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A Retenir
- Un CODIR performant peut devenir inadapté face à de nouveaux défis stratégiques ou organisationnels.
- La stagnation des rôles et des postures crée une zone de confort, freinant l’évolution collective.
- La transformation d’une équipe dirigeante passe par le changement de posture et l’alignement stratégique.
- Le coaching collectif permet d’identifier les tensions, clarifier les rôles et renforcer la sécurité psychologique.
- Le dirigeant doit se réinventer et oser un leadership moins directif pour accompagner la montée en puissance.
- Faire évoluer son CODIR nécessite un travail en profondeur sur la maturité collective et le leadership individuel.
Le paradoxe du CODIR performant mais dépassé
Vous avez un bon Comité de Direction. Des gens compétents, loyaux, expérimentés. Une équipe qui a traversé des crises, conduit des projets, délivré des résultats. Un collectif qui fonctionne bien depuis plusieurs années. Et pourtant, vous sentez que quelque chose ne suffit plus.
Pas encore un problème. Pas encore une crise. Mais une inadéquation sourde entre les défis qui arrivent… et le niveau de jeu collectif actuel. Vous regardez devant vous : accélération à l’international, pression accrue du groupe ou des actionnaires, potentielle fusion à venir, réorganisation à piloter.
Et vous posez la question que tout dirigeant lucide finit par se poser :
Est-ce que mon équipe est prête à passer un cap ?
Le piège de l’équipe “qui tourne”
Les CODIR performants sont souvent les plus exposés à l’érosion. Parce qu’ils “tournent bien”, on ne les questionne pas. Les réunions sont fluides, les décisions prises, les sujets traités. Mais à force de bien fonctionner, ils se figent. Les postures se cristallisent. Les rôles deviennent fixes. Les jeux d’influence s’installent dans une zone de confort maîtrisée.
Dans ces équipes :
- Le directeur industriel reste sur sa technique, sans jamais vraiment se positionner sur la stratégie.
- La DRH joue les accompagnateurs sans jamais oser confronter.
- Le DAF est devenu le gardien des chiffres, mais plus un acteur de la vision.
- Le commercial mène son business… mais fait peu de liens avec les autres.
Chacun est efficace, chacun “tient sa place”. Mais personne ne la fait évoluer.
Des défis nouveaux… qui demandent des postures nouvelles
Les changements à venir dans l’organisation ne sont pas seulement techniques. Ils demandent à l’équipe de direction de changer d’altitude, de temporalité, de posture. Ce n’est pas juste une réorganisation. C’est une transformation de l’ADN collectif.
Prenons quelques exemples :
- Une fusion imminente ? Il va falloir travailler la culture et la co-responsabilité, pas seulement l’organigramme.
- Une pression actionnariale accrue ? L’équipe doit tenir l’incertitude ensemble, sans céder à la fragmentation.
- Une expansion à l’international ? Le CODIR devra penser en système étendu, pas juste en logique nationale ou métier.
Et vous le savez : vos défis ne seront pas relevés avec le CODIR d’hier.
Le risque : vous retrouver à tracter seul
C’est souvent ce que ressent le DG à ce stade. Il est clair sur la stratégie, lucide sur les enjeux. Mais son équipe, elle, continue à jouer la partition précédente. Elle suit, mais ne co-construit plus. Elle exécute, mais ne co-pilote pas. Elle questionne, mais ne challenge plus en profondeur.
Et vous, dirigeant, vous vous mettez à :
- Multiplier les cadrages, pour donner du rythme
- Recadrer les priorités, parce que ça diverge
- Relancer les chantiers, parce qu’ils traînent
- Tenir seul la vision, parce qu’elle n’est pas encore incarnée par vos relais
C’est là que naît le sentiment de solitude stratégique. Pas une crise relationnelle. Mais une fatigue d’avoir à tout impulser.
Le vrai enjeu : faire évoluer le niveau de maturité collective
Un CODIR n’est pas un cumul de compétences. C’est un organe vivant, un système relationnel complexe. Il traverse des phases. Il a besoin de grandir.
Le modèle de maturité d’équipe, développé par Paul Devaux, distingue plusieurs niveaux de fonctionnement :
- Le collectif fonctionnel : chacun gère son périmètre, les sujets sont traités, la coordination est correcte.
- Le collectif coopérant : les membres s’entraident, partagent, co-construisent certains sujets.
- Le collectif stratégique : le groupe tient ensemble le cap, l’incertitude, les dilemmes. Il pense et ressentensemble.
Pour passer du niveau 1 ou 2 au niveau 3, il ne suffit pas de « mieux s’organiser ». Il faut oser mettre l’équipe en travail sur elle-même. C’est là que le coaching collectif entre en jeu.
Ce que permet un coaching d’équipe de direction
Un coaching collectif, mené avec rigueur et finesse, n’est pas un séminaire de team-building ou une série de réunions animées. C’est un espace de transformation profonde.
Il permet à l’équipe de :
- Se voir fonctionner, au-delà des rôles.
- Mettre en mots les tensions, les non-dits, les résistances.
- Clarifier ses règles de fonctionnement implicites.
- Identifier les dynamiques de pouvoir, de fuite, de repli.
- Oser revisiter sa finalité collective : à quoi sert-on ensemble ?
- Répartir l’autorité, l’initiative, la responsabilité.
- Créer un socle de sécurité psychologique, pour accueillir le chaos des transformations à venir.
Ce type d’accompagnement, souvent structuré autour de séminaires d’alignement stratégique, couplé à du coaching ponctuel entre les sessions, met en mouvement une équipe autrement.
Le rôle clé du DG dans cette transformation
Mais ce travail ne peut réussir que si le DG est prêt à faire un pas de côté.
Pas se retirer. Mais changer de posture. Arrêter d’être le seul garant du sens. Accepter de ne pas avoir toutes les réponses. Créer l’espace pour que l’équipe puisse penser, oser, proposer… sans attendre son arbitrage systématique.
Cela demande un travail sur soi. Et c’est précisément ce que permet un coaching individuel du dirigeant, en parallèle de l’accompagnement collectif.
Cas réel : un dirigeant qui prépare son équipe à monter en puissance
Prenons le cas d’Anne-Lise, DG d’une BU santé, 2300 personnes, filiale d’un grand groupe européen. Elle a pris ses fonctions trois ans plus tôt, a structuré son CODIR, posé les bases. L’équipe fonctionne bien. Trop bien, peut-être. Car depuis six mois, elle sent un décalage entre ses ambitions stratégiques et la posture de son équipe.
Fusion annoncée avec une entité concurrente, nouveaux enjeux de digitalisation, et surtout pression groupe sur la marge. Anne-Lise tient son cap. Mais son CODIR reste sur ses schémas de fonctionnement anciens.
Elle décide de se faire coacher. Pas pour se rassurer. Mais pour travailler sa posture d’impulsion systémique.
Ce que le coaching individuel lui permet de voir
Dès les premières séances, le coach ne l’amène pas vers des outils, mais vers des questions :
- Comment veux-tu que ton équipe pense ?
- À quoi ressembles-tu quand tu tractes ?
- Qu’est-ce que tu autorises ? Qu’est-ce que tu contiens ?
- De quoi as-tu peur, si ton CODIR s’active autrement que toi ?
Ce n’est pas confortable. Mais c’est libérateur. Anne-Lise réalise plusieurs choses :
- Elle projette inconsciemment sur son équipe son propre besoin de cohérence et de maîtrise.
- Elle censure certaines tensions, de peur de “déstabiliser la machine”.
- Elle n’a jamais demandé à son CODIR d’être co-leader : elle attend d’eux une posture qu’elle n’a jamais explicitée.
Le coaching met en lumière les échos systémiques : ce que l’équipe ne fait pas, c’est souvent ce que la DG n’autorise pas inconsciemment.
Préparer l’équipe autrement
Grâce à ce travail individuel, Anne-Lise entre dans une nouvelle posture. Lors du séminaire d’alignement organisé avec son coach et son équipe, elle :
- Pose sa vision, mais ouvre le cadre : “Ce n’est plus seulement ma vision. C’est à nous de la construire ensemble.”
- Confronte les évitements, mais en prenant sa part : “J’ai parfois pris la place… que je n’ai jamais explicitement demandée.”
- Demande à chacun de venir avec ses zones de transformation : “Qu’est-ce que vous devez faire évoluer, individuellement et collectivement, pour qu’on soit prêts ?”
Le climat change.
L’équipe s’ouvre.
Les vraies discussions démarrent.
Ce que le CODIR avait évité jusque-là devient objet de travail commun.
Coaching : pas du conseil, mais un espace de rupture en sécurité
Ce travail n’a rien à voir avec du conseil.
Le coach ne dit pas ce qu’il faut faire. Il crée un espace pour penser autrement.
Il ne dirige pas. Il accompagne un dirigeant dans une posture plus consciente, plus stratégique, plus impactante.
Il ne donne pas des solutions. Il fait émerger les vraies questions.
C’est ce que Paul Devaux appelle “le coaching en miroir systémique” : voir dans les résistances de son équipe les reflets de ses propres blind spots. Réfléchir à froid sur ce qu’on déclenche, sans jugement. Travailler en rupture… sans perdre l’ancrage.
Conclusion : pour faire évoluer son CODIR, il faut déjà se réinventer comme leader
Faire évoluer son CODIR, ce n’est pas convoquer une réunion stratégique ou faire un séminaire.
C’est initier une montée en maturité collective.
C’est sortir du fonctionnement installé, des habitudes implicites.
C’est travailler sur les liens, la confiance, les répartitions, les permissions invisibles.
C’est oser se faire coacher pour préparer l’équipe à penser autrement.
Et cela commence par une question simple, que seul un dirigeant courageux peut se poser :
“Est-ce que je leur ai vraiment donné la place… d’être à la hauteur de mes ambitions ?”
Si vous aussi, comme Anne-Lise, vous sentez que votre CODIR fonctionne bien… mais pas encore au niveau que les prochains défis exigent, peut-être est-ce le bon moment pour prendre un temps pour vous.
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Faire évoluer son CODIR : Questions fréquentes
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Pourquoi un CODIR performant peut-il finir par être dépassé ?
Même les équipes de direction compétentes et engagées finissent parfois par ne plus être alignées avec les nouveaux défis de l’entreprise. Cette inadéquation vient d’un écart entre le niveau de jeu collectif actuel et l’altitude stratégique requise, face à des enjeux comme l’internationalisation, la pression actionnariale ou de potentielles fusions.
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Quels sont les signes d’un CODIR qui commence à stagner ?
Un CODIR qui tourne bien peut s’enfermer dans la routine : rôles figés, postures cristallisées, peu d’audace ou de remise en question. Chacun tient sa place mais ne la fait pas évoluer, ce qui limite la capacité à co-construire ou à co-piloter face à la complexité croissante.
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Quels types de défis exigent que la direction adopte de nouvelles postures ?
Les grands changements (fusion, croissance internationale, pressions financières, transformations digitales…) exigent de l’équipe de direction de changer d’altitude, de travailler la culture commune, d’accepter l’incertitude et de penser en collectif étendu plutôt que dans des silos métiers ou fonctions.
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Quels risques prend le dirigeant si l’équipe ne monte pas en puissance ?
Le principal risque est un sentiment de solitude stratégique pour le DG, obligé de tout impulser lui-même : cadrages, priorités, relance des chantiers, incarnation de la vision. Cette dynamique peut épuiser le dirigeant et éloigner l’équipe de l’engagement collectif nécessaire à la transformation.
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Comment qualifier la maturité d’une équipe de direction ?
Selon le modèle de Paul Devaux, il existe trois stades de maturité collective :
- Collectif fonctionnel : chacun gère son périmètre avec une coordination correcte.
- Collectif coopérant : l’entraide et la co-construction émergent sur certains sujets.
- Collectif stratégique : l’équipe tient ensemble le cap, la vision et l’incertitude, en pensant et ressentant ensemble.
Passer au niveau supérieur nécessite de faire travailler l’équipe sur elle-même, pas seulement sur l’organisation.
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Qu’apporte concrètement un coaching d’équipe de direction ?
Un coaching collectif structuré est un espace de transformation qui permet de :
- Identifier les fonctionnements implicites, les tensions et non-dits
- Répartir responsabilités et initiatives
- Faire émerger les vraies questions autour de la finalité collective
- Créer un socle de sécurité psychologique pour accompagner le changement
Ce processus ne se limite pas à des séminaires ; il met en mouvement l’équipe pour l’amener à un niveau stratégiquement mature.
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Quel est le rôle du DG dans la transformation collective ?
Le DG joue un rôle clé : il doit accepter de changer de posture, arrêter d’être le seul garant du sens et ouvrir des espaces pour que l’équipe pense, propose et s’implique pleinement. Un coaching individuel du dirigeant peut faciliter cette évolution intérieure et son impact sur le collectif.
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En quoi le coaching est-il différent du conseil ?
Le coaching ne consiste pas à apporter des solutions toutes faites ou à prescrire des actions. Le coach aide le dirigeant et son équipe à penser autrement, à révéler les vrais points de blocage et à travailler sur les dynamiques systémiques, en toute sécurité, sans jugement ni directives.
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Quels bénéfices attendre d’un accompagnement individuel pour dirigeants ?
Un espace de coaching individuel permet au dirigeant de travailler sa posture systémique, de clarifier ce qu’il déclenche (et ce qu’il freine inconsciemment), et de se préparer à accompagner une montée en puissance collective. Cette démarche favorise une transformation profonde et durable du CODIR.
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Comment initier la montée en maturité de son CODIR ?
Il s’agit d’oser sortir du fonctionnement installé, de travailler la confiance, les permissions invisibles et la co-responsabilité. La première étape, pour le ou la dirigeante, est souvent de se poser la question : « Ai-je vraiment donné à mon équipe la place d’être à la hauteur de mes ambitions ? »







