Dans la vidéo suivante, vous entendrez témoigner un polytechnicien célèbre, que les études de pointe ne servent qu’à formater et préparer des gens soumis, qui ne sont pas adaptés à renouveler le monde comme il a besoin de l’être ! Vive l’anti conformisme… Un tel propos sur l’anti conformisme ne peut qu’attirer l’attention de coachs, dont le métier consiste à aider les clients à sortir du conformisme et du formatage, pour inventer un présent libéré de l’emprise du passé. Quand survient un problème, c’est qu’on n’a pas encore la solution et qu’il faut l’inventer, donc : il faut sortir du passé. Ceci est une aptitude à retrouver sa  créativité et à la fraîcheur, qu’il faut cultiver par la pratique de l’instant présent… Regardez plutôt ce qu’en dit cette sommité :

Grandes écoles et anti conformisme

Journaliste : « Y aurait-il eu un Albert Jacquard sans compétition ? Réponse : « Oh oui bien sûr.. par contre, il n’y aurait pas eu de polytechnicien, mais je n’y aurais pas perdu grand chose ! Etre dans les meilleurs cela signifie être capable de consacrer toute son intelligence à des choses qui ne vous intéressent pas, mais qui sont au programme… Par conséquent, c’est faire acte de soumission et de conformisme… Le système des grandes écoles ne fait que sélectionner les plus conformes : or on a besoin d’un monde qui va se renouveler… Et plus on est conformiste, plus on est dangereux ! » Albert Jacquard (Polytechnicien, spécialiste de génétique des populations, il a été directeur de recherches à l’Institut national d’études démographiques et membre du Comité consultatif national d’éthique)

anti conformisme   Personnellement, je n’oserai pas aller aussi loin que lui dans la provocation, mais quand une grosse pointure le dit à ma place, je me range dans son sillage avec délectation. 🙂 Comme quoi, on peut avoir fait de brillantes études et être quand même très intelligent ! Personnellement, je n’ai pas pu me conformer, donc n’ai pas été capable de poursuivre les études (que j’avais d’ailleurs amorcées sans conviction). Les capacités intellectuelles ne me faisaient pas défaut, mais ce système me semblait absurde et le système des études en particulier. Je n’ai d’ailleurs pas changé à cet égard. De n’avoir finalement pas fait d’études supérieures me laisse sans regret, mais je reconnais qu’en son temps cela a fait très peur à ma famille. Tout compte fait, si c’était à refaire, je ferai exactement pareil. Et je me félicite d’avoir fait autre chose à la place des études qui m’ennuyaient. Cela m’a demandé du courage pour m’ériger face à l’absurde et contre la conformité. Cela m’a mis en porte à faux quelques temps, et j’ai eu peur pour mon avenir (conditionné que j’étais tout de même à croire que sans diplôme on n’était rien). Mais cela a orienté ma vie d’une manière radicale et j’ai pu progressivement prendre une direction beaucoup plus en ligne avec ce que je devais devenir… L’anti conformisme n’a aucun intérêt en soi. Il ne s’agit pas de faire différemment, par principe, pour se démarquer . Se démarquer n’a aucun intérêt, et mieux vaut généralement rester discret, protégé dans les profondeurs du classement… En revanche, par principe en effet : il s’agit de ne pas se contenter de « faire pareil », parce que nous sommes tous différents ! Et il faut un peu d’exigence envers soi-même pour creuser son propre sillon et trouver sa vocation.

Etre soi-même, c’est ça qui est génial !

Chers clients, qui vous sentez différents, vous avez bien raison : il n’y a pas deux cellules de votre corps qui soient parfaitement semblables, et la différence est une valeur essentielle à la vie. Soyez heureux d’être ce que vous êtes, et ne perdez pas de temps à essayer de ressembler à quelqu’un ou à suivre quelqu’un : vous n’y arriverez jamais ! Fort heureusement pour tout le monde… Au contraire, soyez vous-même, et développez vous dans ce que vous êtes. C’est comme cela que vous réussirez le mieux et serez le plus heureux, au lieu de courir après des vaines chimères qui ne vous mèneraient qu’à l’échec. Merci d’avance, pour la planète entière et toute son humanité, de faire ce choix courageux d’intégrité et d‘alignement personnel. Par ailleurs, j’aime que cet homme dénonce la compétition, et lui oppose la coopération : « Etre plus intelligent qu’un autre est complètement absurde… Au contraire, il faut dire à nos enfants : Tu vas te construire grâce aux autres ! » Merci de ce beau témoignage intelligent d’un homme sensé.

L’anti-conformisme c’est quoi dans le fond ?

Etre anti-conformiste signifie ne pas aimer (ou ne pas vouloir) se conformer. C’est-à-dire se soumettre à la forme.

Quand on a un problème de fond envers ou pour  la conformité, c’est qu’on est peut-être malade, et qu’il faut éventuellement se soigner. Celui qui a toujours peur du regard des autres, ou d cela transgression de règles est aussi inadapté socialement et aussi malheureux en son for intérieur que celui qui ne supporte aucune autorité. Ce qui compte c’est l’intelligence, la sensibilité, qui donnent à l’expérience tout sa valeur. Les règles et les cadres ne sont que des moyens, des supports approximatifs, par essence imparfaits. Il n’y a donc pas en faire un culte ou une guerre sainte contre eux. Personnellement, le conformisme ou l’anti-conformisme sont des notions qui ne m’ont jamais intéressées. A l’adolescence mon père me reprochait un certain temps d’être marginal (comme beaucoup de parents envers leurs ados je suppose), mais je n’acceptais pas ce reproche qui glissait sur moi comme sur une toile cirée, parce que je ne cherchais pas à être marginal, mais seulement à être moi-même, quitte à ce que ce soit différent du modèle familial. Pour moi le conformisme et l’anti-conformisme sont les deux aspects d’une même pièce de monnaie. Is se valent, les deux sont du conformisme en fait. Les deux sont des agitations de surface sans valeur et sans intérêt. La seule chose qui m’intéresse c’est d’être soi-même, avec authenticité et honnêteté vis-à-vis de soi-même. C’est l’objet et le sujet de tout travail sur soi d’ailleurs, que d’être vraiment soi-même. Et s’il faut faire des essais-erreurs pour se trouver, pas d problème. S’il faut tester un peu de marginalité pour se sortir du carcan, c’est pas cher payé. L’équilibre se trouvera de lui-même ensuite, le principal étant de se secouer les puces de tous les conditionnements pour être intérieurement libre des pensées compulsives et automatiques, qui dictent nos expériences. et leur interprétation (voir : « arrêter de penser »)

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Paul Devaux

Coach professionnel

Depuis 25 ans, Paul pratique le Coaching professionnel en entreprise, dans une approche systémique. Accrédité à la Société Française de Coaching en 2008, il est également formateur et superviseur de Coachs depuis 2010. Egalement fondateur d'une école de coaching (voir NRGY-trainig.fr).

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