Dans cet article, nous allons vous montrer comment s’y prend le coaching pour améliorer l’alignement personnel d’un client, individuel ou collectif. Il s’agit de la retranscription d’un interview, dans lequel Bérenger, coach sportif à l’époque, préparait un article sur le sujet dans le cadre d’un mémoire.

A Retenir

Alignement en coaching individuel

Bérenger : Alors, justement Paul, quels sont les réflexes d’un coach individuel quand il est sollicité par un manager pour l’accompagner par exemple dans la conduite d’un projet ? Paul : On parle donc là d’un coaching individuel, c’est-à-dire de l’accompagnement d’un manager à potentiel sur lequel l’entreprise a décidé d’investir. Par exemple pour garantir ses premiers pas dans le lancement d’un projet ou pour optimiser sa conduite de projet. Le coaching étant réservé par définition à des “champions”, ce manager réussira son projet avec ou sans coach, mais le coaching va lui offrir une plus grande sécurité, un plus grand confort, une plus grande performance, en développant sa puissance par justement : le travail de son meilleur ALIGNEMENT personnel !

C’est quoi l’alignement personnel ?

L’alignement, c’est un état où l’individu est puissant, parce qu’il a mis en cohérence les différentes parties de lui-même qui interagissent dans une action. Par exemple, son intention et ses actes, ou ses propos et ses croyances, ses émotions avec ses pensées est es émotions. Il y a deux niveaux où se joue l’alignement en coaching :

Exemple concret : Imaginez un directeur commercial qui doit annoncer une réorganisation de son équipe. Si intérieurement il doute de la pertinence de cette décision (pensée), ressent de l’anxiété face aux réactions possibles (émotion), mais qu’il doit afficher une confiance totale (acte), ce défaut d’alignement transparaîtra malgré lui : hésitations dans la voix, regard fuyant, gestes crispés. Son équipe percevra cette incohérence et son message perdra en impact.

Il y a deux niveaux où se joue l’alignement en coaching :

Comment le coaching travaille-t-il l’alignement personnel d’un manager ?

Le coaching va travailler ces deux aspects complémentaires de l’alignement personnel, souvent en deux temps consécutifs. Sur le premier aspect, le coach va proposer à son client du miroir sur la clarté de sa vison, sa confiance en sa capacité à atteindre les objectifs et son désir de réussir. Explorer soigneusement ces 3 aspects, pour bien les aligner, va offrir au client la possibilité de ne pas partir perdant. Quand la course démarre bien, cela ne suffit peut-être pas à la gagner, mais ce qui est sûr c’est que partir mal, avec de la confusion, des doutes ou un défaut de motivation… ne permet pas non plus d’aller bien loin ! Après, quand l’équation de réussite est bien posée, avec les bons paramètres, le client va commencer à concevoir son plan de projet et le piloter. Dès lors, il sera en mouvement, et le coach pourra l’observer pendant qu’il évoque ses difficultés. Pendant qu’ils travaillent tous les deux sur les objectifs visés par le client, le coach va voir aussi comment le client incarne son projet quand il en parle, comment il le vit dans son corps, comment il est aligné, physiquement… C’est avec ces observations sur l’énergie du client, que le coach va pouvoir proposer des questions qui vont inviter le client à prendre du recul et à se voir lui-même en train d’agir et de fonctionner au sein de son projet, avec les autres notamment…

Exemple concret : Sophie, directrice marketing, doit lancer une nouvelle gamme de produits. En séance, le coach observe qu’elle décrit brillamment la stratégie (vision claire), mais ses phrases sont émaillées de « il faudrait », « on devrait », « peut-être que… » plutôt que « je vais », « nous ferons ». Le coach lui demande : « Sur une échelle de 1 à 10, à quel point désirez-vous vraiment porter ce projet ? » Sophie réalise qu’elle obtempère plus qu’elle ne s’engage. Cette prise de conscience lui permet de repositionner son rôle et de retrouver son désir authentique de réussir.

Quand la course démarre bien, cela ne suffit peut-être pas à la gagner, mais ce qui est sûr c’est que partir mal, avec de la confusion, des doutes ou un défaut de motivation… ne permet pas d’aller bien loin ! Après, quand l’équation de réussite est bien posée, avec les bons paramètres, le client va commencer à concevoir son plan de projet et le piloter.

Dès lors, il sera en mouvement, et le coach pourra l’observer pendant qu’il évoque ses difficultés. Pendant qu’ils travaillent tous les deux sur les objectifs visés par le client, le coach va voir aussi comment le client incarne son projet quand il en parle, comment il le vit dans son corps, comment il est aligné physiquement.

Exemple concret : Marc, manager de transition, explique qu’il doit « imposer » de nouvelles procédures à une équipe résistante. Pendant qu’il parle, ses épaules sont rentrées, sa respiration est haute et courte, son dos légèrement voûté. Le coach lui demande : « Comment vous sentez-vous physiquement en ce moment ? » Marc prend conscience qu’il se sent « sur la défensive », en position de retrait, alors même qu’il décrit une posture d’autorité. Le coach l’invite à se redresser, respirer profondément, et reformuler sa mission : non plus « imposer » mais « accompagner la transformation ». Son corps s’ouvre immédiatement, sa voix devient plus assurée.

C’est avec ces observations sur l’énergie du client, que le coach va pouvoir proposer des questions qui vont inviter le client à prendre du recul et à se voir lui-même en train d’agir et de fonctionner au sein de son projet, avec les autres notamment.

Exemple concret : Claire doit animer un comité de direction tendu où elle devra défendre un budget serré. En séance, quand elle évoque cette réunion, elle croise les bras, se recroqueville sur sa chaise. Le coach lui propose : « Debout, les deux pieds bien ancrés au sol, les épaules déroulées, respirez par le ventre. Maintenant, redites-moi comment vous allez défendre ce budget. » Claire constate que sa voix porte différemment, que ses arguments lui viennent plus facilement, qu’elle se sent « solide ». Le coach lui suggère de reproduire cet ancrage physique trois minutes avant son comité de direction. Lors du rendez-vous suivant, Claire rapporte avoir senti une présence et une assurance inhabituelles pendant la réunion.

Bérenger : Mais tu fais vraiment « respirer » le client, pendant la séance ? En quelque sorte pour qu’il se mette en phase avec lui-même non seulement psychologiquement mais aussi physiologiquement ?

Paul : Bon, on n’en fait pas du yoga, tout de même… Mais oui, il peut arriver qu’on travaille sur le corps pour le réaligner, et cela a un impact immédiatement favorable sur le projet et la manière dont le client managera ensuite les situations. Par exemple, on peut envisager quelques minutes de relaxation… ou expérimenter une mini séance de cohérence cardiaque. C’est simple et hyper efficace ! Évidemment, il faut bien faire le lien entre l’expérimentation proposée et le thème opérationnel de la séance.

Exemple concret : Thomas arrive en séance très agité après une matinée difficile. Il doit préparer une annonce délicate à son équipe mais ne parvient pas à organiser ses idées. Le coach lui propose cinq minutes de cohérence cardiaque : inspirer sur 5 secondes, expirer sur 5 secondes. Après cet exercice, Thomas remarque que « le brouillard s’est levé », que ses pensées sont plus claires, et il peut alors structurer efficacement son intervention. Cette expérience lui montre concrètement l’impact de son état physiologique sur sa capacité de réflexion stratégique.

Mais, on ne fait évidemment pas que cela : on travaille aussi sur les croyances, on envisage le point de vue d’autres protagonistes dont le client parle peu, on anticipe des scénarios de réussite, on prépare des situations importantes avec des méthodes de visualisation et de préparation mentale, etc.

Bérenger : Cela me fait penser aussi à la notion de « transfert » (voir : échos systémiques), qui vient de la psychanalyse : le patient projette dans la relation avec le psy des éléments qui relèvent précisément de ce qu’il est en train de travailler en séance…

Paul : Oui c’est une notion qui ressemble… Pour revenir à l’alignement en coaching, on peut aussi le travailler avec l’équipe en mouvement. À ce propos, comment travailles-tu l’alignement d’une équipe (sportive notamment), quand par exemple tu leur proposes de faire entre eux un bilan de fonctionnement ?

A ce propos, comment travailles-tu l’alignement d’une équipe (sportive notamment), quand par exemple tu leur proposes de faire entre eux un bilan de fonctionnement ?
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Alignement en coaching d’équipe

Bérenger : En coaching d’équipe (pas spécifiquement une équipe de sportifs de haut niveau, mais également une équipe de collaborateurs dans une entreprise), l’alignement se travaille de façon assez proche de ce que tu décrivais en coaching individuel. Par exemple, pendant que les équipiers travaillent sur leurs interactions et la fluidité de leurs communications par exemple, plusieurs d’entre eux peuvent se mettre à parler tous en même temps, à ne pas s’écouter, à se couper la parole, faire du hors sujet, tandis que d’autres ne disent rien depuis un bon moment… Bien au-delà du contenu de ce qu’ils échangent à propos de leurs interactions, la façon même dont ils interagissent, ici et maintenant, est en soi un matériel que je soumets à leur attention. Je leur tends le miroir sur leur manière de fonctionner pendant leur bilan de fonctionnement, et cela leur permet de se voir faire, de réfléchir à ce qui se joue entre eux, et de modifier tout de suite quelque chose dans leur manière de travailler ensemble. Il y a plein d’exemples de ce phénomène : L’équipe met en scène la difficulté dont elle parle, pendant qu’elle en parle ! C’est sytémique. Pour le coach d’équipe, c’est du pain béni, il suffit d’interroger l’équipe sur ce que cela rendrait possible pour eux s’ils s’y prenaient différemment, puis de transposer leurs propositions à leur vie de tous les jours. Et c’est vrai qu’en modifiant leurs comportements avec le coach en séance de travail, ils modifient leur qualité d’énergie comme tu disais. Et ils peuvent se transformer, en modifiant la forme de leurs interactions…

Exemple concret : Une équipe de direction se réunit pour améliorer sa communication. Le directeur commercial, le directeur technique et la directrice des ressources humaines parlent simultanément, chacun défendant son territoire, pendant que le directeur financier et la directrice de la communication restent silencieux, consultant leurs téléphones. Le coach interrompt : « Stop. Que voyez-vous se produire en ce moment même ? » Silence gêné. « Vous êtes en train de reproduire exactement le problème que vous voulez résoudre : certains monopolisent la parole, d’autres se retirent. Comment pourriez-vous faire différemment, maintenant ? » L’équipe décide d’instaurer un bâton de parole improvisé et de vérifier régulièrement que chacun s’est exprimé.

Bien au-delà du contenu de ce qu’ils échangent à propos de leurs interactions, la façon même dont ils interagissent, ici et maintenant, est en soi un matériel que je soumets à leur attention. Je leur tends le miroir sur leur manière de fonctionner pendant leur bilan de fonctionnement, et cela leur permet de se voir faire, de réfléchir à ce qui se joue entre eux, et de modifier tout de suite quelque chose dans leur manière de travailler ensemble.

Exemple concret : Une équipe projet discute du manque de réactivité entre les services. Pendant l’échange, un membre envoie un mail, un autre répond à un SMS, un troisième arrive avec 20 minutes de retard. Le coach observe : « Je constate que pendant que vous évoquez la difficulté à être réactifs et présents les uns pour les autres, trois d’entre vous sont sur leurs écrans et Pierre vient d’arriver. Qu’est-ce que cela vous dit ? » Un membre s’exclame : « On est en train de faire exactement ce qu’on se reproche ! » Cette prise de conscience immédiate permet de passer un contrat d’attention mutuelle, d’abord en séance, puis dans le quotidien.

Paul : Merci de cet exemple, parce que c’est une bonne manière d’illustrer le travail d’alignement collectif. Il y a aussi le travail de partage des représentations que l’on peut proposer sur la raison d’être, la mission, l’ambition, la vision, les valeurs, la stratégie, les feuilles de route, etc… Quand l’équipe travaille vraiment sur le fond de ces sujets structurants avec un coach d’équipe, non seulement elle peut se voir fonctionner grâce aux petits coups de miroirs et aux clins d’oeils qu’il va leur adresser, mais ils peuvent s’aligner les uns les autres, viser enfin tous la même cible, partager la même compréhension des enjeux, du chemin et des priorités des uns et des autres. Grâce à cela, ils vont pouvoir se coordonner, se mettre en phase dans des rythmes compatibles. C’est cela aussi l’alignement…

Exemple concret : Le comité exécutif d’une PME travaille sur sa « vision stratégique ». Chaque membre présente SA vision sur un post-it. Surprise : le directeur commercial vise une croissance de 50% par acquisition de nouveaux clients, le directeur technique veut consolider l’existant et améliorer la qualité, la DRH souhaite fidéliser les talents actuels avant d’embaucher. Trois visions, trois directions ! Le coach les invite à dialoguer : « Si vous alliez chacun dans votre direction, où seriez-vous dans trois ans ? » L’équipe réalise qu’elle piloterait l’entreprise comme un bateau avec trois capitaines tirant le gouvernail chacun de son côté. Cette visualisation provoque un vrai débat de fond qui aboutit à une vision partagée et cohérente.

Quand l’équipe travaille vraiment sur le fond de ces sujets structurants avec un coach d’équipe, non seulement elle peut se voir fonctionner grâce aux petits coups de miroirs et aux clins d’œil qu’il va leur adresser, mais ils peuvent s’aligner les uns les autres, viser enfin tous la même cible, partager la même compréhension des enjeux, du chemin et des priorités des uns et des autres. Grâce à cela, ils vont pouvoir se coordonner, se mettre en phase dans des rythmes compatibles. C’est cela aussi l’alignement…

Bérenger : Donc en conclusion, travailler l’alignement en coaching individuel ou d’équipe, c’est travailler avec le client sur sa manière “d’être au présent”, pendant la séance. On pourrait dire que l’alignement : c’est maintenant ! Paul : Oui c’est toujours maintenant le meilleur moment pour ajuster son alignement…

L’alignement en coaching est une mise en cohérence

Il y a plusieurs facteurs de réussite à aligner : la vision, le désir, et la confiance. Si un des ces trois facteurs n’est pas dans l’alignement des deux autres : une partie des forces vives de la personne sera mobilisée pour fuir ou rester immobile, alors que son projet est d’aller de l’avant. Un peu comme si vous rouliez avec le frein à main. Cela ferait chauffer le moteur, cela userait le frein et le véhicule irait moins vite !

Exemple de mauvais alignement individuel

Supposons qu’une personne voie la cible, qu’elle ait bien envie de l’atteindre, mais qu’elle ait peur de se lancer par peur de l’échec ou de la réussite : on voit bien que ce défaut dans son alignement personnel entre ses désirs et ses émotions, va représenter un vrai facteur de difficulté, voire même d’échec ! Voici un autre exemple de mauvais alignement : Un manager qui demanderait des efforts supplémentaires à ses équipiers, sans être parfaitement aligné lui-même avec le contenu de sa demande. Il ne montrerait pas lui-même l’exemple d’efforts supplémentaires. chacun pourrait alors observer une discordance entre son discours et ses actes.

Exemple concret : Julien, cadre confirmé, se voit proposer un poste de direction générale. Il voit clairement ce que cela implique (vision), il en rêve depuis des années (désir), mais il est paralysé par la peur de ne pas être à la hauteur, de décevoir, de perdre son équilibre vie personnelle/vie professionnelle (confiance fragile). Résultat : il tergiverse, demande des délais, trouve mille raisons de ne pas donner sa réponse. Son entourage ne comprend pas son hésitation devant « l’opportunité de sa vie ». En coaching, il prend conscience que c’est précisément la peur qui bloque son élan naturel. Le travail consistera à renforcer progressivement sa confiance, par exemple en listant ses réussites passées dans des contextes difficiles, en identifiant ses ressources internes et externes, et en visualisant sa réussite dans cette nouvelle fonction.

Voici un autre exemple de mauvais alignement : un manager qui demanderait des efforts supplémentaires à ses équipiers, sans être parfaitement aligné lui-même avec le contenu de sa demande. Il ne montrerait pas lui-même l’exemple d’efforts supplémentaires. Chacun pourrait alors observer une discordance entre son discours et ses actes.

Exemple concret : Un directeur exige de son équipe de répondre aux emails dans les deux heures et d’être disponibles jusqu’à 19h, mais lui-même part systématiquement à 17h30 pour aller chercher ses enfants et répond aux mails quand bon lui semble. Ou encore, un manager qui prône la transparence et le feedback direct, mais évite systématiquement les conversations difficiles et communique par mails ambigus. Ces incohérences détruisent sa crédibilité et l’adhésion de son équipe. L’alignement aurait consisté soit à adapter sa demande à sa propre réalité, soit à modifier son comportement pour être exemplaire.

Au même titre qu’un politique qui prône l’intégrité et l’équité, et s’offre la permission de transgresser lui-même les règles qu’il prétend imposer aux autres, ne sera plus crédible… (s’il est démasqué !).

L’alignement personnel, selon Gandhi

« Soyez vous-même le changement que vous souhaitez voir dans le monde ! »
Cette sagesse, énoncée par Gandhi, part du principe que l’alignement est la clé de la réussite : Il y aurait un phénomène d’osmose ou de vases communicants, entre l’intérieur et l’extérieur. Il se produirait forcément un relatif alignement entre ce que vous pensez à l’intérieur et ce qui se passe à l’extérieur par voie de conséquence (voir cet article : « conflit extérieur conflit intérieur« ). Ainsi, le même Gandhi proposait le raisonnement suivant : si vous faîtes la guerre pour obtenir la paix… ce sera une guerre de plus tout de suite, à l’issue de laquelle vous obtiendrez encore la guerre ! « La fin justifie les moyens » était selon lui une phrase de terroristes totalitaires, il lui préférait son opposée, renversant le paradigme : « les moyens justifient la fin ! ». Autrement dit, si vous voulez la paix, faîtes la paix. Et pour faire la paix : soyez vous-même en paix !

Exemple concret appliqué au management : Un directeur veut développer une « culture de la confiance » dans son entreprise. Plutôt que d’organiser des formations sur la confiance (la fin), il commence par incarner lui-même cette confiance au quotidien (les moyens) : il délègue réellement en lâchant le contrôle tatillon, il assume publiquement ses erreurs, il donne son feedback de manière directe et bienveillante, il respecte ses engagements même quand c’est difficile. Progressivement, son équipe adopte ces comportements par mimétisme. La culture de confiance émerge naturellement de son alignement personnel, bien plus efficacement que n’importe quel programme de transformation culturelle imposé d’en haut.

Son exemple a inspiré de très nombreuses personnes, en Inde et dans le monde entier. Il est le premier (et peut-être le seul) à avoir remporté une victoire sur un colon oppresseur, sans livrer une seule guerre.

Alignement personnel et spiritualité

Par la suite, son propos sur la nécessité d’un total alignement individuel s’est encore approfondi, s’étendant à la manière d’incarner la spiritualité. Il considérait ainsi qu’il était inutile de réaliser des « exploits spirituels » en procédant par a-coups, mais qu’en revanche il était largement nécessaire d’incarner l’état d’esprit spirituel, au travers de tous les micro gestes du quotidien, par une non nuisance extérieure, et une non violence intérieure.

Exemple concret : Un manager se passionne pour le développement personnel, lit des livres inspirants, pratique la méditation le matin, mais dans son quotidien professionnel il s’emporte violemment contre ses collaborateurs pour des broutilles, rumine des pensées négatives sur ses collègues, et se juge durement au moindre faux pas. Il y a un décalage entre ses « exploits spirituels » du matin (30 minutes de méditation) et son incarnation effective tout au long de la journée. L’alignement consisterait à faire descendre la qualité de présence et de bienveillance cultivée pendant la méditation dans chaque interaction, chaque email, chaque réaction du quotidien.

Par simple souci de cohérence personnelle, rien ne sert de délivrer des sermons grandioses aux autres, si à côté de cela on s’énerve pour des broutilles, on a peur, ou on s’afflige pour un rien, on perd pied à chaque instant à cause du manque d’alignement entre nos convictions de fond et la qualité de notre engagement à chaque instant, dans chaque détail de notre vie quotidienne.

Yoga et Qi-Gong : Séances distancielles pour ajuster son alignement

L’efficacité ne naît pas de l’effort constant, mais plutôt de la qualité de présence. En cultivant le souffle, l’ancrage et la circulation de l’énergie, cette pratique transforme en profondeur la relation à soi — et, par résonance, la relation à l’autre. La pratique méditatives, statique ou en mouvement, est un véritable levier : plus de clarté, une posture plus stable, une écoute plus fine, et une capacité accrue à accompagner sans s’épuiser. Si vous ressentez l’envie d’intégrer ces dimensions dans votre vie quotidienne, mes cours de Yoga de l’énergie ont été conçus comme un espace d’exploration et de développement spirituel. Un temps pour ralentir, ressentir, et enrichir votre accompagnement à partir du corps et de l’énergie.

Ajustements permanents

Etre authentique et intègre, c’est être profondément et durablement aligné, sans rigidité, de manière souple. En effet, l’alignement est le résultat d’un processus d’ajustement, qui se rejoue à chaque instant. L’alignement se perd et se retrouve sans cesse, il s’ajuste en permanence, mais n’est jamais le même ! Exemple concret : Comme un surfeur qui ajuste en permanence son équilibre sur sa planche selon les vagues, ou comme un arbre qui plie sans rompre dans le vent, l’alignement n’est pas une posture figée mais un équilibre dynamique. Prenons l’exemple d’une manager qui a défini ses valeurs de transparence et de bienveillance. Un jour, elle découvre qu’un collaborateur a commis une erreur grave qui pourrait coûter un client important. Son premier réflexe (colère, réprimande publique) entre en tension avec ses valeurs. Elle s’arrête, respire, se réaligne : « Comment puis-je être à la fois transparente sur la gravité de la situation ET bienveillante dans mon accompagnement de ce collaborateur ? » Elle trouve un troisième chemin, qui honore ses deux valeurs : un entretien en tête-à-tête où elle nomme clairement les conséquences de l’erreur tout en explorant avec lui comment réparer et progresser. L’alignement s’est ajusté à la situation, sans trahir les valeurs fondamentales. Dans d’autres articles sur le même thème, nous indiquerons comment travailler votre alignement en coaching, quelles sont les points de vigilance à propos de l’alignement personnel, pour optimiser son efficacité personnelle.

FAQ sur l’Alignement en Coaching

Réponses aux questions fréquentes sur l'alignement en coaching individuel et d'équipe

  • Qu’est-ce que l’alignement en coaching ?

    L’alignement en coaching désigne la mise en cohérence entre la vision, le désir et la confiance du client. Il s’agit d’une approche qui vise à harmoniser la pensée, le corps et les actions, pour permettre à la personne d’être pleinement présente et de mobiliser efficacement ses ressources.

  • Quels sont les deux niveaux d’alignement abordés en coaching individuel ?

    En coaching individuel, l’alignement s’opère sur deux niveaux complémentaires :

    • L’alignement dans le système de visée (la clarté de la vision, la confiance et le désir de réussir)
    • L’alignement dans le mouvement (la posture, les gestes, la respiration et l’incarnation physique du projet)
  • Comment le coach aide-t-il le client à modifier son état d’esprit et son alignement physique ?

    Le coach observe la manière dont le client incarne son projet pendant qu’il en parle et utilise différentes techniques, comme le questionnement, le miroir, ou encore des exercices de relaxation. Cette approche permet au client de prendre du recul, d’ajuster sa posture et de préparer son cerveau à mobiliser les ressources nécessaires pour réussir.

  • Comment l’alignement est-il travaillé en coaching d’équipe ?

    En coaching d’équipe, l’alignement s’adresse aux interactions collectives. Le coach observe le fonctionnement de l’équipe, tend un miroir sur la communication et invite chacun à ajuster ses comportements. Il peut aussi travailler sur le partage de représentations concernant la mission, la vision ou les stratégies pour permettre à tous de viser la même cible et de renforcer la cohésion.

  • Pourquoi l’alignement est-il crucial pour la réussite d’un projet ?

    L’alignement garantit que le client ou l’équipe dispose de la bonne orientation mentale et physique pour avancer. Sans une cohérence entre ce que l’on souhaite faire et la capacité à le faire, des forces sont gaspillées et le projet peut être ralenti ou compromis. En alignant vision, désir et confiance, le client se met dans les meilleures conditions pour mobiliser son énergie et relever les défis.

  • En quoi l’alignement permet-il d’éviter la discordance entre discours et actions ?

    L’alignement assure une cohérence entre les valeurs exprimées et les comportements adoptés. Par exemple, un manager ou une personnalité qui prône une certaine éthique doit être lui-même aligné avec ces principes. Sinon, toute discordance entre le discours et les actes peut nuire à la crédibilité et entraîner des dysfonctionnements tant au niveau individuel qu’au sein d’une équipe.

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Paul Devaux

Coach professionnel

Depuis 25 ans, Paul pratique le Coaching professionnel en entreprise, dans une approche systémique. Accrédité à la Société Française de Coaching en 2008, il est également formateur et superviseur de Coachs depuis 2010. Egalement fondateur d'une école de coaching (voir NRGY-trainig.fr).

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