Mathieu sort de l’entretien le sourire aux lèvres. Ça s’est bien passé, vraiment bien. La directrice des opérations a été claire sur ses besoins, l’équipe traverse une phase de transformation délicate, et lui, il a senti cette connexion, ce moment où le dialogue prend de l’épaisseur. En raccompagnant vers l’ascenseur, elle lui a même dit : « Envoyez-moi votre proposition, je suis curieuse de voir comment vous voyez les choses. »
De retour chez lui, Mathieu ouvre son ordinateur avec l’énergie de celui qui va créer quelque chose d’important. Il commence par poser les grandes lignes : diagnostic, objectifs, déroulé. Puis il affine. Puis il précise encore. Il imagine la première séance en détail, puis la deuxième. Il ajoute des variantes selon les scénarios possibles. Il décrit les outils, les postures, les transitions entre chaque séquence. Il veut que tout soit clair, que la cliente voie exactement ce qu’elle va obtenir.
Trois jours passent. Le document fait maintenant douze pages. Mathieu relit, modifie, déplace des paragraphes. À force de tourner autour, il commence à douter : est-ce trop directif ? Pas assez souple ? Et si cette approche ne correspondait finalement pas ? Il rajoute des options, des modalités alternatives. Quinze pages.
Quand il envoie enfin sa proposition, il est épuisé mais satisfait du travail accompli. Puis il attend. Une semaine. Deux semaines. Il relance poliment. Puis une seconde fois. Silence radio.
Pourquoi cela lui arrive-t-il ?
Mathieu est tombé dans plusieurs pièges simultanés :
Le décalage d’énergie : lors de la rencontre, il y avait du vivant, de l’échange, de la spontanéité. Sa proposition, elle, est devenue un objet figé, dense, qui demande un effort de lecture considérable. L’énergie n’est plus la même.
La sur-spécification anxieuse : en voulant tout prévoir, tout décrire, il a transformé une proposition en mode d’emploi. Paradoxalement, cela peut faire peur ou donner l’impression d’une rigidité, alors qu’en coaching d’équipe, la souplesse est essentielle. La cliente cherchait peut-être un partenaire de route, elle reçoit un plan d’architecte.
La perte du fil relationnel : entre l’entretien et l’envoi, trop de temps s’est écoulé. Le lien s’est refroidi. La cliente a continué sa vie, d’autres priorités ont émergé, et cette proposition arrive comme un paquet postal qu’on ne se rappelle plus avoir commandé.
L’absence de dialogue dans le processus : Mathieu a travaillé seul, dans sa tête, sans garder le contact. Il aurait pu envoyer un premier jet léger sous 48h, proposer un échange téléphonique pour affiner ensemble, co-construire plutôt que livrer un produit fini.
Comment éviter cela ?
- Répondre vite, même avec quelque chose de simple et vivant
- Garder le lien chaud par un message intermédiaire
- Proposer une offre aérée, qui ouvre la conversation plutôt qu’elle ne la ferme
- Distinguer ce qui doit être écrit maintenant de ce qui sera co-construit avec le client
- Se faire accompagner pour sortir de sa propre boucle mentale
Offre de supervision commerciale
Affûter son geste commercial
Supervision pour coachs et consultants qui veulent transformer leur relation à la vente
Vous savez faire votre métier. Mais entre un bon contact client et un contrat signé, quelque chose se perd parfois. Vous vous épuisez sur des propositions qui ne débouchent pas, vous hésitez sur votre positionnement, vous doutez de votre légitimité tarifaire, vous perdez le fil de la relation commerciale.
Ce que je propose :
Des sessions de supervision commerciale individuelle ou en petit groupe, où nous travaillons sur vos situations réelles :
- Avant l’entretien : préparer votre posture, clarifier votre intention, identifier ce qui compte vraiment dans cette relation
- Après la rencontre : débriefer à chaud, repérer ce qui s’est joué, décider de la suite sans sur-analyser
- Sur vos propositions : challenger votre offre ensemble avant envoi, alléger ce qui doit l’être, renforcer l’essentiel
- Dans le suivi : trouver le juste rythme de relance, gérer les silences, rebondir avec fluidité
Mon approche :
Je m’appuie sur mon expérience de coach de dirigeants pour vous aider à sortir de votre tête et retrouver la justesse du geste commercial. Comme dans une pratique corporelle, il s’agit de trouver l’équilibre entre structure et souplesse, engagement et détachement, générosité et fermeté.
Ensemble, nous affinons votre style commercial, celui qui vous ressemble et qui fait que les bons clients vous choisissent naturellement.
Format :
Sessions de 1h30, en visio ou présentiel
Formule au cas par cas ou abonnement mensuel
Pour qui :
Coachs, consultants, formateurs en phase de développement qui veulent gagner en fluidité commerciale sans se trahir.
Contactez-moi pour échanger sur votre situation et voir comment je peux vous accompagner.
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