Vous arrive-t-il parfois de vous sentir pris au piège, comme un lapin ébloui par les phares, face à un choix qui semble sceller l’avenir de votre équipe ?
- Ressentez-vous cette peur de se tromper, ce poids de la responsabilité qui paralyse, vous laissant dans une paralysie décisionnelle face à un choix difficile ?
- Imaginez un instant pouvoir transformer cette incertitude en une force, cette anxiété liée à la décision en une opportunité de croissance. Que seriez-vous prêt à faire pour que cette réalité se concrétise et que vous puissiez naviguer avec aisance à travers les dilemmes les plus complexes ?
- Et si je vous disais qu’il existe une approche, un cheminement, pour éclaircir vos pensées, aligner vos valeurs et prendre la bonne décision avec confiance, même lorsque les enjeux sont élevés ?
La prise de décision est le cœur battant du management. C’est elle qui façonne les trajectoires, influence les équipes et détermine le succès. Pourtant, elle est souvent source de stress décisionnel, de doutes et parfois même de regret. Cet article est pour vous, managers, dirigeants, et professionnels des RH, qui aspirez à un management plus serein et percutant. Il vous montrera comment le coaching peut devenir votre allié précieux pour surmonter l’indécision et transformer chaque décision difficile en un pas assuré vers l’avant.
Le poids des mots, le choc des situations : quand la décision s’impose
Marc, directeur commercial d’une PME spécialisée dans les solutions logicielles, avait la réputation d’être un homme d’action. Toujours à la pointe, il avait mené son équipe à des sommets insoupçonnés, doublant le chiffre d’affaires en trois ans. Son énergie était contagieuse, sa vision, inspirante. Mais derrière cette façade de succès, une tempête se préparait.
Depuis quelques mois, une ombre planait sur son service : Julie. Brillante commerciale, elle était l’une des pierres angulaires de son équipe. Sa capacité à nouer des relations solides avec les clients, sa persévérance et son expertise technique en faisaient une force de la nature. Elle avait toujours été un élément moteur, une locomotive.
Mais récemment, son comportement avait changé. Ses résultats commençaient à fléchir, son enthousiasme habituel avait laissé place à une humeur changeante, une certaine irritabilité, et même, parfois, une pointe d’agressivité envers ses collègues. Les murmures circulaient dans les couloirs : « Julie n’est plus la même. »
Marc avait d’abord mis ça sur le compte d’une surcharge de travail, d’un coup de fatigue. Il lui avait proposé de prendre des congés, de déléguer certaines tâches. Mais la situation ne s’améliorait pas. Au contraire, elle semblait s’aggraver.
Les incidents se multipliaient : un oubli de suivi client qui avait failli coûter un contrat important, des remarques acerbes lors des réunions d’équipe, une tendance à remettre en question les décisions prises, y compris celles de Marc. Les autres membres de l’équipe, d’abord compréhensifs, commençaient à manifester un certain agacement, voire de la démotivation. L’ambiance générale en pâtissait.
Le point culminant fut atteint lors d’une réunion stratégique. Marc présentait les nouveaux objectifs trimestriels, ambitieux mais réalistes selon lui. Julie, d’habitude si proactive, s’était montrée mutique, le regard absent. Puis, d’un coup, elle avait explosé : « Ces objectifs sont irréalisables ! Vous nous demandez l’impossible !
C’est une stratégie suicidaire ! » Ses mots, prononcés avec une virulence inattendue, avaient jeté un froid glacial dans la pièce. Marc, décontenancé, avait tenté de la calmer, mais elle avait continué, emportée par une colère qu’il ne lui connaissait pas. La réunion avait tourné court, laissant une atmosphère pesante et un Marc plus que jamais perplexe.
Le soir même, alors qu’il rentrait chez lui, la tête pleine de ces images, Marc se sentait acculé. Il avait bien sûr essayé de parler à Julie, de comprendre ce qui se passait. Ses tentatives s’étaient soldées par des réponses évasives, des soupirs exaspérés, ou des « tout va bien, laissez-moi tranquille ». Elle se murait dans le silence, et parfois même dans la provocation. C’était un véritable dilemme.
Plusieurs options s’offraient à lui, toutes plus inconfortables les unes que les autres.
- La première, et la plus radicale, était de se séparer de Julie. Cette pensée lui tordait l’estomac. Julie était une force vive, une des meilleures, et une amie. La licencier, c’était admettre un échec, perdre un talent précieux, et potentiellement semer le trouble dans l’équipe. De plus, il craignait les conséquences sur le moral des troupes : « Si ça arrive à Julie, ça peut arriver à n’importe qui. »
- La deuxième option était de la déplacer, de lui confier un rôle moins exposé, moins exigeant en termes de relation client, par exemple sur un poste de support technique. Mais cela signifierait pour elle une rétrogradation, un aveu de faiblesse, et la priverait de ce qu’elle aimait le plus : la relation client. Et quid de son salaire ? Et puis, Marc s’interrogeait sur l’impact sur l’équipe : comment justifier un tel changement pour une personne si performante auparavant ?
- La troisième option, la plus douce, était de continuer à tenter de dialoguer, de lui proposer un accompagnement psychologique, voire de l’envoyer en formation pour la remotiver. Mais il avait déjà essayé, sans succès. Jusqu’où pouvait-il aller dans cette voie sans que cela ne devienne contre-productif, et surtout, sans que le reste de l’équipe ne souffre davantage de cette situation qui s’éternisait ?
Marc se retrouvait face à un mur. Ses nuits étaient agitées, ses pensées tournaient en boucle. Il se sentait indécis, pris entre le marteau et l’enclume. La situation de Julie impactait l’ensemble de l’équipe, et par ricochet, les résultats.
Il ne pouvait plus ignorer les signaux. La conséquence d’une décision mal prise pourrait être désastreuse, mais ne rien faire l’était tout autant. Il avait besoin d’une aide à la décision, d’un regard extérieur, d’une méthode de prise de décision. C’est à ce moment-là qu’il a pensé au coaching.
L’art de l’exploration : une séance de coaching pour éclairer le chemin
Marc est arrivé à notre première séance les traits tirés, l’air préoccupé. Il s’est effondré sur le canapé, soupirant.
« Je suis à bout. Je ne sais plus quoi faire avec Julie. C’est une situation qui me ronge, qui ronge l’équipe. J’ai l’impression d’être dans une impasse. »
Moi (le coach) : « Je vous entends, Marc. Et j’apprécie votre honnêteté. Vous décrivez une situation qui pèse lourdement sur vos épaules. Si je comprends bien, vous êtes face à une décision difficile concernant Julie, une collaboratrice clé, dont le comportement a radicalement changé et impacte désormais l’équipe. Est-ce bien cela ? »
Marc : « Exactement. Je ne sais plus si je dois la licencier, la déplacer, ou continuer à essayer de l’aider. J’ai l’impression de me heurter à un mur. »
Moi : « Et quelle est la pire chose qui puisse arriver si vous prenez la ‘mauvaise’ décision, selon vous ? » (J’ai mis l’accent sur « mauvaise » pour l’inviter à remettre en question cette notion).
Marc : « La pire ? Perdre une collaboratrice essentielle, bien sûr. Mais aussi, potentiellement, démotiver l’équipe si je ne fais rien, ou si je fais quelque chose de maladroit. Je suis dans une peur de se tromper permanente. »
Moi : « Intéressant. Vous parlez de ‘perdre une collaboratrice essentielle’. Et si cette ‘perte’ était aussi une opportunité de libérer un poste pour quelqu’un qui serait plus en phase avec l’énergie actuelle de l’équipe ? C’est un peu comme un arbre qui perd ses feuilles en automne. C’est une ‘perte’, oui, mais c’est aussi un processus vital pour qu’il puisse renaître au printemps, plus fort. Que vous dit cette métaphore ? »
Marc a marqué un temps d’arrêt, visiblement surpris. Il a esquissé un sourire.
Marc : « Je n’avais jamais vu ça sous cet angle. C’est… déroutant. Mais je comprends l’idée. »
Moi : « Parlons de cette situation. Quelles sont les hypothèses que vous avez faites sur le comportement de Julie ? Avez-vous exploré toutes les pistes possibles pour comprendre ce qui se passe réellement ? »
Marc : « J’ai pensé au burn-out, à des problèmes personnels… Mais elle ne dit rien. Elle est devenue hermétique. »
Moi : « D’accord. Et si elle ne vous dit rien, qu’est-ce que cela vous dit sur la nature de votre relation actuelle avec elle ? Est-ce que cette fermeture est un signal en soi ? »
Marc : « C’est vrai. Je crois que notre relation s’est dégradée. Avant, on était très proches. Maintenant, c’est comme si un mur s’était érigé entre nous. »
Moi : « Ce mur, qui l’a construit ? Ou plutôt, comment a-t-il été construit, brique par brique ? » (J’ai utilisé une métaphore architecturale pour le faire réfléchir à la dynamique relationnelle).
Marc a réfléchi. « Je me suis peut-être braqué aussi. J’ai été déçu par son attitude. »
Moi : « C’est humain. Et si cette déception vous avait poussé à prendre une certaine distance, créant ainsi un cercle vicieux ? Quels seraient les bénéfices pour vous de maintenir ce ‘mur’ entre vous et Julie ? »
Marc : « Les bénéfices ? Aucun ! C’est la pire des situations. »
Moi : « Attention, c’est un piège ! Il y a toujours un bénéfice, même inconscient, à maintenir une situation. Par exemple, ne pas avoir à affronter une conversation difficile ? Ne pas avoir à se sentir coupable de prendre une décision radicale ? Qu’est-ce qui résonne en vous ? »
Marc s’est redressé. « Vous avez raison. Je crois que j’évite de la confronter de peur de la blesser, et de peur de me sentir ‘le méchant’ qui licencierait une personne qui a tant donné. »
Moi : « Ah, le ‘méchant’ ! Une étiquette bien lourde, n’est-ce pas ? Et si votre rôle de manager, votre responsabilité, était aussi de prendre des décisions qui, bien que difficiles, sont nécessaires pour le bien-être de l’équipe et la performance de l’entreprise ? Imaginez-vous un capitaine de navire qui refuserait de jeter l’ancre en pleine tempête de peur de froisser son équipage ? Que se passerait-il ? »
Marc : « Le navire coulerait, évidemment. »
Moi : « Exactement. Votre équipe, c’est votre navire. Et vous êtes le capitaine. Quelles sont les conséquences d’une décision non prise ou mal prise sur votre ‘navire’ actuellement ? »
Marc a énuméré : « Démotivation, perte de productivité, tension, et je sens que ça commence à impacter mon propre sommeil, mon niveau de stress. »
Moi : « C’est là que ça devient intéressant. Vous êtes le capitaine, et vous êtes en train de subir les conséquences de ne pas prendre le gouvernail fermement. Revenons à Julie. Avez-vous eu une conversation honnête et directe avec elle sur l’impact de son comportement sur l’équipe et sur elle-même ? »
Marc : « J’ai essayé. Mais c’est difficile. Elle se referme. »
Moi : « Quelle est la part que vous prenez dans cette fermeture ? Quelles émotions cela suscite-t-il en vous, et comment ces émotions influencent-elles votre approche ? »
Marc : « Je suis en colère, frustré. Et je crois que ça transparaît. Je suis moins patient qu’avant. »
Moi : « Alors, avant de parler de la ‘décision difficile’ ultime, que diriez-vous de tenter une dernière approche, mais avec une posture différente ? Une posture où vous êtes plus dans l’écoute, moins dans le jugement, et surtout, où vous êtes clair sur les limites et les attentes. Un peu comme un artisan qui reprend un outil émoussé pour le réaffûter avant de décider de s’en débarrasser. Quelle serait la première étape de cette nouvelle approche ? »
Marc a réfléchi, les sourcils froncés. « Je pourrais lui proposer un ultime entretien, mais cette fois, je me préparerais mieux. Je me concentrerais sur les faits, l’impact de son comportement, et mes attentes claires. Et j’essaierais de ne pas me laisser emporter par mes émotions. »
Moi : « Très bien. Et comment allez-vous vous assurer de ne pas vous laisser emporter ? Quels seraient vos ancrages ? »
Marc : « Je me concentrerais sur ma respiration. Et je me répéterais mentalement : ‘Écoute, comprends, puis agis.’ Je lui demanderais ce qu’elle attend de moi, de l’entreprise. »
Moi : « Parfait. Et si cette conversation ne donne rien ? Quelle serait alors votre ‘Plan B’ ? L’idée n’est pas de rester dans l’incertitude mais de vous donner un cadre pour agir. Imaginez ce que cela rendrait possible pour vous si vous aviez un plan clair, quelles que soient les réactions de Julie ? »
Marc a alors commencé à envisager les différentes options avec plus de sérénité, non plus comme des choix exclusifs, mais comme des étapes d’un processus de décision. Il a articulé un plan qui inclurait un entretien, une proposition de support (coaching ou psychologique), et si cela échouait, une transition vers un poste différent, ou, en dernier recours, un licenciement.
L’important était qu’il puisse reprendre le contrôle, qu’il puisse mettre fin à cette paralysie décisionnelle. Le soulagement était palpable.
Les arcanes du coaching : décrypter une séance transformante
Qu’est-ce qui s’est réellement joué dans cette séance de coaching avec Marc ? Au-delà des mots, c’est une véritable alchimie qui s’est opérée, permettant à Marc de passer de la paralysie décisionnelle à l’action.
L’art de la question puissante : une boussole pour l’âme
Le coach ne donne pas de réponses, il propose des questions. Mais pas n’importe lesquelles. Les questions puissantes sont des invitations à l’introspection, des leviers qui débloquent de nouvelles perspectives.
- Le décadrage : Quand je demande à Marc « Et si cette ‘perte’ était aussi une opportunité ? », je l’invite à sortir de son cadre de pensée habituel, à voir la situation sous un angle inattendu. La métaphore de l’arbre qui perd ses feuilles est venue renforcer ce décadrage, rendant l’idée plus tangible et moins menaçante. C’est une technique de décision qui permet de déconstruire les peurs.
- La confrontation bienveillante : « Attention, c’est un piège ! Il y a toujours un bénéfice… » Cette phrase, teintée d’une légère impertinence, a permis de mettre en lumière les bénéfices secondaires, souvent inconscients, qui maintiennent Marc dans son inaction. Ce n’est pas un jugement, mais une invitation à l’honnêteté avec soi-même. C’est une façon de le confronter à sa propre peur de se tromper.
- L’exploration des émotions : « Quelles émotions cela suscite-t-il en vous, et comment ces émotions influencent-elles votre approche ? » Reconnaître l’impact des émotions sur la prise de décision est crucial. Marc a pu exprimer sa colère et sa frustration, et prendre conscience de la façon dont elles biaisaient son jugement. C’est un pas essentiel vers la gestion du stress de la décision.
La reformulation : le miroir qui éclaire
La reformulation n’est pas une simple répétition. C’est une écoute active qui vise à valider ce qui est dit, à en souligner l’essence et à permettre au coaché d’entendre ses propres mots sous un jour nouveau. Quand je dis : « Vous décrivez une situation qui pèse lourdement sur vos épaules. Si je comprends bien, vous êtes face à une décision difficile concernant Julie… », je montre à Marc que je l’entends, que je comprends la gravité de la situation, ce qui renforce le lien de confiance. C’est le fondement de toute méthode de prise de décision efficace.
Le feedback positif et l’étonnement impertinent
- Feedback positif : « Je vous entends, Marc. Et j’apprécie votre honnêteté. » Valider l’ouverture du coaché est essentiel pour créer un espace de sécurité où il peut se montrer vulnérable.
- Étonnement impertinent : Le coach peut exprimer un « étonnement » qui sonne comme une douce provocation, pour bousculer les certitudes. « Les bénéfices ? Aucun ! C’est la pire des situations. » « Attention, c’est un piège ! » C’est une façon de l’inviter à regarder au-delà de ses premières impressions. C’est un excellent outil pour challenger ses plans d’actions.
Les métaphores : des clés pour l’inconscient
La métaphore de l’arbre qui perd ses feuilles, ou celle du capitaine de navire, ne sont pas choisies au hasard. Elles ont pour but de :
- Débloquer les résistances : En contournant la logique directe, elles permettent d’aborder des sujets délicats (comme le licenciement) avec moins de charge émotionnelle.
- Favoriser la compréhension : Elles rendent des concepts complexes plus intuitifs et mémorables.
- Inspirer l’action : Elles offrent des modèles de comportement ou des perspectives qui peuvent être transposées à la situation du coaché. La métaphore du navire a directement interpellé Marc sur sa responsabilité de leader.
Les bénéfices pour le manager : au-delà de la décision
Pour Marc, cette séance a été bien plus qu’une simple aide à la décision.
- Clarté et réduction du stress : En externalisant ses pensées, ses peurs et ses options, Marc a pu mettre de l’ordre dans le chaos de ses pensées. L’incertitude a diminué, et avec elle, le stress décisionnel et l’anxiété liée à la décision.
- Reprise du pouvoir : En explorant les bénéfices secondaires de son inaction, Marc a repris le contrôle de la situation. Il a réalisé qu’il avait un rôle actif à jouer, et qu’il n’était pas une victime des circonstances.
- Vision systémique : Le coach a élargi son champ de vision, l’aidant à comprendre l’impact de ses actions (ou inactions) sur l’ensemble du système : son équipe, l’entreprise, et même lui-même. C’est une approche fondamentale du coaching systémique.
- Développement de la posture de leader : Marc a été invité à réfléchir à sa posture de manager, à ses émotions, à sa manière d’aborder les conflits. Il ne s’agit plus seulement de « résoudre un problème », mais de grandir en tant que leader. Il apprend à prendre une décision difficile au travail avec plus d’assurance.
- Plan d’action concret : Le coaching ne se limite pas à la réflexion. Il pousse à l’action. Marc est reparti avec un plan clair, des étapes définies, et une vision plus sereine de l’avenir. Il a pu surmonter l’indécision et avancer.
En bref, le coach a agi comme un facilitateur, un miroir, un challenger. Il a permis à Marc de puiser en lui les ressources nécessaires pour non seulement prendre une décision éclairée, mais aussi pour développer sa propre capacité à naviguer les complexités futures. C’est la force du coaching décisionnel.
Clés pratiques pour les managers face à un choix difficile
Face à une décision difficile comme celle de Marc, il est tentant de se précipiter ou, à l’inverse, de s’enliser dans l’indécision. Voici quelques conseils pratiques, astuces, une méthodologie et un exemple de plan d’action pour vous aider à y voir plus clair et à agir avec discernement.
1. Acceptez le « dilemme » : Reconnaître le problème est le premier pas
- Ne fuyez pas l’inconfort : La peur de se tromper est naturelle. Accueillez-la, mais ne la laissez pas vous paralyser. Dites-vous : « Oui, c’est une situation difficile, et je vais y faire face. »
- Identifiez les symptômes : Comme Marc, prêtez attention aux signaux : démotivation de l’équipe, baisse de performance, tensions, impact sur votre propre bien-être. Ce sont des indicateurs que la situation est devenue insoutenable.
2. Analyse de risques et réflexion stratégique : Déconstruire le problème
- Posez-vous les bonnes questions :
- Quelle est la situation objective ? (faits, sans interprétation)
- Quelles sont les conséquences d’une décision (ou d’une non-décision) sur l’équipe, l’entreprise, et moi-même ?
- Quels sont les bénéfices secondaires à ne pas agir ? (Oui, même inconscients !)
- Quelles sont mes hypothèses sur le comportement de la personne concernée ? Ai-je exploré toutes les pistes ?
- Qu’est-ce qui est sous mon contrôle et qu’est-ce qui ne l’est pas ?
- Visualisez les scénarios : Utilisez des outils de décision simples comme l’arbre de décision ou une matrice de décision.
- Listez toutes les options possibles, même celles qui vous semblent extrêmes.
- Pour chaque option, listez les avantages, les inconvénients, et les risques.
- Pensez aux « et si… » : « Et si je la licencie, que se passe-t-il ensuite ? » « Et si je ne fais rien, quelle est la dégradation maximale ? »
- Consultez (avec discernement) : Parlez à un pair de confiance, à un mentor, ou à un professionnel des RH. Leur regard extérieur peut apporter de nouvelles perspectives. Mais attention à ne pas tomber dans la sur-consultation qui peut alimenter l’indécision.
3. L’approche systémique et relationnelle : Agir sur la relation
- Le dialogue avant tout : Avant de prendre une décision radicale, tentez un ou plusieurs entretiens francs et authentiques.
- Préparez-vous : Définissez un objectif clair pour l’entretien. Quel est le message essentiel que vous voulez faire passer ?
- Soyez factuel : Concentrez-vous sur les comportements observés et leurs impacts, plutôt que sur des jugements de valeur. Par exemple : « J’ai remarqué une baisse de X% de vos résultats depuis un mois, et lors de la réunion de lundi, votre intervention a été perçue comme agressive par l’équipe. »
- Écoutez activement : Donnez à l’autre l’espace pour s’exprimer. Posez des questions ouvertes : « Que se passe-t-il pour vous en ce moment ? », « Comment puis-je vous aider ? », « Qu’est-ce qui vous préoccupe ? »
- Exprimez vos limites et attentes : Soyez clair sur ce qui est acceptable et ce qui ne l’est plus. « Je ne peux plus tolérer X comportement car cela impacte Y. » « Mes attentes sont que vous retrouviez tel niveau de performance et de collaboration. »
- Proposez un soutien : Formation, accompagnement psychologique, coaching. C’est une marque de soutien, mais aussi un test de l’engagement de la personne à changer.
4. La sagesse de l’intuition et du raisonnement logique : l’équilibre nécessaire
- Faites confiance à votre « boussole interne » : L’intuition n’est pas de la magie, c’est la somme de vos expériences et de votre savoir inconscient. Après avoir analysé logiquement la situation, prenez un temps de recul. Que vous dit votre instinct ?
- Alignement personnel : Est-ce que la décision que vous envisagez est en accord avec vos valeurs, votre style de leadership et votre écologie personnelle ? C’est crucial pour décider sans regret. Si une décision va à l’encontre de vos principes profonds, elle sera difficile à tenir sur le long terme.
5. Un plan d’action pour surmonter l’indécision (Exemple pour Marc)
Voici comment Marc pourrait structurer son plan d’action après sa séance de coaching :
Objectif Général : Redresser la situation avec Julie pour préserver l’équilibre de l’équipe et la performance, ou, à défaut, prendre une décision managériale claire et assumée.
Étape 1 : Préparation de l’entretien clé (J+1 à J+2)
- Action : Préparer les points clés de l’entretien avec Julie (faits concrets, impacts, attentes claires).
- Ressources : Notes, documents de suivi de performance.
- Technique : Ancrage personnel pour gérer les émotions (respiration, rappel des objectifs).
- Indicateur de succès : Avoir un script clair, se sentir calme et centré.
Étape 2 : Entretien avec Julie (J+3)
- Action : Mener l’entretien en adoptant une posture d’écoute active, de confrontation bienveillante et de clarté.
- Ressources : Mon écoute, ma posture de leader.
- Technique : Poser des questions ouvertes, reformuler. Proposer un accompagnement (ex: 3 séances de coaching si elle est d’accord).
- Indicateur de succès : Julie s’exprime, prend conscience de l’impact, et accepte (ou non) une proposition d’accompagnement.
Étape 3 : Suivi et Évaluation (J+7 à J+30)
- Action : Si Julie accepte l’accompagnement, mettre en place les premières étapes et fixer un point de suivi régulier. Si elle refuse, ou si la situation ne s’améliore pas, passer au « Plan B ».
- Ressources : Calendrier, contact du coach / RH.
- Technique : Évaluation des progrès, ajustement du plan.
- Indicateur de succès : Amélioration visible du comportement, ou mise en œuvre du « Plan B ».
Étape 4 : Le « Plan B » – Décision alternative (Si nécessaire, à J+30)
- Option A : Reclassement / Nouvelle mission.
- Action : Identifier un poste moins exposé, moins exigeant, où Julie pourrait retrouver de la valeur sans impacter négativement l’équipe.
- Conséquences : Négociation salariale, communication à l’équipe.
- Option B : Rupture du contrat.
- Action : Engager le processus de licenciement avec l’aide des RH.
- Conséquences : Préparer la communication à l’équipe, gérer la transition.
- Indicateur de succès : Décision prise et mise en œuvre, avec le moins de conséquences négatives possibles pour l’équipe et l’entreprise.
La prise de décision n’est pas une science exacte, mais un art qui se peaufine avec l’expérience et l’accompagnement. N’ayez pas peur de prendre une décision difficile au travail. Chaque étape, chaque interaction, est une opportunité de grandir en tant que leader. Rappelez-vous que l’action prime sur l’analyse sans fin. Le présent est le seul levier réel de changement. Et chaque victoire se construit pas à pas en choisissant ses combats.
Passez de l’Indécision à l’Action !
Vous vous reconnaissez dans la situation de Marc ? Vous faites face à un dilemme qui vous empêche de dormir ? Vous avez le sentiment d’être dans l’incertitude et que la peur de se tromper vous paralyse ?
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