une nouvelle période. Les connaissances techniques sont désormais largement accessibles. L’intelligence artificielle sait produire des analyses pertinentes. Les modèles se diffusent rapidement.
La valeur d’un coach se jouera de moins en moins dans ce qu’il sait, et de plus en plus dans sa manière de percevoir, de relier, d’interroger et d’accompagner.
C’est précisément cette compétence que je vous propose d’entraîner.
- Non pour croire davantage.
- Mais pour observer avec plus de finesse.
- Non pour devenir voyant.
- Mais pour devenir plus voyant… au sens premier du terme : voir ce qui, jusque-là, échappait au regard.
Si cette aventure vous attire, je serai heureux de vous accueillir dans la première promotion de cet atelier, qui ouvrira en janvier 2027.
Pour compléter cet article, j’aimerais vous inviter à parcourir un dernier point de vue qui prend de la hauteur par rapport aux évolutions de notre métier de coach si particulier…Je l’ai résumé dans cet article dans un manifeste de l’intelligence symbolique.
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