A Retenir

Introduction

Entre un client et son coach surviennent parfois divers transferts dit « systémiques ». Ces phénomènes inconscients créent des dynamiques relationnelles complexes qui peuvent enrichir ou entraver le processus d’accompagnement. Dans cet article, je vais mettre en parallèle deux séances :

Nous verrons les échos entre les deux séances, ainsi que les déductions que pourra en faire le coach pour préparer sa prochaine séance de coaching avec son client suite à cette supervision.

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La séance de coaching : quand la pression inhibe l’excellence

Marc, coach certifié avec quinze années d’expérience, se prépare à recevoir Thomas, directeur général d’une startup en pleine croissance. Le coaching a été prescrit par le board de l’entreprise, composé d’investisseurs prestigieux qui attendent des résultats tangibles. Thomas lui-même est un profil remarquable : diplômé d’HEC et ancien consultant McKinsey, il manie les concepts avec une aisance déconcertante et n’hésite pas à challenger chaque intervention de son coach.

Dès le début de la séance, Marc ressent une tension inhabituelle. Thomas expose sa problématique avec une précision chirurgicale : « Je dois réorganiser mon équipe de direction dans les trois semaines qui viennent. Le board attend de moi que je transforme cette organisation en machine de guerre capable de lever 50 millions d’euros d’ici six mois. J’ai besoin que ce coaching me donne des outils concrets, des méthodologies éprouvées. »

Marc acquiesce, mais quelque chose se noue dans son ventre. Il se surprend à penser : « Si ce coaching ne marche pas, ma réputation sera ternie auprès de ces investisseurs influents. Et cet homme m’impressionne, je n’aimerais pas le décevoir… »

Cette pensée parasite envahit son esprit tandis que Thomas continue son exposé, émaillé de références aux dernières théories du management et de comparaisons avec les pratiques de Google ou Amazon.

« Alors Marc, quelle est votre approche pour ce type de problématique ? » lance Thomas avec un sourire en coin qui semble dire : « Impressionnez-moi. »

Marc sent sa gorge se serrer. Au lieu de s’appuyer sur sa posture habituelle d’écoute et de questionnement, il se lance dans une présentation des différents modèles de réorganisation qu’il connaît. Il parle de matrices RACI, de modèles de Tuckman, de théories de Kotter sur le changement. Thomas écoute poliment, prend quelques notes, mais Marc perçoit dans son regard une certaine déception.

« C’est intéressant, mais j’ai déjà lu tout cela. Ce que j’attends de vous, c’est quelque chose de plus… personnalisé. De plus innovant. » La voix de Thomas trahit une légère impatience.

Marc se sent pris au piège. Plus il essaie de briller par ses connaissances théoriques, plus il sent qu’il s’éloigne de son client. Il multiplie les références, cite des études de cas, propose des outils sophistiqués. Mais paradoxalement, plus il en fait, moins Thomas semble engagé.

À mi-séance, Marc réalise qu’il n’a posé aucune question ouverte. Il n’a pas exploré les enjeux personnels de Thomas, ses craintes, ses motivations profondes. Il s’est focalisé sur le contenu – les modèles, les outils, les méthodologies – au détriment du processus relationnel qui constitue pourtant le cœur de son expertise.

« Écoutez Marc, » finit par dire Thomas, « j’ai l’impression que vous essayez de me vendre des solutions que je pourrais trouver dans n’importe quel livre de management. Où est votre valeur ajoutée ? »

Cette question résonne comme un coup de massue. Marc se rend compte qu’il est tombé dans le piège de vouloir absolument « réussir » ce coaching, au lieu de faire confiance à son client et à son propre savoir-faire. Il tente de se ressaisir, mais la dynamique est installée. Thomas attend des preuves de sa compétence, Marc essaie de les donner par tous les moyens, créant un cercle vicieux qui les éloigne l’un de l’autre.

Les trente dernières minutes s’éternisent. Marc propose exercice sur exercice, Thomas les réalise avec application mais sans véritable engagement. Quand la séance se termine, les deux hommes échangent des politesses convenues, mais Marc lit dans les yeux de Thomas une question muette : « Êtes-vous vraiment le coach qu’il me faut ? »

En raccompagnant son client, Marc est envahi par un sentiment d’échec. Il a l’impression d’avoir trahi sa propre approche, ses valeurs, son expertise. Cette séance qui devait être un succès s’est transformée en démonstration de tout ce qu’il ne faut pas faire en coaching. Il ressent le besoin urgent de comprendre ce qui s’est joué pour éviter de reproduire cette dynamique destructrice.

La séance de supervision : quand l’histoire se répète

Deux jours plus tard, Marc retrouve Sophie, sa superviseure, dans son cabinet habituel. Experte en approche systémique avec plus de vingt ans d’expérience, Sophie accompagne Marc depuis trois ans dans son développement professionnel. Mais aujourd’hui, Marc aborde cette séance avec une appréhension inhabituelle.

« Sophie, j’ai vécu un véritable fiasco avec un client cette semaine. Je me suis complètement perdu, j’ai oublié tous mes fondamentaux. » Marc déverse son récit avec une urgence palpable, détaillant chaque moment de la séance avec Thomas, analysant ses erreurs, critiquant sa performance.

Sophie l’écoute attentivement, mais remarque quelque chose d’inhabituel dans l’attitude de Marc. Il parle vite, multiplie les auto-justifications, semble attendre d’elle qu’elle lui donne des solutions immédiates pour « rattraper » sa relation avec Thomas.

« Marc, » interrompt doucement Sophie, « j’ai l’impression que vous attendez de moi que je vous donne des recettes magiques pour sauver ce coaching. Est-ce que je me trompe ? »

Marc s’arrête net. « Eh bien… j’espérais que vous pourriez m’aider à comprendre comment rebondir avec Thomas. Comment lui prouver que je suis un bon coach. »

Sophie sourit intérieurement. Elle reconnaît là un phénomène qu’elle observe régulièrement : la reproduction dans l’espace de supervision des mêmes dynamiques que celles vécues avec le client. Marc est en train de reproduire avec elle exactement ce qu’il a vécu avec Thomas : la pression de performance, l’attente de solutions miracle, la focalisation sur le « faire » plutôt que sur « l’être ».

« Marc, je suis curieuse. En ce moment, avec moi, que ressentez-vous ? » demande Sophie avec bienveillance.

« Je ressens… de l’urgence. J’ai l’impression qu’il faut que vous m’aidiez rapidement, que vous me donniez des outils concrets pour la prochaine séance avec Thomas. »

« Et qu’est-ce que cela vous rappelle ? »

Un long silence s’installe. Marc fronce les sourcils, puis son visage s’illumine progressivement. « C’est exactement ce que Thomas me demandait… Des outils concrets, des solutions rapides, des preuves de compétence. »

Sophie acquiesce. « Et comment vous sentez-vous quand je ne vous donne pas immédiatement ces outils que vous réclamez ? »

« Frustré. Inquiet. J’ai l’impression que vous pourriez douter de ma capacité… » Marc s’interrompt brusquement. « Mon Dieu, c’est exactement ce que Thomas a dû ressentir quand je me suis mis à déballer tous mes modèles théoriques au lieu de l’écouter vraiment. »

Sophie laisse le silence installer cette prise de conscience. Puis elle reprend : « Marc, j’aimerais explorer avec vous cette pression que vous ressentez. D’où vient-elle selon vous ? »

Marc réfléchit. « Thomas me met la pression par ses attentes élevées. Le board aussi, avec ses enjeux financiers énormes. Et puis… il y a moi. Mes propres exigences. »

« Et là, maintenant, avec moi ? »

« Je me mets la pression pour que vous trouviez que je suis un bon coaché. Pour que cette supervision soit ‘réussie’. » Marc rit jaune. « Je reproduis exactement le même schéma. »

Sophie invite Marc à explorer plus profondément cette dynamique. Ensemble, ils découvrent que cette pression de performance empêche Marc d’accéder à ses ressources naturelles d’écoute et d’intuition. Ils explorent également comment le contexte – un client brillant, des enjeux financiers importants, une réputation à préserver – active chez Marc des mécanismes de défense qui l’éloignent de son excellence habituelle.

« Marc, si vous acceptiez que Thomas ne soit pas impressionné par vos connaissances, que se passerait-il ? » demande Sophie.

« Je… je pourrais peut-être vraiment l’écouter. M’intéresser à ce qu’il vit vraiment derrière ses enjeux professionnels. »

La séance se termine par cette ouverture. Marc repart avec une compréhension nouvelle de ce qui s’est joué, mais surtout avec l’expérience incarnée d’une supervision qui a modelé pour lui une autre façon d’accompagner.

Les échos systémiques : miroirs et apprentissages

Cette situation illustre parfaitement ce que les systémiciens appellent les « processus parallèles » ou « échos systémiques« . Marc a reproduit dans sa relation avec Sophie la même dynamique qu’il vivait avec Thomas : la pression de performance, l’attente de solutions externes, la focalisation sur les résultats plutôt que sur le processus.

Cette reproduction n’est ni un hasard ni un échec. Elle constitue une information précieuse sur ce qui se joue dans le système client-coach. En permettant à Marc de vivre cette dynamique dans un espace sécurisé, la supervision lui offre la possibilité de la comprendre de l’intérieur et de développer de nouvelles ressources pour y faire face.

Le tour de main de Sophie consiste à ne pas tomber dans le piège de donner immédiatement les solutions réclamées par Marc. En résistant à cette demande implicite, elle crée l’espace nécessaire pour que Marc puisse prendre conscience de ce qui se joue. Elle utilise sa propre expérience relationnelle avec Marc comme matériau de travail, lui permettant de comprendre par analogie ce que peut vivre Thomas.

Cette approche présente plusieurs bénéfices majeurs. Pour Marc, elle permet de sortir du cercle vicieux de la performance pour retrouver sa posture naturelle de coach. En comprenant comment la pression l’amène à abandonner ses ressources, il peut développer des stratégies pour rester centré même dans des contextes challengeants.

Pour Thomas, les bénéfices sont indirects mais réels. Marc pourra aborder leur prochaine séance avec une compréhension renouvelée de ce qui se joue entre eux. Au lieu de chercher à impressionner son client, il pourra s’autoriser à être simplement présent et à l’écoute. Cette authenticité retrouvée créera probablement les conditions d’un travail plus profond et plus satisfaisant pour tous les deux.

La supervision systémique révèle également comment les attentes du contexte (le board, les enjeux financiers) influencent inconsciemment la relation de coaching. En prendre conscience permet au coach de s’en déprendre partiellement et de retrouver sa liberté d’action.

Enfin, cette expérience illustre comment la supervision ne consiste pas à donner des conseils ou des solutions, mais à créer les conditions d’une prise de conscience et d’un apprentissage expérientiel. Sophie n’a pas dit à Marc ce qu’il devait faire avec Thomas. Elle lui a permis de vivre une expérience différente qui lui donne accès à de nouvelles possibilités d’intervention.

Transformez votre pratique grâce à la supervision systémique

Cette histoire n’est pas exceptionnelle. Elle illustre des dynamiques que vivent régulièrement tous les coachs, quelle que soit leur expérience. Les échos systémiques font partie intégrante de notre métier, et apprendre à les reconnaître et à les utiliser constitue un levier puissant de développement professionnel.

La supervision systémique vous offre cet espace privilégié pour explorer ces phénomènes en toute sécurité. Elle vous permet de transformer vos difficultés en ressources, vos questions en apprentissages, vos défis en opportunités de croissance.

Si vous ressentez le besoin d’un espace pour déposer, clarifier ou approfondir ce qui se joue dans vos séances de coaching, la supervision systémique est certainement un atout précieux pour vous.

Contactez-moi dès aujourd’hui pour découvrir comment la supervision systémique peut transformer votre pratique et enrichir votre accompagnement de vos clients.

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Clés pratiques pour les coachs

On a ici à faire à un coach sous intense pression de « réussir » le coaching, une responsabilité qui devrait incomber au coaché. Cette pression émane de trois sources:

Cette situation a des conséquences négatives: le coach est inhibé, perd ses moyens, se concentre sur le contenu (les problèmes concrets du coaché) plutôt que sur le processus (la dynamique relationnelle et les schémas comportementaux). Il ne parvient pas à identifier qu’il est pris dans une boucle systémique, où la pression qu’il ressent affecte sa performance et renforce potentiellement les attentes extérieures.

Ce que le coach peut faire face à cette pression

Pour sortir de cette spirale et se reconcentrer sur l’excellence de ses pratiques, le coach peut adopter plusieurs stratégies:

En se concentrant sur ces aspects, le coach peut transformer cette pression en une opportunité de croissance professionnelle, en passant d’une logique de résultat à une logique de processus et d’excellence de sa posture.

FAQ : Les échos systémiques en coaching et supervision

Comprendre et transformer la pression de performance dans l’accompagnement professionnel

  • Qu’est-ce qu’un écho systémique dans la relation coach-coaché ?

    Un écho systémique désigne la reproduction, souvent inconsciente, de schémas relationnels ou émotionnels d’une relation (par exemple, entre un coach et un coaché) dans un autre contexte similaire (comme la supervision du coach). Il s’agit d’effets « miroirs » où une même dynamique – pression de performance, recherche de validation, attentes élevées – se rejoue à différents niveaux du système et offre ainsi matière à évolution et apprentissage.

  • Comment reconnaître qu’on est pris dans une boucle systémique durant une séance de coaching ?

    Certains signes peuvent alerter le coach : sentiment de pression inhabituelle, perte de ses repères professionnels habituels, tendance à vouloir prouver sa valeur ou à apporter trop de solutions concrètes au détriment de l’écoute. Souvent, ces signaux montrent que la relation devient centrée sur la performance perçue, créant une « boucle systémique » où coach et coaché alimentent mutuellement la pression.

  • Quel rôle la supervision systémique joue-t-elle dans la résolution de ces dynamiques ?

    La supervision systémique apporte un espace sécurisé où le coach peut explorer ses propres schémas sous-jacents. Grâce au regard d’un superviseur expérimenté, il devient possible de prendre du recul, de repérer comment des dynamiques vécues avec un coaché se rejouent en supervision, et ainsi d’expérimenter de nouvelles façons d’être et d’agir, plus centrées sur le processus et non sur la seule performance.

  • Pourquoi la pression de réussir un coaching peut-elle inhiber le coach ?

    Une forte pression de « réussir » – qu’elle vienne du client, du sponsor (ex. le board), ou du coach lui-même – pousse souvent le coach à sortir de son cadre, à se focaliser sur l’apport de solutions rapides ou de modèles théoriques. Cela peut l’éloigner de son rôle essentiel d’écoute et d’accompagnement du processus, le privant de sa capacité à s’ajuster avec authenticité et créativité.

  • Quelles sont les conséquences possibles d’une telle dynamique sur la séance ?

    Lorsqu’il cède à la pression, le coach risque de multiplier les outils, les conseils ou les références, sans s’adapter réellement au vécu et aux besoins singuliers du coaché. On observe alors une perte de connexion réelle, un manque d’engagement du coaché, et parfois une insatisfaction ou un questionnement sur la valeur ajoutée du coaching.

  • Comment sortir de la spirale de la pression et restaurer une dynamique saine en séance ?

    • Reconnaître et accepter la pression : Prendre conscience de son ressenti et ne pas le nier.
    • Se recentrer sur le processus : Observer la dynamique relationnelle plutôt que de s’épuiser sur le contenu technique.
    • Clarifier les rôles et les attentes : Réaffirmer que la réussite du coaching appartient au coaché, le coach étant garant du cadre et du processus.
    • Recourir à la supervision : Prendre du recul avec un professionnel expérimenté.
    • Travailler sur ses propres schémas : Identifier d’où vient la pression interne (perfectionnisme, besoin de reconnaissance…)
    • Adopter une posture d’humilité et d’expérimentation : Accepter de ne pas tout contrôler et aborder chaque séance comme une nouvelle expérience.
    • Utiliser la transparence avec discernement : Partager avec le coaché, si approprié, son investissement et remettre chacun à sa juste place.
  • La supervision donne-t-elle des solutions concrètes pour le coach ?

    Non, la supervision systémique n’apporte pas de « recette magique ». Elle vise plutôt à créer les conditions d’une prise de conscience profonde, pour que le coach développe ses propres ressources et stratégies. Le superviseur accompagne le coach dans l’exploration de ses ressentis et de ses modes de fonctionnement afin que celui-ci puisse par la suite accompagner ses clients avec plus de justesse et d’authenticité.

  • Quels bénéfices un coach et ses clients retirent-ils d’une supervision systémique ?

    Le coach réapprend à s’appuyer sur ses ressources naturelles d’écoute et d’intuition, sort des logiques de performance et retrouve une posture plus authentique. Cette transformation favorise une relation plus profonde avec ses clients, qui en retirent plus d’engagement, de confiance et de résultats durables. Le coach peut alors transformer chaque difficulté traversée en opportunité d’apprentissage et de croissance professionnelle.

  • Quand solliciter une supervision systémique ?

    Il est conseillé de recourir à la supervision lors de situations de doute, après une séance jugée insatisfaisante, ou encore lorsqu’une dynamique relationnelle inconfortable se répète. La supervision systémique est aussi précieuse à chaque étape clé du parcours de coach pour entretenir son niveau d’excellence professionnelle.

  • Où trouver plus d’informations ou bénéficier d’une supervision systémique ?

    Pour découvrir en détail la supervision systémique, ses modalités, ses bénéfices ou prendre rendez-vous, contactez directement au 06.71.84.97.06 ou consultez la page dédiée aux tarifs de supervision.

Paul-Devaux-profile-picture

Paul Devaux

Coach professionnel

Depuis 25 ans, Paul pratique le Coaching professionnel en entreprise, dans une approche systémique. Accrédité à la Société Française de Coaching en 2008, il est également formateur et superviseur de Coachs depuis 2010. Egalement fondateur d'une école de coaching (voir NRGY-trainig.fr).

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