Cet article s’adresse à tous, mais en particulier à des coachs en développement personnel, qui voudraient à la fois progresser pour eux-mêmes (comme tout le monde) et également progresser dans l’accompagnement de leurs clients en quête d’une meilleure conscience de soi.

Comment se passe ce qu’on pourrait appeler le développement de la conscience ?

Tandis que certaines expériences spirituelles sont parfois spectaculaires, abruptes, et même potentiellement violentes et déstabilisantes, il n’en reste pas moins qu’ensuite il faut les encore digérer, les intégrer, les assimiler. Et l’expérience de ce processus est progressive, elle s’inscrit dans une certaine durée.

A ce propos, il y a quelques années, j’avais parcouru un livre intéressant “Après l’extase, la lessive” de Jack Kornfield. C’est un bon livre pour se déniaiser en balayant les idées préconçues qu’on se fait parfois à propos des expériences mystiques comme point culminant de la spiritualité. Cette lecture contribue à décomplexer et à désillusionner. C’est un peu acide, mais ça réveille.

Quand l’ego est éclairé par l’esprit…

Il faut un certain temps pour réaliser la vraie nature de la conscience:

L’ego, devient de moins en moins opaque, de plus en plus transparent et aligné avec l’être profond, qui gouverne dorénavant sa barque.

Dès lors, oui, l’esprit va méditer sans intention, tout en laissant l’ego éventuellement se raconter des histoires d’ego à propos de la méditation. Et tandis que l’ego s’agite encore un peu avant de se calmer, comme un animal effrayé s’assagit en présence d’un maître plein d’amour, l’esprit que “je suis” se met à l’écoute de l’écoute, contemple, expérimente ce qui se présente, sans commentaires, sans défense et sans désir, mais en appréciant pleinement l’instant présent, le seul instant qui soit.

Développement de la conscience

On pourrait dire que méditer sans intention, consiste à être conscient d’être conscient. Il ne s’agit pas de “vouloir” être conscient de sa conscience, mais de se reposer dans la conscience d’être conscient. Dans cette “pratique”, ou cet état naturel, il n’y a pas de vouloir pratiquer ou de vouloir être naturel, il y a juste le fait (ou le processus) d’être, et d’être conscient d’être, ce qui revient à dire : être conscient d’être conscient.

Cesser de se laisser absorber par le contenu des expériences pour diriger l’attention vers ce qui est conscient des expériences. Etre attentif à ce qui perçoit (et non plus seulement à ce qui est perçu), à ce qui est conscient, être attentif à soi en tant que sujet du processus de conscience des choses. Dans ce cas de figure unique, la conscience est à la fois ce qui perçoit et ce qui est perçu ! Je me repose dans l’essence même de ma nature nature profonde : la conscience. Et rien d’autre.

Tout ramène à la conscience de soi

Toute chose perçue ramène à la conscience qui la perçoit, si bien que chaque objet est un panneau indicateur qui pointe vers ce que je suis vraiment, et qui est le point commun de toutes les expériences : la conscience que j’en ai, la conscience que je suis…

Cela dure le temps que cela dure, avant qu’une distraction nous remporte dans le flot du quotidien. Cela prend la forme que cela prend. Cela atteint la profondeur que cela atteint, mais il n’y a pas de contrôle ni d’intention dans cette manière de méditer sans intention.

C’est un grand repos de n’avoir aucune intention, de ne faire “rien”, juste “être”, être conscient d’être.

S’engager librement

Peu à peu, après s’être retiré de l’identification aux objets perçus par la conscience, l’esprit “s’incarne” sans réserve, il reconnaît qu’il est engagé dans chaque expérience, il reconnaît qu’il est la substance même de chaque expérience… Au lieu de se dés-identifier, il s’engage pleinement. Dans ce cas, vivre c’est méditer sans intention, en-deça du jeu fonctionnel des petits objectifs, des petits désirs résiduels, des petites peurs et aversions qui s’épuisent tranquillement, jour après jour, jusqu’à la pleine conscience probablement…

La liberté réside au coeur même de la contrainte

La liberté se dégage peu à peu de cet engagement intime avec l’expérience, pleinement acceptée (ou de moins en moins refusée). Vous vous contentez de faire de votre mieux, à chaque instant, sans vous raconter d’histoire, honorant votre vocation, elle-même inspirée par votre signature énergétique profonde.

Voici un extrait d’une conférence de Rupert Spira, qui parle du développement de la conscience à travers l’expérience non-duelle, d’une façon que je trouve inspirante. Que ressentez-vous dans cette écoute ? Vous entendez-vous entrain d’écouter ? Essayez, vous verrez, c’est une expérience intéressante…

Qui est-on vraiment ?

On se prend généralement pour sa personnalité :

On n’est peut-être pas ce qu’on croyait être…

En examinant de près la conscience qu’on a de soi, on constate qu’il y a deux plans de conscience en soi :

Et quel que soit l’endroit où on place le centre de gravité en soi-même, il y a conscience des deux :

Le développement personnel est souvent compris comme le développement de la personne. Mais c’est une erreur. En fait, le vrai développement personnel consisterait plutôt en la reconstruction de l’illusion de la personnalité pour s’établir dans l’être profond, lequel ne peut être que révélé et non pas développé.

Ce que l’on peut développer en revanche, c’est son âme, qui résulte de la friction entre le corps et l’esprit…

Eveil de la conscience non duelle

Cultiver ces deux plans de conscience est formidablement stimulant et apaisant. Un peu comme la lumière luit au fond du tunnel, un point fixe se témoigne, du sein même de l’expérience ordinaire du quotidien.

C’est très ordinaire, pas forcément spectaculaire, mais ô combien surprenant finalement d’en vivre l’expérience.

On ne s’en aperçoit pas forcément tout de suite, mais peu à peu, on est de plus en plus familier avec ces deux plans de conscience. Et le second, l’arrière plan est finalement de plus en plus présent. Sans rien retirer de l’engagement au premier plan, dans l’action de la vie de tous les jours. Au contraire même, la vie est vécue avec plus d’acuité, quand elle est vécue sur les deux plans superposés. Ou plutôt (parce qu’en fait il n’y a qu’un seul plan, ce n’est qu’une façon de parler, par souci de pédagogie en quelque sorte), l’attention semble être orientée dans deux directions simultanément : les objets et le sujet.

Développement de la conscience sujet/objet

Le développement de la conscience est un processus très ordinaire, qui peut prendre des formes très variées. Il s’actualise chez certains d’une manière brutale, spectaculaire, déstabilisante peut-être, tandis que chez d’autres il est discret mais tout aussi réel et profond.

La vie est intensité

La vie peut être intense et violente, mais ce n’est pas une raison pour s’y croire et prendre tout ça au sérieux. Dans la perspective qui se dégage de cette double expérience de la vie (je veux dire sur les deux plans simultanés), la vie est légère.

Elle est légère, quand on cesse de lui demander quoi que ce soit. Il suffit de l’accepter, d’accompagner le mouvement. Cela n’empêche pas de réfléchir, de ressentir des désirs, de les assouvir, de faire des choix, mais tout cela est vécu abec plus d’aisance et de fluidité, sans pesanteur. Sans attente, sans appréhension. On ne se cherche pas dans les choses, puisqu’on a déjà été “trouvé”.

Du coup, tout est plus libre. Ce qui se présente est toujours neuf à chaque instant, (malgré les réflexes d’avant, qui se manifestent encore, et voudraient reconnaître et répertorier, associer, étiqueter). Cet automatisme lui-même est vu aussi, et progressivement brûlé, éventé, dissout, désintégré, par le fait d’être vu (et accepté aussi)… Il reste la Présence, qui accueille ce qui est, d’une manière alerte et tranquille.

Avant plan et arrière plan de la conscience

Il existe deux positions en soi-même :

Dans la deuxième position, prenant appui à l’arrière plan de votre conscience, tout semble être à l’intérieur de vous. Vous voyez les choses avec à la fois, plus de recul et plus de « présence »

Comparaison des deux plans de conscience

Il n’est pas question de dire qu’une position est meilleure que l’autre. Car les deux niveaux de conscience sont complémentaires. Ils sont vécus simultanément lorsqu’on prend appui sur la deuxième position (qui, en quelque sorte : englobe et inclut la première)

Nous aimerions vous mettre sur la piste de cette manière sensorielle et sensitive de percevoir les situations depuis cette deuxième position.

L’émotion ressentie à l’avant plan de la conscience, au contact des évènements, est un appel de la vie pour nous ramener à elle (littéralement : pour nous ramener à la vie)… Tandis que nous nous tenions figés et partiellement désensibilisé, dans une attitude défensive, comme à côté du flux.

C’est comme quand le sang réinvestit un membre engourdi. Au début il y a des fourmillements, presque désagréables, parce qu’ils donnent la mesure de l’inertie précédente à travers la dynamique qui se réinstalle. Et puis quel plaisir, quand on retrouve les sensations dans le membre désengourdi.

C’est d’ailleurs une expérience d’écoute sensorielle très intéressante que de rester profondément attentif à ces sensations de la circulation sanguine, qui reprend ses droit dans un membre ankylosé.

En fait ce qui est vécu à l’avant plan nous ramène à l’arrière plan. Et s’installer de mieux en mieux à l’arrière plan permet de vivre avec encore plus d’appétit à l’avant plan.

Prendre contact avec votre prochain superviseur

Il paraît que c'est toujours "maintenant" le meilleur moment pour se mettre en chemin vers l'excellence ! Prenez donc contact par téléphone. En une demi-heure, nous verrons ensemble quelle valeur devrait créer pour vous un dispositif de supervision, pour vous aider à progresser dans votre art du coaching. Faire décoller votre business, créer votre prochain client, optimiser vos séances, la supervision va vous faire cranter en avant d'une manière significative.

Notre premier échange en mode supervision ?

Développement de la conscience en coaching

Depuis son mental, le client a une vision pointue (cônique), qui focalise sur le problème, tandis que depuis le centre de son être, le client (comme le coach) dispose d’une vision globale (plutôt sphérique) de la situation, incluant les solutions et les ressources pour la mettre en oeuvre..

développement de la conscience

Utilisant le reflet systémique, pour que le client change son regard (au sens propre : il doit passer de niveaux de conscience côniques à une conscience sphérique), le coach modélise le comportement cible que le client cherche à s’approprier, en changeant lui-même sa posture intérieure, et donc ses niveaux de conscience.

Des exemples pour comprendre

Voyons de quel glissement il s’agit, en prenant quelques exemples :

Voici encore un autre exemple de passage des niveaux de conscience cônique à la conscience sphérique :

Développement de la conscience élargie

Etant vous-même, bien centré, dans votre corps adoptant une posture de vigilance détendue, et accueillant intérieurement une attitude d’attention non dirigée, vous allez ressentir une « ouverture » et une disponibilité, comme la sensation d’une Présence qui écoute et qui vous inspire des réponses non personnelles (qui n’impliquent pas votre ego). Cette Présence n’est pas celle de quelqu’un d’autre, c’est tout simplement vous-même, mais un vous-même « élargi », qui n’est pas limité à votre personnage ordinaire.

Aussi paradoxal que cela puisse vous paraître si vous n’avez pas encore fait cette expérience : vous êtes totalement impliqué dans la situation, mais absolument pas d’une manière personnelle. Vous êtes là, présent, sans intention autre que celle d’accompagner, sans effort spécifique, sinon celui de rester attentif à cet état de disponibilité. Vous êtes en quelque sorte : à l’écoute de l’écoute elle-même !

Veillant simplement à ne pas vous laisser entraîner par des agitations intérieures, vous voyez des pensées se présenter. Vous les observez tranquillement de façon détachée, sans partir avec.

Coaching spontané

Dans ces niveaux de conscience, vous accueillez le client autrement que lorsque vous l’écoutez uniquement avec votre mental. Alors, vous serez peut-être surpris de constater une sorte de coaching spontané, comme si « cela » se mettait à coacher à travers vous, sans que vous ne fassiez d’effort.

Je précise, que décrit ainsi, on pourrait imaginer un coach en transe, les yeux dans le vide, grand expert de la méditation, versé dans les arts internes …  Il n’en est rien, c’est heureusement beaucoup plus accessible que ça : vous oscillez simplement entre les deux niveaux de conscience, vous êtes à la fois mentalement présent, et en même temps attentif d’une manière plus vaste et radiante, qu’avec la simple activité du mental ordinaire.

La joie de vivre

Le développement de la conscience est une chose tellement simple, que tout le monde peut dorénavant y accéder.

C’est probablement déjà le cas pour vous, puisque vous lisez cet article, même si vous ne vous en rendez peut-être pas encore compte. Alors vous faites peut-être des tas de trucs pour le développement de la conscience de soi, et/ou vous distraire (du yoga, de la méditation, des stages, vous lisez des livres, vous regardez des vidéos), tandis que la première chose à faire, c’est justement ne faire : rien.

Juste le temps que se dégage l’opportunité de constater ce que je vous raconte là, et qui se distille dans le quotidien, tandis que vous reprenez vos activités. Des choses sont alors faites. Mais pas spécialement pour le développement de la conscience, juste parce que c’est bon d’être en vie.

La fin des problèmes

Mais tout cela se passe, en quelque sorte sans problème : les problèmes n’en sont plus. Ce sont des choses à vivre. Les contrariétés et les frustrations font toujours partie de l’expérience ordinaire, mais elles sont accueillies depuis un espace plus vaste qu’elles, qui n’est pas affecté par elles.

Donc, on traverse les situations, sans être déstabilisé, même quand le corps souffre et qu’on est cloué au lit dans un hôpital. Certes la douleur n’est pas agréable, mais elle ne nous entame pas…Le développement de la conscience

Méditer serait la clé ?

Si on en croit les tenants de la non-dualité, méditer sans intention semble être la clé ultime de la méditation. Réfléchissons ensemble, librement (sans intention oserais-je dire ?), depuis l’expérience directe que chacun peut explorer pour soi-même.

Il semble qu’il y a deux aspects de soi :

L’assise silencieuse pour développer la sérénité intérieure

Quand, par exemple, on se dit “tiens si j’allais méditer un peu ?”, quand on ressent l’envie de s’asseoir un certain temps, dans une posture de détente alerte, une assise silencieuse (comme le zazen des japonais par exemple), il y a bien une intention. C’est l’intention de l’ego qui s’apprête à méditer. Donc depuis la perspective dualiste de l’ego, méditer sans intention, est un non-sens, une chose absurde. En effet, si on fait quelque chose, c’est toujours dans une intention, avec un objectif.

Développement de la conscience et non intention

Cette intention peut d’ailleurs prendre des formes diverses :

Voir même si on va plus loin dans l’intention de l’ego, il y a un autre niveau sous-jacent, moins “spirituel” et plus utilitaire :

… autant d’intentions de l’ego. C’est toujours des aventures de l’ego dont il s’agit (comme des aventures de Tintin) : l”ego va fair elles courses, l’ego se lève de bonne humeur, l’ego fait de la spiritualité…

Tarifs de supervision de coach

L’ego qui médite…

En effet, ce “je” qui a une intention, c’est l’ego, le personnage pour lequel on se prend la plupart du temps. Celui-là ne peut pas méditer, et encore moins méditer sans intention (ce qui est presque un pléonasme, en fait), car la méditation n’est pas un “faire”. Méditer est autant un état qu’un processus, mais ce n’est pas une action que l’ego peut décider, déclencher, réaliser. Il se trouve que celui qui médite, ce n’est pas l’ego, c’est l’autre aspect de soi… Celui qui médite, c”est le processus et l’état que je suis tout à la fois, la conscience qui se déploie naturellement (sans intervention de l’ego) quand les conditions sont réunies pour cela. Au mieux, on peut réunir les conditions propices à ce déploiement, à cette émergence, cette révélation, cet éveil spirituel...

Mais quand je médite, en quelque sorte une fois que j’y suis installé dans cette posture, dans cette attention alerte, dans cette non-action, dans cette disponibilité sans objet…, à ce moment là, “je” n’ai en effet plus tellement d’intention, l’ego est calmé parce qu’il est vu par la conscience que je suis. Cette conscience n’a pas d’intention spécifique, puisqu’elle est la totalité, l’unité qui voit la danse de la dualité sans en être affectée, car elle la contient…

Podcast sur la tranquillité intérieure

Comment cultiver la tranquillité intérieure en toutes circonstances ?

La tranquillité intérieure est notre nature fondamentale. C’est ce que nous sommes, en-dessous des agitations de surface.

Pourquoi faire des efforts ?

Avez-vous remarqué combien c’est énervant que quelqu’un vous dise « Ne t’énerve pas, calme toi… » ?

Il ne faut donc pas « essayer de se calmer » : cela ne fait que de nous agiter davantage.

Rester tranquille est notre nature fondamentale, il n’y a donc pas d’effort à faire pour rester tranquille.

Surtout, ne cherchez pas à vous détendre, en vous disant à vous-même de vous calmer, car cela risque fort de provoquer l’effet inverse.

En fait, il y a deux plans de conscience superposés à reconnaître en soi, pour apprécier le contraste entre les deux, et vivre la tranquillité intérieure de fond à travers les agitations de surface… :

Le jeu consiste à observer l’agitation depuis un espace de tranquillité intérieure

Comment cultiver la tranquillité intérieure ?

Il y a une seule chose à faire, si vous voulez être vous-même, et rester profondément tranquille, même si des pensées surviennent ou que des émotions violentes vous étreignent.

Dans ce podcast, je prends l’exemple toujours un peu impressionnant de quelqu’un qui se coupe le doigt avec un couteau et se met à saigner. C’est toujours un peu « violent » et potentiellement « émotionnant ».

Cultiver le calme et se faire confiance

Dans cet enregistrement, je prends l’exemple aussi de questions que l’on se pose parfois à propos de soi-même, et qui parfois sont intéressantes et parfois traduisent simplement une agitation mentale, un doute, un manque de confiance en soi.

Certaine personnes se posent sans cesse des questions sur elles-mêmes : Pourquoi est-ce que cela m’arrive ? Qu’est-ce que j’irais dû faire autrement ? Est-ce que j’ai raison de penser ceci ou cela ? Est-ce que ce n’est pas un tour que me joue mon mental ? Etc… Ces questions sont parfois utiles et pertinentes, amis parfois ces mêmes questions sont une agitation inutile, qui crée le problème plutôt qu’elle ne le règlent, et qu’il vaudrait mieux laisser de côté.

Mais comment faire, quand justement il y a ces questions, ces doutes, qui tournent en boucle dans la tête ?

Garder sa tranquillité intérieure

Bien sûr il existe des techniques pour se calmer, mais le mieux est de ne même pas chercher à se calmer et simplement écouter l’agitation, à la fois ses contenus et son processus, c’est-à-dire :

Pour s’installer dans la tranquillité intérieure, il suffit d’écouter très attentivement les agitations. Le simple fait d’écouter nous met déjà dans un état de calme.

C’est comme pour les pensées, le simple fait de vous rendre compte que vous étiez absent à rêvasser, est la preuve que vous êtes revenu et ne rêvassez plus.

Le simple fait de vous rendre compte que vous êtes en train de penser, fait qu’à cet instant vous êtes intensément présent et sans pensée : juste il y a la conscience, conscience calme et sans agitation, sans pensée en cet instant.

Le problème avec les démarches de développement personnel

Dans les démarches dites de « développement personnel », on se raconte qu’il faudrait faire des efforts sur soi pour progresser, alors qu’en fait, c’est tout l’inverse :

Ne pas confondre l’individualité et la personnalité !

Le développement personnel, par son titre même, contient un piège pour qui veut s’épanouir et progresser dans la vie, car l’expression même de développement personnel est plutôt maladroite :

Etre soi-même : une micro pratique

Pour être soi-même, il faut cesser d’être les autres, et de vouloir leur plaire, ou leur faire plaisir… On n’a pas besoin de ressembler aux autres pour être accepté, il est bien préférable d’être soi-même.

Nous verrons ici une micro pratique, donc quelque chose de très facile à mettre en place, pour être soi-même dès le matin avant même de se lever du lit, avant de revêtir la peau de la personnalité pour laquelle on se prend généralement.

Chaque soir, accepter de mourir

Vous savez, tous les soirs avant de s’endormir, on abandonne tout !

Pour vous endormir, vous acceptez même de quitter la plus belle des maîtresses, votre chat, vos lapins (si vous en avez), votre métier, toutes vos passions, et même vos chers soucis, vos ennuis : tout ! Et là, vous dormez, vous oubliez, vous perdez la conscience de veille.

Plus exactement, vous changez de plan de conscience pour passer en mode sommeil, laissant l’avant-plan de la conscience derrière vous.

Même les insomniaques lâchent enfin tout, quand ils parviennent enfin à sombrer dans le sommeil !

(D’ailleurs, quand on a du mal à s’endormir, c’est peut-être justement parfois parce qu’on a inconciemment peur de lâcher, peur de « mourir » symboliquement, en quittant l’état de veille.)

Une micro pratique pour être soi

Alors, avant de plonger dans le sommeil, dîtes-vous juste comme si vous alliez glisser sur un toboggan :

Cela vous aidera à vous lever du bon pied le lendemain.

Et justement, nous allons parler de votre réveil, avec une pratique qui va vous aider à ne pas retomber tout de suite dans votre fausse identité.

Chaque matin, s’éveiller pour de vrai !

Le matin au réveil, après avoir tout quitté pendant le sommeil, on retrouve immédiatement nos croyances de la veille, nos fausses identités, toutes nos sacrées “choses à faire aujourd’hui”. Et bien évidemment aussi : toutes les contrariétés associées, les peurs, les regrets, ainsi que les traits de caractère auxquels nous nous sommes peu à peu identifiés, etc…

Autrement dit, on n’est même pas encore sorti du lit qu’on a déjà repris le manteau de fumées, dont on s’affuble tout seul, parce qu’on a fini par croire qu’on n’était que cela.

Ce n’est qu’une habitude, mais tant que ce réflexe est en place, cette fausse identité se substitue à nous dès le réveil, ne laissant aucune place pour que l’être profond puisse s’exprimer, ne laissant que très peu de chances d’être soi-même. Tout cela n’est que répétition de mémoires. Des conditionnements.

Pourtant, à l’évidence, c’est d’hier, c’est du passé : c’est déjà mort !

Tandis qu’aujourd’hui, tout est neuf. Il faut donc se débarbouiller de ce fatras, sinon on peut bien aller doucher son corps, la conscience reste embarrassée de tout ces encombrements dépassés, très lourds à porter !

Rester ainsi coincé dans l’imposture de la personnalité, ne permet pas vraiment en effet d’être soi-même, simplement et pleinement.

Exercice pour être soi-même

Avant de vous lever, avant de penser à quoi que ce soit, voyez si vous pouvez simplement rester un instant sans identité, rester neutre en quelque sorte, dans la pure conscience, sous le voile mental qui se rajoute après.

Comment pouvez-vous demeurer simplement dans votre corps, appréciant les sensations corporelles, sans aucune intention de quelqu’ordre que ce soit ? Sans interprétation, sans jugement, sans commentaire. Juste des sensations et sans pensées ajoutées.

Il s’agit juste de vous maintenir dans le « maintenant », sans rien vous approprier, sans investir ce “moi” qui s’accapare l’instant présent, pour l’instrumentaliser.

Simplement, être avec le corps

Restez simplement là avec le corps, allongé dans son lit, à éprouver des sensations corporelles. Sans vous dire à vous-même que “vous” seriez en train d’éprouver des sensations.

Vous comprenez ? Juste “Etre”… sans ajouter d’histoire.

Si une préoccupation s’élève dans le champ de conscience, n’empêchez pas qu’elle s’élève, mais ne la suivez pas tout de suite.

Revenez aux sensations corporelles, sans mettre d’étiquettes dessus.

Enfin, après quelques secondes ou minutes de cette expérience pure, levez-vous, pour apprécier la sensation de la verticalité.

Et, avant d’aller à la salle de bains, demeurez encore quelques secondes debout ainsi, en fermant éventuellement les yeux. Restez ainsi à simplement respirer : laissez-vous être respiré. Sans vous croire être “quelqu’un” qui respire.

Ne faites rien. Jouissez de la quiétude, lorsqu’il n’y a encore personne à l’intérieur : sans personne pour dire « c’est moi qui suis », il y a juste l’être !

Là, il est possible enfin d’être soi-même, parce que l’ego ne prend pas encore toute la place, du fait des automatismes du mental qui ont été stoppés momentanément (voir à ce sujet : “un ego surdimensionné“)

Etre soi-même dans la journée

Ensuite, dans le reste de la journée, il vous sera beaucoup plus facile d’être pleinement vous-même. Parce que votre attention aura un autre point de repère que les mécanismes d’identification. Vous disposerez d’une référence d’être soi-même, pure conscience comme disent à juste titre les bouddhistes, avant l’ingérence des processus mentaux, qui déforment l’expérience pour créer une réalité transformée, avec un “moi” et sa cohorte de croyances, et de souffrances associées.

Magnifique journée.

Paul Devaux

Coach professionnel

Depuis 25 ans, Paul pratique le Coaching professionnel en entreprise, dans une approche systémique. Accrédité à la Société Française de Coaching en 2008, il est également formateur et superviseur de Coachs depuis 2010. Egalement fondateur d'une école de coaching (voir NRGY-trainig.fr).

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