Déjà, s’il vous arrive de vous sentir seule et découragée : pas la peine d’en faire une histoire, parce que cela arrive de temps en temps, et pas qu’à vous, rassurez-vous…c’est juste normal ! « Voilà, ça : c’est fait ! » Comme on dit  🙂 Ensuite : qu’est-ce qui se passe en fait, quand il vous arrive de vous sentir seule et en baisse de régime, un peu au fond du trou ? C’est toujours le même mécanisme. Il y a une histoire qui se raconte dans votre tête :

En fait, indépendamment de la pathologie psychologique, qui consisterait à se raconter un film dans lequel on tiendrait le rôle de le/la désespéré(e), fatigué(e), déçu(e), etc… : la vie est belle, c’est certain ! Cependant, si nous prenons un peu de recul, amusons-nous ensemble un instant (entre deux soupirs et sanglots éventuellement), de l’étrange phénomène qui se produit là :

Voyager léger ou être irresponsable ?

« Au contraire, tout est très grave : le monde court à sa perte, des tremblements de terre peuvent engloutir des victimes innocentes, sans parler du terrorisme et de tout le reste… »

se sentir seule

Ne plus jamais se sentir seule

Qui suis-je ?

se sentir seule

Je suis…

Alors se sentir seule, être seule : oui pourquoi pas, mais c’est sans histoire. Désormais, il est inutile d’avoir peur de la solitude. Avoir mal (au corps, à l’âme) : oui bien sûr (mais aussi ressentir la joie et le plaisir). Mais quoi qu’il arrive, ce n’est plus une souffrance comme avant. Il y a la douleur, OK, mais c’est tout. pas de souffrance psychologique rajoutée à la douleur physique (pas de « pourquoi moi ? », pas de « c’est injuste », pas de « cela ne m’arrange pas », pas de « qu’est-ce que je vais devenir si… ». C’est comme si les histoires avaient perdu de leur force. Elles continuent de seriner leurs messages vides, mais ils sont désormais sans portée, comme des pubs à la radio qui passeraient en sourdine. Vous ne les écoutez même plus… C’est simple. Il peut même y avoir encore des traces de cette « déception » dont on parlait au début de l’article (déçu-e par les autres, déçu-e par soi-même, déçu-e par la vie…). Elle est là, mais « je » ne suis pas concerné par elle :

Et depuis ce point d’appui profond de l’expérience, il y a comme des « notes d’ornement » qui viennent créer de la variété par dessus, lesquelles n’affectent pas le « silence de la présence à soi-même« …

Quand vous écoutez cet instrument traditionnel, qui résonne dans les racines celtiques de toute l’Europe, vous entendez le bourdon, qui nous touche par sa fixité à l’arrière plan d’Unité (presque métaphysique), et puis il y a les notes d’ornement qui expriment la diversité et le changement. La superposition des deux tonalités graves et aigues, fixes et mobiles, exprime la vie, ressentie sur les deux plans de conscience simultanément…

Puis-je me permettre de vous suggérer de laisser la cornemuse sonner encore quelques instants, tandis que j’écris pour vous ces quelques dernières lignes ?

Et si vous vous laissiez inviter à perdre la tête un instant, grâce à la magie de l’instrument des druides de l’instant présent ?

« Est-ce de l’évitement ou de la folie ? »

Alors, j’entends déjà des personnes bien pensantes réagir : « mais est-ce que ce n’est pas dangereux d’être détaché comme ça ? est-ce que vous n’êtes pas un peu « perché », est-ce que vous ne risquez pas d’être un peu « désincarné » avec ce pseudo détachement, devenir un peu « schizophrène « ? et que faîtes vous de l’importance de la relation ? Etc… » Ah… fatras de mots ! Il se trouvera toujours des personnes, qui tentent de justifier de leur carcasse, en théorisant ceci ou cela, en cultivant le scepticisme, tandis que votre expérience est bien réelle et ne les regarde pas. Je laisse le soin à ceux qui aiment toujours s’inquiéter de quelque chose de s’adonner à leur petit plaisir morbide, si ça leur chante 🙂 se sentir seule

Peur de la mort ?

Alors pourquoi ne pas juste vous laisser vivre l’expérience, au lieu de prendre des airs tourmentés et sceptiques ? Il n’y a de toutes façons pas grand chose à dire, mais tout à vivre. Pourquoi les personnes « inquiètes » choisissent-elles de se maintenir « hors de la quiétude » ? Pour les mêmes raisons que vous et moi, quand on s’entretient à notre insu dans un climat de peur, de colère ou de tristesse. A la base de toute peur, de toute inquiétude, de toute agitation, il y a cette peur de la mort (peur de disparaître, peur de n’être rien). Ne serait-il pas préférable de faire face à cette peur de la mort, plutôt que de se rassurer avec des propos incohérents, qui nous enlisent davantage dans la croyance que nous sommes en danger ? Oui le corps finira par mourir, ce n’est pas un risque mais une certitude ! Alors pourquoi s’en inquiéter ? D’ailleurs, chaque soir, en allant s’endormir, on quitte ce corps et ce personnage, avec ses responsabilités et ses soucis… pour dormir ! Vous vous rendez compte : on réussit tous les jours cette prouesse de lâcher prise et de laisser loin de nous tout ce qui nous fascine toute la journée (nos peines, nos peurs, nos rancoeurs, nos terreurs même, etc…). Ainsi, chaque soir, on « meurt » à l’idée que l’on se fait de soi-même. Et pourtant la nuit, on vit encore. La mort, c’est la même chose… Comme dit Eckhart Tollé, la mort n’est pas le contraire de la vie. Le contraire de la mort c’est la naissance. La vie, elle, n’a pas d’opposé.

J’ai écrit cet article, en pensant notamment à des femmes que je connais, et qui me font l’honneur de se confier à moi, dans le cadre de leur coaching. C’est pour cela que j’a écrit au féminin « se sentir seule« . Et puis ça change un peu, plutôt que de toujours écrire au masculin pour les deux genres à la fois. Mais les mêmes lignes iraient tout aussi bien pour des hommes, qui se sentent très souvent seuls, et parfois bien découragés eux aussi. (voir à ce sujet : « coaching de femme vu par un homme« ).

A commencer par moi-même, qui n’échappe pas à la règle, comme je l’ai mentionné. Je ne partage que ce que je vis…

Se sentir seule ou la joie de n’être personne !

Ces temps-ci plusieurs d’entre vous, qui me font l’amitié d’apprécier mes articles, m’ont contacté pour me remercier, ou me témoigner des compliments et des encouragements, parce qu’ils trouvent de l’intérêt et parfois du réconfort dans ce que j’écris. Je les remercie à mon tour. J’ai comme tout le monde, une famille, des amis, des bons collègues et clients, des voisins sympathiques, et aussi : VOUS ! Depuis ma caverne, j’ai plaisir à vous écrire des confidences de coach… Et je me réjouis que cela convienne à certains. Je vous considère comme des amis, même si nous ne nous rencontrerons probablement jamais. Parfois plus « intimes » à travers la lecture que certaines personnes plus « proches ». C’est le miracle de la communication écrite, par laquelle, par instants, une relation se tisse de coeur à coeur, de façon totalement gratuite de part et d’autre… Je voudrais aussi vous « avouer » que j’ai 2 motivations superposées :

  1. certes, j’aime échanger avec vous trois/quatre idées qui me viennent à l’esprit, juste pour le plaisir du partage
  2. mais aussi, je fais mon job d’attirer l’internaute vers ce site, pour y créer du traffic (référencement Google oblige…). Parce que c’est mon boulot de faire du business avec le coaching, comme un boulanger fait du pain et doit vendre ses baguettes pour vivre de son art.

Et puis j’en profite aussi pour souligner que l’écrit exerce parfois une sorte d’effet loupe, qui peut grossir le trait et induire en erreur sur l’auteur : si quelqu’un écrit sur la respiration, la présence à soi-même, ou la méditation, comme il m’arrive de le faire, cela peut donner l’impression à certains que cette personne est peut-être quelqu’un de très avancé dans ces pratiques… En ce qui me concerne, je ne suis pas du tout quelqu’un de spécial : je me prends de moins en moins pour quelqu’un !

La photo ci-dessus est extraite de Game of thrones, où il y a ce curieux personnage, Jaqen H’ghar, le « sans visage », qui initie la jeune Arya stark, au fait de n’être personne. Il m’amuse celui-là, avec son air de ne pas y toucher. Pas vous ?… Merci encore de votre attention et de votre amitié.

Peur de la solitude

« La peur de la solitude est une des peurs racines, qui nous empêchent de vivre notre vie et d’oser nous émanciper des comprommissions qui nous retiennent en arrière :

    • peur de quitter un ou une partenaire de vie avec qui on ne s’entend plus,
    • peur de quitter un emploi pour créer sa propre activité,
    • peur de prendre position face à sa famille par crainte d’être jugé et rejeté,
    • peur de rester seul une soirée, une nuit, une semaine…

… et tout ça, sous diverses raisons de surface, par pure peur de la solitude qui en résultera !

Au nom de cette peur de la solitude, on reste avec un mauvais partenaire, on supporte un job pour lequel on n’est pas fait, on se laisse marcher sur les pieds par des importuns, et on est susceptible de passer à côté de sa vie.

Cette peur de la solitude est non seulement très coûteuse au regard de tout ce qu’elle nous empêche d’oser, mais elle est également parfaitement infondée. En fait, la solitude n’est tellement pas une calamité qu’elle est même bien au contraire : une grâce ! »

Peur de la solitude ? Vraiment pas de quoi !

« 1- La solitude m’a permis d’e travailler la confiance en soi, d’apprendre à me prendre en charge sur tous les aspects matériels de ma vie : faire à manger, faire le ménage, décider de tout, tout seul… S’occuper de toute l’intendance d’une vie ordinaire, sans s’appuyer sur personne pour nous venir en aide, pourrait sembler lourd au premier abord. Mais très vite, vous pouvez optimiser votre organisation et devenir très performant dans toutes sortes de domaines aussi variés et amusants, que passer l’aspirateur, remplir le lave vaisselle, cuisiner pour des amis que vous invitez, investir dans l’achat d’un bien immobilier… Pour toutes ces choses, grosses ou petites, l’aide et le soutien d’un tiers peuvent être très appréciables, mais n’est absolument pas indispensable. Le fait d’être seul à devoir y faire face pourrait même représenter pour vous une formidable opportunité de vous retrouver vous-même, sans aucune dispersion, face à vous-même. Vous allez pouvoir faire les choses comme vous l’entendez. Et si vous doutez de vous et de vos choix, vous allez pouvoir vous en rendre compte et vous prendre en mains pour soigner cette faiblesse 🙂  Certes, vous ferez bien au début quelques mauvais choix, puis vous progresserez et vous aurez grandi ! Ce n’est tout de même pas ce qui peut vous arriver de pire ? 

2- La solitude m’a appris à ne pas m’ennuyer quand je suis tout seul. Au début, comme la plupart, j’avais peur de la solitude comme de l’ennui, je craignais de me retrouver seul un dimanche après-midi à ne pas savoir quoi faire, à déprimer dans mon coin, tout seul… Aie, aie aie, c’est vrai que cette perspective est peu réjouissante, mais cette situation ne s’est finalement jamais produite. La solitude ne m’a pas pesé et je ne me suis jamais ennuyé. Il faut dire que j’ai eu la faiblesse de me distraire avec des occupations. Mais avec le temps, vous savez quoi ? Je m’enhardis et ne cherche plus à m’occuper autant qu’avant. Petit à petit on devient moins petit » disait une pub pour des ptits suisses… Il m’arrive de plus en plus souvent de ne rien faire, et même : de faire rien ! Churchill aurait dit que la vie passe pendant qu’on est occupé à faire des choses. Cela me laisse songeur…

3- La solitude m’a finalement appris que je n’avais pas besoin d’avoir peur de la solitude. Si, par exemple, j’ai envie de rencontrer quelqu’un mais que cette personne se hasarde dans des jeux de manipulation à mon égard, je peux parfaitement la confronter, parce que je n’ai pas peur de la solitude qui risque de résulter de son mécontentement (et du coup, cela se passe bien : la personne cesse de vouloir me manipuler, et nous passons un bon moment ensemble). La grande découverte, c’est que je n’ai finalement besoin de rien. J’ai des envies et des désirs, mais je n’ai pas forcément BESOIN de les assouvir. J’ai des peurs aussi, mais je n’ai pas BESOIN de les éviter. Je peux faire face, tranquillement, à ce qui est, à ce qui se passe, à ce qui adviendra. Je n’ai pas peur de mes peurs. J’admets qu’il y ait des désirs et des peurs, mais j’accepte par avance de ne pas éviter ce dont j’ai peur et de ne pas obtenir ce que je désire. Ce qui sera… sera ! Et ce sera très bien. »

Mieux seule que mal accompagnée !

« Dormir seul, manger seul, vous promener seul, partir en vacances seul : où est le problème ? Vous êtes né seul, et vous mourrez seul. Je veux dire que personne ne peut vous aider en naissant (ou en mourant) un peu à votre place, ou même un peu avec vous. Vous pouvez être entouré et bien accompagné, mais de toutes façons, vous êtes toujours seul à vivre votre expérience « d’être bien entouré et en bonne compagnie » !

Plutôt que de fuir la solitude, acceptez la, ouvrez lui grand les bras. Elle est immensément vaste, comme le silence qui contient tous les sons, elle peut même contenir toutes sortes de rencontres et de fréquentations. »

Seule mais pas isolée

« La solitude ne vous empêche pas d’être avec les autres, de les aimer, d’être apprécié et même sollicité. Mais dans le fond, toutes ces relations, toutes ces activités extérieures : à quoi bon ? Pourquoi pas, mais à quoi bon ? Osez vous poser cette question. Vous ne risquez rien à vous la poser…

Vous serez bien avec les autres (quoique pas toujours…), mais vous pouvez également être bien tout seul, dans vos rythmes et occupations à vous, dans vos ambiances, dans vos pensées. Rien ne vous empêche d’équilibrer, et de fréquenter qui vous voudrez, mais plus vous goûterez au silence intérieur, moins vous aurez peur de la solitude, et plus vous l’apprécierez comme une grâce et un immense confort.

Si vous souhaitez vous concentrer, la solitude est une aubaine. Pour un véritable « guerrier », pour un cherchant de la vérité intime, il faut de la concentration, et la solitude est donc une bonne compagne, peut-être même la meilleure (Allez, une pointe de misanthropie taquine n’est pas pour vous déplaire ?…:-)

Du fond de ma caverne, je vous salue… »

Parler à un coach

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Paul Devaux

Coach professionnel

Depuis 25 ans, Paul pratique le Coaching professionnel en entreprise, dans une approche systémique. Accrédité à la Société Française de Coaching en 2008, il est également formateur et superviseur de Coachs depuis 2010. Egalement fondateur d'une école de coaching (voir NRGY-trainig.fr).

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