Avez-vous déjà remarqué comment certaines situations semblent se répéter dans vos relations, comme si vous dansiez toujours les mêmes pas sans l’avoir décidé ? Ces phénomènes ne relèvent pas du hasard, mais de ce qu’on appelle les dynamiques relationnelles répétitives : des patterns qui structurent nos interactions sans que nous en ayons pleinement conscience.
Les fondements : comprendre la structure invisible
Schémas et configurations relationnelles
Imaginez un système relationnel comme une chorégraphie invisible. Chaque personne occupe une position, joue un rôle, et ces éléments forment ce qu’on nomme un schéma interactionnel ou une configuration relationnelle. Il ne s’agit pas simplement de la personnalité de chacun, mais bien de la façon dont les personnes s’organisent ensemble.
Dans une équipe dirigeante, par exemple, vous pourriez observer une structure relationnelle où l’un propose systématiquement des idées audacieuses, un autre tempère et anticipe les risques, tandis qu’un troisième arbitre. Cette organisation du système n’est écrite nulle part, pourtant elle se reproduit meeting après meeting.
La logique systémique : au-delà des individus
Ce qui fascine dans l’approche systémique, c’est que ces dynamiques systémiques obéissent à une logique systémique propre, parfois indépendante des intentions individuelles. Le système développe son propre mode de fonctionnement, comme un organisme vivant qui cherche son équilibre.
Pensez à ces entreprises où, malgré le changement de dirigeants, les mêmes difficultés persistent : retards chroniques, conflits entre départements, résistance au changement. Ce n’est pas que les personnes soient « mauvaises », c’est que le système maintient sa structure.
La répétition : quand le passé informe le présent
Boucles et cycles interactionnels
La boucle relationnelle est au cœur de ces phénomènes répétitifs. Elle décrit comment une action en entraîne une autre, qui elle-même renforce la première, créant un cycle interactionnel auto-entretenu.
Prenons un exemple concret : un manager ressent de l’inquiétude face à un projet et augmente son contrôle. L’équipe, se sentant surveillée, communique moins spontanément. Le manager, privé d’informations, s’inquiète davantage et resserre encore sa supervision. Voilà une séquence répétitive qui s’installe, un pattern interactionnel qui peut perdurer des années.
La récurrence interactionnelle
Cette récurrence interactionnelle n’est pas une simple habitude. Elle révèle quelque chose de plus profond sur l’organisation du système. Chaque répétition renforce le pattern, le rend plus prévisible, plus « naturel » aux yeux des participants, jusqu’à devenir invisible.
La causalité circulaire : sortir du « qui a commencé ? »
Comprendre les boucles de rétroaction
L’approche systémique nous invite à abandonner la question « qui a commencé ? » pour explorer le processus circulairelui-même. Dans une boucle de rétroaction, chaque comportement est à la fois cause et conséquence.
Imaginons un couple de dirigeants associés : l’un reproche à l’autre son désengagement des décisions stratégiques. L’autre se retire davantage, se sentant critiqué. Le premier, constatant ce retrait, intensifie ses reproches. Ce feedbackcirculaire, cette rétroaction circulaire, crée un enchaînement causal circulaire où il devient impossible de désigner un coupable.
L’intelligence du feed-back
Le feed-back n’est ni bon ni mauvais en soi. Il est information. Un système sain utilise ces retours pour s’ajuster, évoluer. Un système rigide les ignore ou les amplifie de façon dysfonctionnelle. Comprendre ces mécanismes permet de transformer un cercle vicieux en cercle vertueux.
Les forces invisibles : règles, mythes et équilibres
Les règles implicites
Chaque système fonctionne selon des règles implicites, jamais formulées mais puissamment actives. Dans une organisation, cela peut être : « on ne contredit jamais le fondateur en réunion », « les émotions n’ont pas leur place ici », ou « chacun doit se montrer indispensable ».
Ces règles émergent de l’histoire du système, des événements fondateurs, des valeurs partagées. Elles deviennent tellement évidentes qu’elles échappent à la conscience collective, gouvernant pourtant chaque interaction.
Les mythes familiaux et organisationnels
Le mythe familial (qu’on retrouve aussi dans les organisations sous forme de « légendes d’entreprise ») est un récit partagé sur l’identité du groupe : « nous sommes une famille », « nous sommes des battants », « nous avons toujours été innovants ». Ces mythes structurent les comportements acceptables et façonnent les attentes.
Un mythe peut être porteur et inspirant, ou enfermant et source de souffrance quand il empêche l’évolution ou nie certaines réalités.
L’homéostasie du système
L’homéostasie du système désigne cette tendance naturelle à maintenir son équilibre relationnel, même quand cet équilibre est dysfonctionnel. Le système résiste au changement parce que modifier un élément menace l’ensemble de la structure.
C’est pourquoi une personne qui évolue personnellement peut rencontrer tant de résistance dans son système : son changement déséquilibre l’ensemble. Le système mobilise alors son énergie pour ramener cette personne à sa position antérieure, préservant ainsi sa stabilité.
En pratique : observer pour transformer
Comprendre ces dynamiques n’est pas un exercice intellectuel abstrait. C’est un outil puissant de transformation. Quand vous identifiez une boucle répétitive dans votre équipe, votre famille ou votre couple, vous ouvrez la possibilité d’intervenir différemment.
La première étape consiste à observer sans juger : quelle est la danse en cours ? Qui fait quoi, en réponse à quoi ? Ensuite vient la conscience : ce pattern sert-il encore le système ou l’emprisonne-t-il ? Enfin, l’intervention : comment interrompre la séquence, introduire une variation, inviter le système à trouver un nouvel équilibre ?
Les dynamiques relationnelles répétitives ne sont ni bonnes ni mauvaises. Elles sont l’expression de l’intelligence collective d’un système qui cherche à survivre et à s’organiser. Les comprendre, c’est se donner la liberté de choisir consciemment les danses que nous voulons perpétuer et celles que nous souhaitons réinventer.
Et si vous arrêtiez de corriger les symptômes pour transformer le fonctionnement réel de l’équipe ?
Les tensions récurrentes, les non-dits, les décisions qui n’aboutissent pas ou les mêmes blocages qui reviennent encore et encore ne sont pas des problèmes individuels : ce sont des dynamiques systémiques répétitives. Tant qu’elles restent invisibles, elles continuent d’entraver la coopération, l’engagement et la performance collective.
Le coaching systémique d’équipe permet de :
- rendre visibles les schémas interactionnels qui se rejouent,
- comprendre ce qui maintient l’équilibre actuel (même s’il est inefficace),
- créer de nouveaux modes de fonctionnement plus fluides, alignés et responsabilisants,
- renforcer durablement la confiance, la clarté et la capacité à décider ensemble.
Passez d’une équipe qui subit ses automatismes à une équipe consciente de ses leviers relationnels.
Engagez un coaching systémique d’équipe et transformez les dynamiques qui freinent votre collectif en ressources de coopération et de performance.
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Étude de cas : Quand deux cultures télécoms refusent de fusionner
Contexte : la fusion « gagnant-gagnant » qui patine
TechConnect (450 personnes, culture startup, forte croissance) et ReliaCom (800 personnes, acteur historique, solidité technique) fusionnent pour créer un leader régional des télécommunications. Sur le papier, la complémentarité est parfaite : l’agilité et l’innovation de l’une, la robustesse et l’expérience client de l’autre.
Dix-huit mois après la fusion, le COMEX fait appel à un coach systémique. Le constat est inquiétant : les synergies promises ne se matérialisent pas, les projets transversaux n’aboutissent jamais, le turnover explose chez TechConnect, et une guerre froide s’est installée entre les équipes.
« On ne comprend pas, nous confie le DG. Nous avons tout fait dans les règles : communication transparente, séminaires d’intégration, organigramme équilibré. Mais rien ne prend. »
Premier niveau : les symptômes visibles
Les séquences répétitives observables
Les réunions projet suivent invariablement le même pattern interactionnel :
- Les équipes ex-TechConnect proposent des solutions innovantes, souvent avec des délais serrés
- Les équipes ex-ReliaCom soulèvent des problèmes techniques, de sécurité ou de conformité
- Les TechConnect accusent les ReliaCom de « freinage » et de « résistance au changement »
- Les ReliaCom reprochent aux TechConnect leur « légèreté » et leur « manque de rigueur »
- Les décisions sont reportées ou diluées
- Chaque camp repart frustré, convaincu d’avoir raison
Cette boucle relationnelle se reproduit projet après projet, créant une récurrence interactionnelle épuisante qui paralyse l’organisation.
Deuxième niveau : la causalité circulaire à l’œuvre
La boucle de rétroaction invisible
En observant finement, le coach identifie un processus circulaire plus subtil :
Phase 1 : Les ex-TechConnect, sentant que leurs propositions sont systématiquement ralenties, commencent à présenter des projets en version « déjà ficelée », minimisant les difficultés techniques pour éviter les objections prévisibles.
Phase 2 : Les ex-ReliaCom, découvrant en cours de route des problèmes non anticipés, se sentent trahis et durcissent leur posture de contrôle et de validation.
Phase 3 : Les ex-TechConnect interprètent ce durcissement comme une confirmation de la « rigidité bureaucratique » de leurs collègues et accentuent leur stratégie de contournement.
Phase 4 : Les ex-ReliaCom, percevant ce contournement, renforcent leurs processus de validation et leur vigilance.
Voilà un enchaînement causal circulaire parfait où chacun réagit logiquement aux comportements de l’autre, sans voir qu’il les provoque simultanément. Le feedback de chaque camp alimente et amplifie la réponse de l’autre camp.
Troisième niveau : les structures relationnelles cachées
Les configurations relationnelles héritées
Le coach découvre rapidement que le système a recréé, sans le décider, deux structures relationnelles parallèles :
Configuration TechConnect : décisions rapides en petit comité, communication informelle intense (Slack, couloirs), validation a posteriori, valorisation de l’audace et de la vitesse.
Configuration ReliaCom : processus formalisés, traçabilité documentaire, comités de validation, valorisation de la fiabilité et de la maîtrise des risques.
Ces deux organisations du système coexistent sans jamais vraiment s’hybrider. Pire : chacune s’est rigidifiée dans son mode de fonctionnement originel, comme une réaction de défense identitaire.
Les schémas interactionnels dysfonctionnels
Un schéma interactionnel particulièrement toxique s’est installé autour du leadership :
Le DG (ex-TechConnect) prône publiquement « l’intégration » et « une seule culture », mais dans les faits, il tranche systématiquement en faveur de l’agilité et de la rapidité quand il y a blocage. Son adjoint (ex-ReliaCom) compense en renforçant discrètement les garde-fous et processus de contrôle, créant une double structure de décision parallèle.
Cette dynamique systémique au sommet autorise et légitime la division dans toute l’organisation. Le message implicite est : « Faites semblant de collaborer, mais en réalité, restez dans votre camp. »
Quatrième niveau : les règles implicites et mythes fondateurs
Les règles implicites antagonistes
L’analyse révèle des règles implicites incompatibles qui régissent chaque sous-système :
Chez ex-TechConnect :
- « Mieux vaut demander pardon que permission »
- « La lenteur est la mort de l’innovation »
- « Les process sont faits pour être contournés intelligemment »
- « On ne peut pas faire confiance aux ‘anciens’ pour nous comprendre »
Chez ex-ReliaCom :
- « Un client qu’on déçoit est un client perdu définitivement »
- « La réputation se construit en 20 ans et se détruit en 20 minutes »
- « Les ‘petits nouveaux’ ne comprennent pas la complexité de notre métier »
- « Notre expertise justifie notre droit de veto »
Ces règles ne sont jamais formulées mais gouvernent puissamment les comportements. Elles créent deux logiques systémiques irréconciliables.
Les mythes organisationnels en conflit
Chaque entité porte un mythe familial fort qui structure son identité collective :
Le mythe TechConnect : « Nous sommes des disrupteurs, des David contre Goliath, nous révolutionnons un secteur endormi. » Ce mythe valorise la transgression, la créativité, l’héroïsme entrepreneurial.
Le mythe ReliaCom : « Nous sommes les gardiens de la fiabilité, ceux sur qui on peut compter quand ça compte vraiment, les professionnels du sérieux. » Ce mythe valorise la constance, l’expertise, la responsabilité.
La fusion menace ces deux mythes identitaires. Adopter la culture de l’autre reviendrait à trahir son propre récit fondateur, à perdre ce qui donnait sens et fierté au travail collectif.
Cinquième niveau : l’homéostasie du système
La résistance invisible au changement
Le plus troublant émerge quand le coach explore ce qui se passe lorsqu’une vraie collaboration réussit :
Sur un projet de refonte du portail client, deux équipes mixtes travaillent remarquablement bien ensemble pendant trois mois. L’innovation TechConnect rencontre la rigueur ReliaCom, le résultat est brillant, l’énergie excellente.
Mais alors, un phénomène étrange se produit : les membres de cette équipe commencent à être critiqués dans leur camp d’origine. Les ex-TechConnect sont accusés de « s’être ramollis », de « penser process plutôt que résultat ». Les ex-ReliaCom sont suspectés de « laisser filer la qualité », de « se laisser séduire par la facilité ».
Progressivement, plusieurs membres demandent à revenir dans des équipes « pures ». Le système a activé son homéostasie : il a rejeté l’élément qui menaçait sa structure binaire.
L’équilibre relationnel paradoxal
Le coach formule alors une hypothèse dérangeante : et si ce système avait trouvé son équilibre relationnel dans la division elle-même ?
La séparation permet à chaque sous-groupe de :
- Préserver son identité et ses valeurs
- Trouver un bouc émissaire externe pour expliquer les difficultés
- Maintenir une cohésion interne forte (contre « l’autre »)
- Éviter la remise en question de ses propres limites
La « guerre froide » est devenue le principe organisateur du système. Les tentatives de fusion véritables sont perçues comme des menaces par cet équilibre, même dysfonctionnel.
L’intervention systémique : interrompre les cycles
Phase 1 : Rendre visible l’invisible
Le coach organise des séances où les deux groupes observent ensemble des enregistrements vidéo de leurs propres réunions. Objectif : mettre en lumière les boucles de rétroaction et les cycles interactionnels.
L’effet est saisissant. Voir objectivée la danse répétitive provoque un choc de conscience. « On dirait des enfants qui se disputent », commente un directeur technique ex-ReliaCom. « C’est comme si on jouait un script écrit à l’avance », ajoute une chef de projet ex-TechConnect.
Cette prise de conscience du pattern interactionnel est la première brèche dans la structure.
Phase 2 : Questionner les règles implicites
Le coach invite ensuite le COMEX à formuler explicitement les règles implicites de chaque culture, puis à débattre : lesquelles voulons-nous vraiment garder ?
L’exercice révèle des surprises. Certaines règles TechConnect sont reconnues comme dangereuses même par les ex-TechConnect (« contourner systématiquement les processus nous a coûté cher »). Certaines règles ReliaCom sont jugées obsolètes même par les ex-ReliaCom (« notre lenteur nous fait perdre des marchés »).
Surtout, émerge la possibilité de règles nouvelles, ni TechConnect ni ReliaCom, mais propres au nouveau système : « L’innovation doit être testée rapidement ET sécurisée intelligemment », « La rapidité sans fiabilité n’est pas de l’agilité, c’est de l’imprudence ».
Phase 3 : Réorganiser la structure relationnelle
Plutôt que maintenir des équipes mono-culturelles, le coach propose une réorganisation radicale basée sur des configurations relationnelles inédites :
Des trinômes mixtes sont créés sur chaque projet : un « explorateur » (profil innovation), un « architecte » (profil robustesse), un « traducteur » (capable de naviguer entre les deux logiques). Ces rôles sont attribués indépendamment de l’origine de chacun.
Cette nouvelle organisation du système casse les identités binaires et force l’émergence d’une dynamique systémiquedifférente.
Phase 4 : Transformer les mythes
Le travail le plus profond concerne les mythes organisationnels. Le coach organise un séminaire où chaque groupe raconte son histoire, ses fiertés, ses peurs.
Émotion forte quand un ingénieur ReliaCom de 58 ans explique : « J’ai peur qu’on oublie que derrière chaque infrastructure, il y a des vies qui dépendent de nous. Un hôpital qui perd sa connexion, ce n’est pas juste un incident technique. »
Émotion similaire quand une développeuse TechConnect de 29 ans confie : « J’ai peur qu’on étouffe cette énergie créative qui nous permet de résoudre des problèmes que personne d’autre ne sait résoudre. C’est pour ça que je fais ce métier. »
Ces partages vulnérables créent une compréhension mutuelle. Le nouveau mythe émerge collectivement : « Nous sommes ceux qui allient l’audace de l’innovation et la responsabilité de la fiabilité. Ni l’une sans l’autre. »
Résultats à 12 mois
Dix-huit mois après l’intervention, le système a profondément changé :
- Les projets transversaux aboutissent, avec des délais réalistes et des livrables robustes
- Le turnover ex-TechConnect est revenu à un niveau normal
- Une nouvelle génération de leaders émerge, qui n’incarne ni TechConnect ni ReliaCom, mais la synthèse
- Les clients perçoivent effectivement la différenciation promise : innovation fiable
Les séquences répétitives dysfonctionnelles ont cédé la place à de nouveaux patterns interactionnels, plus constructifs. Le système a trouvé un nouvel équilibre relationnel, non plus dans la séparation, mais dans la complémentarité assumée.
Enseignements : ce que révèle cette étude de cas
Les dynamiques invisibles sont plus puissantes que les organigrammes
La fusion avait tout prévu sur le plan formel : structures, gouvernance, communication. Mais elle avait ignoré les schémas relationnels profonds, les règles implicites, les mythes fondateurs. Ces forces invisibles ont failli faire échouer l’ensemble.
Les cycles se maintiennent parce qu’ils servent le système
La boucle relationnelle conflictuelle n’était pas un dysfonctionnement à éliminer, mais une solution (certes coûteuse) que le système avait trouvée pour préserver ce qu’il pouvait de son identité antérieure. Comprendre cette logique systémique permet d’intervenir avec respect plutôt qu’avec violence.
La transformation nécessite d’interrompre les patterns à tous les niveaux
Travailler uniquement sur les comportements ou uniquement sur les structures ne suffit pas. Il faut intervenir simultanément sur les cycles interactionnels, les configurations relationnelles, les règles implicites et les mythes organisationnels pour permettre l’émergence d’un nouveau système.
L’homéostasie n’est pas l’ennemie, elle est l’intelligence du vivant
La résistance au changement n’est pas de la mauvaise volonté. C’est l’homéostasie du système qui protège ce qui a de la valeur. Le coach systémique ne brise pas cette résistance, il l’accompagne vers un nouvel équilibre qui honore les besoins profonds du système tout en permettant son évolution.
Cette étude de cas illustre que les fusions échouent rarement pour des raisons techniques ou financières. Elles butent sur ces dynamiques relationnelles répétitives invisibles, ces danses collectives que personne n’a décidées mais que tous perpétuent, jusqu’à ce qu’une intervention systémique aide le système à danser autrement.







