Quelles sont vos sources de motivation au travail ? En y réfléchissant pour mon compte, j’entrevois 4 sortes de motivation au travail et je vais les partager avec vous. Ceux qui connaissent la célèbre pyramide de Maslow y retrouveront des choses déjà vues. Toutefois, je préfère la symbolique simple des 4 éléments, et donc je me suis appuyé sur elle pour identifier les 4 catégories de motivation au travail, que j’ai repérées en m’introspectant moi-même.

4 sources de motivation au travail

Nota : Vous remarquerez, que je ne cite pas le besoin de reconnaissance, cette espèce d’invention de l’ego, qui voudrait se confirmer à lui-même l’illusion de son existence par le regard d’autrui… Pourtant, être apprécié, recevoir des remerciements et de la gratitude est une chose que j’apprécie comme tout le monde. Mais pour moi, cela participe de ma rémunération, et je l’associe à la motivation première : atteindre l’objectif fixé contractuellement, remplir ma part du deal, en échange de quoi je reçois la rémunération et l’estime de l’autre simultanément. C’est la raison pour laquelle je n’en fais pas une motivation au travail d’un cinquième type.

Coaching d'équipe

A ce stade de votre réflexion, il serait peut-être bon que nous nous parlions directement de la situation de votre équipe. En une demi-heure, nous allons pouvoir caractériser votre besoin et nous orienter vers l’offre de coaching la plus adaptée.

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Les 4 énergies et la motivation au travail

Selon moi, et comme on pouvait s’y attendre, la symbolique des éléments est la suivante :

  Vous voyez, pour revenir à la recherche d’une éventuelle reconnaissance extérieure, elle se divise en deux :

Dans les deux cas, le besoin de reconnaissance s’émiette, se dissout, s’évapore ou se consume dans la Présence à l’instant présent, où les questions se dissipent au profit d’un rayonnement silencieux, qui semble murmurer dans un souffle : « Je suis…… » (voir l’article : « Quand je médite« )  

motivation au travail

Pas tellement besoin d’entretenir la flamme de la motivation au travail… Elle se consume d’elle-même et s’alimente de sa propre splendeur !

Qu’est-ce qui vous motive le plus ?

Personnellement, ma motivation au travail a progressivement changé : le curseur s’est déplacé progressivement de la Terre vers le Feu. Je m’explique… Terre :

  1. Au début, j’avais surtout peur de ne pas arriver à gagner convenablement ma vie, de ne pas être à la hauteur, et de me retrouver à « manquer »…(à chacun son histoire, à chacun son parcours 🙂
  2. Puis avec les premières réussites, je me suis laissé aller à la fantaisie d’imaginer que je pouvais connaître une croissance et « gagner plus ». A quoi bon : je ne sais pas, mais il retrouve que cela m’a motivé un temps. Et cela a donc marché évidemment. (Voir à ce sujet : être coach : cesser de perdre sa vie à la gagner)
  3. Et puis, comprenant peu à peu, que d’une part je n’avais pas de raison d’entretenir des angoisses transmises par ma famille et je ne risquais a priori pas grand chose, et que d’autre part « gagner plus » ne m’apporterait probablement pas grand chose de plus (ou alors il faudrait gagner tellement plus, que ce n’est pas accessible à moins de me lancer sur une autre orbite de business, et que ça en viendrait à changer l’équilibre de ma vie, qui me convient par ailleurs très bien comme ça), mon attention s’est déplacée peu à peu des résultas futurs vers la qualité de vie dans l’instant présent. Si bien que l’argent, ou le chiffre d’affaires, n’est plus tellement une motivation pour moi, même si cela reste un point de vigilance, sans angoisse ni fantasme. Du coup, la terre est devenue un point d’appui, mais plus du tout un point de mire.

Air : Ensuite, l’excitation des nouveautés (et dans le métier de coach, nous en découvrons chaque jour) m’a elle aussi un peu quitté, au profit d’une attention accordée à des détails du chemin. Je m’aperçois qu’il est inutile de virevolter d’un sujet à un autre, et que pour bien maîtriser une activité, il faut s’y atteler avec concentration et persévérance. Certes, je m’ennuierais vite, si ce que je faisais ne m’intéressait pas. Mais, je trouve de plus en plus qu’une petite dose de répétition n’est pas désagréable, parce qu’elle me permet de rôder mes pratiques, d’explorer plus loin, de modéliser plus finement, bref : d’apprécier davantage. Alors, mon « Air » qui m’inspirait beaucoup et contribuait à me distraire, s’est apaisé progressivement pour laisser apparaître la valeur des deux autres sources de motivation au travail, finalement dominantes chez moi. Eau : Ainsi, je découvre sur le tard que les relations sont plus importantes pour moi que je ne le croyais. J’aime les gens (ça me fait drôle de dire cela, parce qu’une part de moi préfère m’en tenir à distance, préférant la solitude aux bains de foule)… Pas tout le monde, mais ceux que je choisis. Et je choisis plus ou moins dans ceux qui me choisissent. Disons qu’on se co-opte mutuellement, et je ne perds pas de temps. En tous cas je fais confiance à la vie pour me mettre sur le chemin de ceux à qui je peux faire du bien, et pour mettre sur le mien ceux qui doivent m’offrir les opportunités de développement dont j’ai besoin, instant après instant. La relation dure le temps que l’autre en a besoin. Ensuite elle s’estompe, mais nous restons en lien « invisible », sans avoir besoin de se voir ou de se parler. Et parfois, on se retrouve 10 ans plus tard, comme si on s’était quitté la veille. Le truc sympa, quoi ! Mais je ne pilote rien, je laisse les choses se faire, sans a priori, me contentant de m’engager complètement dans chaque interaction.

Pour la petite histoire, je viens d’une famille nombreuse (nous étions 10 enfants). Et vous savez quoi ? Ce qui est super avec une grande famille, c’est que comme ils sont nombreux, ils se voient entre eux, sans trop s’apercevoir éventuellement qu’il en manque un. Du coup, je les aime vraiment, mais souvent de loin, sans avoir trop à supporter la charge des réunions de famille. Vous trouvez ça gonflé ? Oui, je le suis. Mais vous n’êtes pas les seuls. Et cela ne date pas d’hier…

Feu : Du coup, ce que j’aime surtout, c’est approfondir ma pratique, comme un artisan du coaching, amoureux de son art. Donc, en résumé le quarté gagnant pour moi est le suivant :

C’est comme si l’horizontale de la croix représentée ci-dessous, laissait peu à peu la place à la ligne verticale… motivation au travail Et vous, qu’est-ce qui vous motive ? Quel est votre propre quarté gagnant ? C’est intéressant de s’introspecter pour se trouver, vous savez…. Cela aide à savoir mieux ce qu’on veut et à cesser de courir après des chimères. Cela aide à s’assumer dans qui on est vraiment et à laisser derrière soi sans regret des trucs collants et inutiles qui retiennent en arrière. On voyage beaucoup plus léger, quand on se concentre sur l’Essentiel. Qu’est-ce qui est Essentiel pour vous ? Je ne vous proposerais pas un coaching pour vous aider à y voir clair (ce n’est pas mon genre 🙂 mais vous savez ce que j’en pense…  

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Paul Devaux

Coach professionnel

Depuis 25 ans, Paul pratique le Coaching professionnel en entreprise, dans une approche systémique. Accrédité à la Société Française de Coaching en 2008, il est également formateur et superviseur de Coachs depuis 2010. Egalement fondateur d'une école de coaching (voir NRGY-trainig.fr).

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