La santé mentale du dirigeant est son capital le plus précieux.

Trois leviers sont agissants : vitalité, intelligence émotionnelle et gestion des pensées.

Comment entretenir la santé mentale du dirigeant, qui est seul au sommet de la pyramide de son organisation, et souvent seul à tenir à bout de bras son entreprise ?

Sommaire

A Retenir

Interdépendance systémique

Nous verrons que la capital santé est fondamental, et qu’il se décompose en trois aspects intimement liés. Les trois ont des répercussions les uns sur les autres :

Les trois sont tellement liés, qu’on pourrait même dire qu’on ne les distingue qu’à des fins pédagogiques. C’est tellement vrai qu’on parle souvent du « complexe corps-mental ». Celui-ci est conçu dans des traditions millénaires comme le yoga ou dans les grands principes du Qi gong, comme une seule et même chose.

Comment entretenir sa vitalité ?

Nous venons de le dire, la santé mentale du dirigeant dépend d’abord de ses pratiques d’hygiène physique :

Dans cet article sur les sources de vitalité, nous expliquons comment se recharger directement à l’énergie de la nature. Et dans cet autre, sur les pratiques énergétiques, nous donnons des exemples de bonnes façons de se recharger en énergie. Dans cet article-ci, nous nous concentrerons donc davantage sur les émotions et les pensées.

Entretenir un bon équilibre entre féminin et masculin

Le symbole de la taiji, connu sous le nom de yin-yang, exprime très joliment la complémentarité entre les deux polarité de l’unité : la vague blanche du yang se fond dans le noir du yin pour former un cercle, chacune contenant symétriquement un point de la couleur l’autre. Rien n’est donc totalement noir ou totalement blanc. (Pour aller plus loin sur ce sujet, voir notre article : Féminin-masculin)

Nous avons tous une part d’énergie masculine (Yang) et d’énergie féminine (Yin). L’énergie féminine prend sa source dans le masculin et l’énergie masculine trouve ses racines dans le féminin. Et ces deux aspects Yin et Yang se trouvent en chacun de nous. Si tout va bien, ces deux pôles alternent et se complètent. Ils se nourrissent mutuellement et se transforment l’un en l’autre, à tour de rôle. En apprenant à identifier ces flux énergétiques, vous serez mieux à même de les orienter et de vous sentir bien, en équilibre en vous-même. Ce qu’il faut, c’est savoir développer harmonieusement le yin et le yang en soi-même, et dans ses activités.

Quelques exemples :

Il faut donc savoir équilibrer les énergies en soi-même.

Les émotions sont une puissante source d’énergie

Vivre, c’est s’émouvoir (au sens propre de « se mettre en mouvement »). Les émotions sont l’expression même de la vie et de la vitalité. Quand on ne ressent plus d’émotion : c’est qu’on est mort ! Tant d’êtres sont tellement coupés de leurs émotions, qu’ils ne peuvent même plus les ressentir. Alors ils recherchent des substituts violents pour se sentir en vie, comme des activités dangereuses, ou des addictions extrêmes, afin de se sentir enfin « vibrer » un peu…

En fait, c’est un privilège de ressentir de la colère, de la peur ou de la tristesse. Si vous ne ressentez pas d’émotions, vous êtes handicapé. Vous vivez une sous-vie, tel un zombie. Le problème, avec les émotions, c’est qu’elles sont généralement super mal gérées (voir cet article sur « gérer ses émotions« ) :

Du coup, on est tous victimes de véritables hémorragies d’énergie, à cause des émotions. Il ne sert à rien de mettre du vital dans sa journée, par exemple par des pratiques énergétiques matinales, si c’est pour tout perdre en quelques instants, en déversant tout à côté de la cible, à cause des émotions.

Savez-vous qu’une crise de colère, abaisse drastiquement votre seuil immunitaire et vous vide en quelques instants de votre énergie vitale ? Cette émotion est également très mauvaise pour le cœur et la circulation sanguine. Il en va de même pour la peur, qui sape l’énergie des reins.

Quant à la tristesse, elle rend les poumons fragiles. Entre ces maux, on ne sait pas trop lequel choisir 🙂  ! Les émotions sont donc une immense source d’énergie, en positif, ou en négatif, selon la manière dont on va savoir s’en servir. La santé mentale du dirigeant peut ainsi être gravement affectée par une mauvaise gestion émotionnelle.

Soit, on sait les utiliser et on est puissant…

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Soit, on en a peur, et les choses se compliquent carrément !

L’émotion, c’est comme une alarme d’incendie. C’est vrai qu’elle nous casse un peu les oreilles. Mais est-il judicieux de l’éteindre pour dormir tranquille ? Ne serait-il pas plus intelligent d’aller éteindre l’incendie qui se déclare et déclenche le signal d’alarme ?

La santé se dégrade si on utilise mal les émotions

Quand nos émotions sont mal gérées :

Pas besoin de vous faire un dessin : dans les deux cas, la santé vitale et la santé mentale en pâtissent forcément.

Quoi « faire » avec les émotions ?

Les émotions, il n’y a pas grand chose à faire avec, si ce n’est les accepter et se laisser traverser par elles. Et surtout : sans se raconter d’histoire par dessus. Surtout : ne rien faire. Juste les accueillir, presque avec dévotion. On doit écouter le message qu’elles apportent. Elles sont un guide (comme un GPS) pour repérer quelles situations génèrent des pensées inadéquates avec ce que nous sommes profondément.

On ne doit donc pas chercher à s’en débarrasser au plus vite. Mais au contraire, on devrait les vivre pleinement, sans chercher le moins du monde à contrôler ou retenir l’intensité du ressenti. En revanche, évidemment, il faut canaliser l’expression de l’émotion : des crises de panique, des pleurs incessants, des explosions de colère intempestives n’amènent rien de bon.

Pour faire simple, il y a deux choses à faire avec les émotions :

Comment réaliser cela, concrètement ?

Le coaching personnel va vous aider à tirer profit de vos émotions, plutôt que de les subir et de perdre inutilement votre belle énergie.

La différence entre perdre -50 ou bien gagner +50 unités d’énergie, si vous savez calculer c’est : 100 unités d’énergie. C’est énorme ! Apprendre à mieux gérer vos émotions fera une différence très importante dans votre vie.

Bien orienter ses pensées

Beaucoup d’expériences scientifiques illustrent la force de la suggestion, l’effet placebo, l’effet d’induction provoqué par des images sur le cerveau (et même sur le coeur). Le corps et le « subconscient » se soumettent en effet aux injonctions que leur suggèrent les pensées.

C’est étrange, mais c’est comme ça !

Le mécanisme de la pensée

Notre mental fonctionne ainsi : il structure nos perceptions en fonction de pensées que l’on croit vraies (on appelle cela des croyances). Toute expérience est interprétée par notre mental, qui depuis son cadre de référence, nous confirme nos croyances. Nos comportements sont donc sur déterminés par les pensées que l’on croit vraies.

Si je crois que je ne mérite pas quelque chose (être heureux, vivre en paix, réussir, etc… tout ce que vous voudrez), mes comportements seront influencés par cette croyance et les résultats viendront donc la confirmer.

Comme on l’a évoqué plus haut dans cet article, la pensée déclenche des émotions, qui finissent par atteindre le corps de diverses manières.

La pensée automatique

La pensée ordinaire, inconsciente, presque involontaire, est à distinguer de la réflexion profonde. C’est un processus compulsif et tyrannique, qui nous maintient dans un état d’agitation intérieure permanente.

La conscience

La conscience est en amont des pensées, et elle est la substance même de nos pensées. Pour comprendre cela, utilisons la métaphore proposée par Rupert Spira. La conscience est un peu comme les images sur un écran de télévision :

La conscience est l’énergie même qui anime les pensées. Et, d’autre part, sans conscience, pas de pensées perçues… Autrement dit, les pensées émanent de la conscience, et se développent au sein de la conscience. Laquelle est fixe et sous-jacente aux mouvements des pensées…

La seule solution est courageuse et singulière. Elle consiste à voir les pensées depuis la conscience, au lieu de se prendre pour le contenu de nos pensées. En fait, la conscience, ce « je suis conscient de ceci ou de cela » est ce que nous sommes.

Pour faire simple : vous êtes la conscience. Le problème, comme on l’a vu, c’est qu’on se trompe sur notre identité, en se prenant pour un personnage, qui n’est défini que par des pensées. Cette confusion est une grave maladie mentale, sorte de schizophrénie, dont tous sont atteints. Mais chacun peut s’en libérer, en y regardant de près les jeux de la conscience et les mécanismes de la pensée.

La santé mentale du dirigeant

La santé mentale du dirigeant dépend directement de sa capacité à se voir fonctionner. Très honnêtement, il faut pouvoir constater nos compromissions, et voir le vide qui sous-tend nos carrières et nos projets dérisoires.

Fondamentalement, tant qu’on n’est pas lucide, notre vie entière n’est que fuite et faux-semblants. Y compris quand on se raconte qu’on est très attaché à l’authenticité et à l’honnêteté. Justement, cet attachement à ces valeurs, marque peut-être un effort désespéré de s’y accrocher par l’extérieur, tandis qu’on sent bien qu’à l’intérieur : on se ment à soi-même, on est infidèle à soi-même, en ne s’aimant pas soi-même. Il est intéressant de voir les fonctionnements psychologiques, les motivations, les diverses réactions émotionnelles et corporelles, depuis l’espace vaste et impersonnel de la conscience que nous sommes en arrière plan de nous-même. Mais au lieu de voir cela, on se dit que c’est la vie, qu’on n’y peut rien…

Et on évite soigneusement de se poser des questions, en décrétant un peu trop vite, qu’elles n’ont pas de réponse. Au contraire, il faut accueillir les questions comme une opportunité. Ce sont elles qui nous creusent. Elles nous mettent en contact avec le vide de nos vies factices : c’est ingrat, mais c’est le seul chemin pour accéder à la plénitude de la vie que nous sommes, et à l’amour de soi-même.

Le problème des « faux problèmes »

Quand on rencontre des faux problèmes, la seule manière de s’en libérer est de s’en détourner, purement et simplement. Les faux problèmes sont des pensées qui nous enfoncent et nous engluent. Ce n’est pas le mental qui peut nous en extraire.

La seule manière d’en sortir est de ne plus y rentrer ! Il y a suffisamment de vrais problèmes, à traiter effectivement, pour ne pas avoir besoin de se charger de surcroît des faux problèmes! Souvent, on ne voit même pas, qu’on a affaire à un faux problème !

Et puis, ce n’est pas une simple compréhension intellectuelle qui suffira à nous exonérer du poids de toute une manière erronée. Il faudra un peu de temps et de persévérance pour faire ce chemin de discrimination en nous-même…

Un coaching est un accompagnement précieux, pour amorcer la pompe ou pour donner un petit coup de pouce à votre travail personnel. Ce travail, bien sûr, vous devrez le faire vous-même, mais un miroir chaleureux et chirurgical peut vraiment vous aider ponctuellement à sortir d’une impasse pour vous remettre en mouvement sur votre chemin.

L’imposture de l’ego et la santé mentale du dirigeant

L’ego est un de ces fameux faux problèmes. Il faut en démasquer l’imposture pour s’exonérer de son emprise abusive, et vivre libre. On parle généralement d’ego de façon péjorative (en parlant par exemple de gros ego ou d’ego surdimensionné) pour désigner quelqu’un qui fait grand cas de sa petite personne. Par exemple, un dirigeant, qui placerait ses intérêts avant ceux des autres (et bien souvent aussi du même coup : sa susceptibilité là où elle n’a a priori rien à faire).

Un dirigeant à santé mentale fragile, pourrait ainsi se vexer au prétexte que ses équipes n’adhèreraient pas à ses idées. Selon son caractère, cette personne pourrait :

Pourquoi en fait-elle une affaire personnelle ? Parce qu’elle se prend pour son ego, au lieu de voir clairement qu’elle n’est pas ses pensées. La santé mentale du dirigeant est gravement compromise, quand il se prend pour son personnage, pour sa fonction. La seule option raisonnable et saine, si l’on y réfléchit bien, est de reconnaître que nous ne sommes : PERSONNE !

UN petit sketch humoristique sans prétention, improvisé avec quelques collègues, en préparation d’une conférence sur la charge mentale du manager. Merci d’être indulgent vis-à-vis des « comédiens » 🙂

FAQ : La Capital Santé et le Complexe Corps-Mental

Concept Fondamental : Le Complexe Corps-Mental

QuestionRéponse selon le texte
Qu’est-ce que la « capital santé » ?C’est un concept fondamental qui se décompose en trois aspects intimement liés : les pensées, les émotions et le corps (sécrétions hormonales/métabolisme).
Comment ces trois aspects sont-ils liés ?Ils ont des répercussions les uns sur les autres : les pensées interagissent sur le corps et les émotions ; les émotions modifient les pensées et les hormones ; les hormones influent sur les humeurs, les émotions et les pensées.
Pourquoi parle-t-on du « complexe corps-mental » ?Parce que les trois aspects sont tellement liés qu’on ne les distingue qu’à des fins pédagogiques. Des traditions millénaires comme le yoga et le Qi gong les considèrent comme une seule et même chose.

Entretenir sa Vitalité Physique et Énergétique

QuestionRéponse selon le texte
De quoi dépend la santé mentale du dirigeant ?Elle dépend d’abord de ses pratiques d’hygiène physique : activité et mouvements, bonne alimentation (équilibrée, composée de nutriments vivants), repos et sommeil.
Qu’est-ce que l’équilibre entre féminin et masculin (Yin-Yang) ?C’est la complémentarité entre les deux polarités de l’unité, exprimée par le symbole du taiji. L’énergie masculine (Yang) et féminine (Yin) se trouvent en chacun de nous, alternent et se complètent.
Comment doit-on développer le Yin et le Yang ?Il faut savoir les développer harmonieusement en soi-même et dans ses activités. Par exemple, écouter ses intuitions (Yin) avant une décision importante (Yang), ou se reposer (Yin) après l’action (Yang).

Le Rôle et la Gestion des Émotions

QuestionRéponse selon le texte
Les émotions sont-elles positives ou négatives ?Les émotions sont une puissante source d’énergie, soit en positif, soit en négatif, selon la manière dont on s’en sert. Elles sont l’expression de la vie ; ne plus en ressentir signifie être « mort ».
Quels sont les dangers d’une mauvaise gestion émotionnelle ?Soit on se laisse déborder (perte de maîtrise), soit on les réprime ou les refoule (ce qui est pire). Cela provoque des « hémorragies d’énergie » et des baisses drastiques du seuil immunitaire (ex. : la colère est mauvaise pour le cœur, la peur sape l’énergie des reins, la tristesse fragilise les poumons).
Que faut-il « faire » avec les émotions ?Il n’y a pas grand-chose à faire, si ce n’est les accepter et se laisser traverser par elles. Il faut les accueillir pour écouter le message qu’elles apportent, sans s’identifier aux pensées qui les suscitent, et sans chercher à contrôler leur intensité.
Quelles sont les deux choses simples à faire avec les émotions ?1. Les accueillir en tant que processus vital. 2. Ne pas s’identifier au contenu des pensées qui les suscitent.
Pourquoi ne faut-il pas réprimer ou refouler une émotion ?L’émotion non entendue ou réprimée dépense de l’énergie en vain. L’émotion refoulée coûte une quantité d’énergie astronomique et est obligée de remonter en surface par des somatisations ou des actes manqués (comme une alarme d’incendie qu’on ne doit pas éteindre).

L’Impact et la Gestion des Pensées

QuestionRéponse selon le texte
Quel est l’impact de nos pensées sur le corps et le mental ?Le corps et le « subconscient » se soumettent aux injonctions des pensées (effet placebo, prophétie auto-réalisatrice). Penser qu’on est capable rend la réalisation plus aisée et les résultats meilleurs. Les pensées déclenchent des émotions, qui provoquent des réactions physiologiques.
Comment fonctionne le mécanisme de la pensée ?Le mental structure les perceptions en fonction de pensées que l’on croit vraies (croyances). Toute expérience est interprétée pour confirmer ces croyances. Les comportements sont sur-déterminés par les pensées que l’on croit vraies.
Qu’est-ce que la « pensée automatique » ?C’est un processus ordinaire, inconscient, et compulsif. Elle reconstruit une trame logique en fonction des repères du passé et maintient un état d’agitation intérieure. Elle est souvent prise à tort pour la réalité elle-même.
Comment doit-on orienter ses pensées ?Il faut éviter les pensées disqualifiantes (« je ne suis pas à la hauteur ») qui entretiennent des émotions négatives et induisent des conséquences préjudiciables. Les pensées « positives » enclenchent une spirale de réussites et renforcent la santé.

La Conscience et la Santé Mentale du Dirigeant

QuestionRéponse selon le texte
Qu’est-ce que la conscience par rapport aux pensées ?La conscience est en amont des pensées ; elle est la substance même de nos pensées. Elle est l’écran fixe et sous-jacent (l’énergie) sur lequel les images (les pensées) se matérialisent. Nous sommes la conscience.
Quelle est la « grave maladie mentale » commune selon le texte ?La confusion sur notre identité, où l’on se prend pour un personnage défini par ses pensées au lieu d’être la conscience elle-même.
De quoi dépend la santé mentale du dirigeant ?Elle dépend directement de sa capacité à se voir fonctionner (lucidité) et à voir ses fonctionnements psychologiques, émotions et réactions depuis l’espace impersonnel de la conscience.
Comment se libérer des « faux problèmes » ?La seule manière est de s’en détourner et de ne plus y rentrer. Les faux problèmes sont des pensées qui nous enfoncent et ne peuvent être résolus par le mental.
Quel est l’impact de l’ego sur la santé mentale du dirigeant ?L’ego est un faux problème. Si le dirigeant se prend pour son ego (son personnage/sa fonction), sa santé mentale est compromise. Cela peut se manifester par le fait de prendre personnellement les désaccords (bouderie, colère, besoin d’avoir raison, sentiment de trahison).
Quelle est la seule option raisonnable et saine face à l’ego ?Reconnaître que nous ne sommes PERSONNE (ne pas s’identifier à ses pensées ou sa fonction).

FAQ sur la santé mentale du dirigeant

Réponses aux questions fréquentes sur la vitalité, l’intelligence émotionnelle et la gestion des pensées

  • Pourquoi la santé mentale du dirigeant est-elle qualifiée de capital le plus précieux ?

    La santé mentale du dirigeant est décrite comme le capital le plus précieux car elle conditionne sa capacité à diriger, à prendre des décisions éclairées et à gérer l’ensemble des défis de l’entreprise. Une bonne santé mentale permet de rester lucide, de s’adapter et d’influencer positivement son environnement professionnel.

  • Quels sont les trois leviers essentiels pour entretenir la santé mentale du dirigeant ?

    Les trois leviers identifiés sont la vitalité (à travers une hygiène de vie adéquate), l’intelligence émotionnelle (la capacité à gérer et comprendre ses émotions) et la gestion des pensées (l’influence des croyances sur notre comportement).

  • Comment s’articule l’interdépendance entre pensées, émotions et corps ?

    Le concept d’interdépendance systémique explique que les pensées impactent le corps et influencent les émotions, que ces dernières modifient nos perceptions et même notre métabolisme, et que les sécrétions hormonales influent sur nos humeurs. Ces trois dimensions, bien que pédagogiquement distinguables, forment un « complexe corps-mental » indissociable.

  • Quelles pratiques favorisent la vitalité physique du dirigeant ?

    Pour maintenir une vitalité optimale, il est recommandé d’adopter une bonne hygiène de vie : pratiquer une activité physique régulière, adopter une alimentation équilibrée avec des nutriments vivants et s’assurer un repos suffisant. Ces pratiques permettent de recharger directement son énergie et de soutenir le corps dans sa gestion des émotions et des pensées.

  • Pourquoi l’équilibre entre l’énergie féminine (yin) et masculine (yang) est-il important ?

    L’équilibre entre yin et yang symbolise la complémentarité des énergies en chacun de nous. Cette dualité permet de nourrir l’un l’autre et d’harmoniser les actions (yang) avec l’intuition et l’écoute (yin). Un bon équilibre assure une meilleure prise de décision, une gestion plus fine des émotions et un épanouissement professionnel et personnel.

  • Comment gérer efficacement ses émotions pour éviter de perdre son énergie vitale ?

    Il est essentiel d’apprendre à accueillir ses émotions plutôt que de les réprimer ou de les refouler. En les laissant s’exprimer de manière canalisée et en se détachant du contenu trop identitaire des pensées, on évite les hémorragies d’énergie et on transforme ces émotions en une source de vitalité positive, à condition de ne pas laisser exprimer de manière excessive leur intensité.

  • En quoi les pensées influencent-elles notre état émotionnel et physique ?

    Les pensées, en déterminant notre état d’esprit, influencent directement nos émotions. Des pensées positives induisent des émotions réconfortantes et renforcent la santé physique, créant une spirale bénéfique. À l’inverse, des croyances limitantes ou négatives peuvent déclencher des émotions nuisibles, affectant ainsi notre bien-être global et nos performances au quotidien.

  • Quelle est la différence entre la pensée automatique et la conscience, et pourquoi est-ce important ?

    La pensée automatique est un processus inconscient qui structure nos perceptions selon des repères passés, parfois au détriment de notre bien-être. En revanche, la conscience est la base immuable qui permet d’observer ces pensées sans s’identifier à elles. Cette prise de recul est essentielle pour éviter de se laisser submerger par des schémas répétitifs et pour retrouver une lucidité indispensable à la santé mentale.

  • Quel rôle peut jouer le coaching personnel dans la gestion des émotions et des pensées ?

    Le coaching personnel offre un accompagnement sur mesure pour apprendre à mieux comprendre et gérer ses émotions ainsi que ses schémas de pensée. Il aide à prendre du recul, à identifier les croyances limitantes et à instaurer des pratiques qui favorisent une gestion plus harmonieuse de son énergie, transformant les émotions négatives en leviers de développement personnel.

  • Comment l’ego peut-il nuire à la santé mentale du dirigeant ?

    L’ego, lorsqu’il est surdimensionné, conduit à une prise de soi excessive et à l’identification avec des rôles ou des statuts. Cette imposture renforce la vulnérabilité aux critiques et aux situations conflictuelles. En se détachant de cette identification et en reconnaissant qu’on n’est pas défini uniquement par ses pensées ou sa fonction, le dirigeant peut agir de manière plus lucide et préserver sa santé mentale.

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Paul Devaux

Coach professionnel

Depuis 25 ans, Paul pratique le Coaching professionnel en entreprise, dans une approche systémique. Accrédité à la Société Française de Coaching en 2008, il est également formateur et superviseur de Coachs depuis 2010. Egalement fondateur d'une école de coaching (voir NRGY-trainig.fr).

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